par Michel Grimard, Président du ROUE

Quel aveuglement frappe les EuropĂ©ens pour ne pas percevoir que l’Europe rĂ©gresse, pillĂ©e par l’appĂ©tit conquĂ©rant des grandes puissances, qui ne fait que grandir, au mĂȘme rythme que l’Europe dĂ©cline. Mais quel pays de l’Union europĂ©enne peut prĂ©tendre Ă  lui seul, tenir tĂȘte Ă  ces gĂ©ants ?EuropePour endiguer ce dĂ©pĂ©rissement et rĂ©pondre aux dĂ©fis de ces nations continents, l’Europe doit ĂȘtre unie et souveraine. Au-delĂ  de l’humanisme dont elle est porteuse, l’Union doit ĂȘtre la structure unitaire d’un continent, qui veut exister comme puissance du monde.

Aujourd’hui la voix de l’Europe est souvent inaudible. Elle ne porte guĂšre sur la scĂšne internationale, notamment au Proche-Orient. Son absence des discussions concernant le rĂšglement du conflit israĂ©lo-palestinien l’illustre.

Refusons l’outrecuidance d’un Mike Pence, dictant aux EuropĂ©ens leur conduite.

Fortifions l’Euro pour Ă©chapper Ă  la suprĂ©matie du dollar, qui nous impose de subir les nĂ©fastes effets de la gigantesque dette des États-Unis. C’est au moment oĂč l’Europe doit se renforcer, pour rĂ©pondre aux nouvelles compĂ©titions techniques et Ă  l’inversement des rapports de force mondiaux, que les nationalistes veulent l’affaiblir.

Pourtant, seule son unitĂ© lui Ă©vitera d’ĂȘtre engloutie, avec ce qu’elle a apportĂ© d’essentiel, aprĂšs la IIe Guerre mondiale, la paix un bien absolu.

Notre facteur d’unitĂ© s’incarne dans les racines de l’Europe. Elles se retrouvent dans un mĂȘme espace gĂ©ographique et se puisent dans son histoire, sa culture, sa religion et ses peuples.

L’Europe apparaĂźt dĂ©jĂ , certes en devenir, dĂšs le premier millĂ©naire. L’origine des langues, comme celle des religions est commune aux peuples europĂ©ens, Ă  quelques exceptions prĂšs. Qu’elles soient, pour les premiĂšres, grecque, latine, celte, germanique ou slave, leur tronc commun est indo-europĂ©en.

Qu’elles soient, pour les secondes, catholique, orthodoxe ou protestante, leur tronc commun est le christianisme. Ce sont ces critĂšres, historiques, gĂ©ographiques, religieux, culturels et linguistiques, qui fondent l’Europe, mĂȘme si les trois derniĂšres rĂ©fĂ©rences se retrouvent, mais pas simultanĂ©ment, au-delĂ  des contours de cette Europe. Il convient de ne pas avoir peur de nos racines chrĂ©tiennes facteur essentiel de notre unitĂ©.

La chrĂ©tientĂ© a Ă©tĂ© le principal creuset du sentiment europĂ©en. En unissant culturellement la majoritĂ© des peuples europĂ©ens, elle a favorisĂ© l’ancrage d’une communautĂ© de pensĂ©e. MalgrĂ© les courants qui traverseront la chrĂ©tientĂ©, au cours des siĂšcles, elle ne cessera pas d’ĂȘtre la rĂ©fĂ©rence de ce sentiment europĂ©en.

La RĂ©volution française n’est pas en reste, dans l’édification de ce sentiment europĂ©en. Son idĂ©al dĂ©mocratique et ses idĂ©es de libertĂ©, d’égalitĂ© et de fraternitĂ© – filles des LumiĂšres et qui seront testĂ©es lors de la crĂ©ation des États-Unis – qu’elle rĂ©pand sur l’Europe, vont profondĂ©ment influencer l’évolution du continent. La prise en compte de ces valeurs sera une Ă©tape particuliĂšrement marquante, pour l’affirmation du sentiment europĂ©en.

Chaque civilisation s’appuie sur un socle de valeurs qui la dĂ©finit. L’Europe doit ĂȘtre sans complexe pour revendiquer les siennes et asseoir sur elles sont identitĂ©. Le temps est venu qu’elle prenne conscience de sa rĂ©alitĂ© et s’affirme sans gĂȘne, mais sans caractĂšre impĂ©rialiste.

Si ses valeurs la conduisent Ă  ĂȘtre naturellement gĂ©nĂ©reuse, elle doit malgrĂ© tout regarder aussi avec luciditĂ©, le monde tel qu’il est et se garder de toute utopie ou naĂŻvetĂ©. L’Europe des idĂ©aux doit se protĂ©ger, pour qu’ils continuent d’exister.

C’est un devoir pour l’Europe d’assurer sa protection, en pratiquant une politique internationale qui tienne compte des rĂ©alitĂ©s, sans pour autant abdiquer tout principe. Elle ne devra plus ĂȘtre celle que l’on sollicite, financiĂšrement et humainement, sans qu’elle puisse exercer un droit de regard, sur les actions dans lesquelles on l’engage.

L’Union europĂ©enne n’a malheureusement pas su rĂ©pondre, aux changements extĂ©rieurs et aux aspirations intĂ©rieures, de ses citoyens.

Au besoin de protection, naturelle, dans le cadre de ses frontiĂšres, les EuropĂ©ens aspirent Ă  l’équitĂ© des rapports entre les pays qui constituent l’Union. Les dĂ©sĂ©quilibres engendrĂ©s par ce manquement sont sources de frustrations et dressent les pays les uns contre les autres. Les rĂ©formes touchant la fiscalitĂ©, la concurrence, la protection sociale, notamment, doivent s’accĂ©lĂ©rer. La justice doit irriguer toutes les dĂ©cisions si l’on veut construire, solidairement, l’Europe. Il va Ă©galement de soi, que les structures qui gouvernent l’Europe, doivent se dĂ©mocratiser.

D’oĂč le nĂ©cessaire renforcement du rĂŽle du parlement europĂ©en, relais majeur vers les citoyens, afin qu’ils se sentent associĂ©s aux dĂ©cisions. Il est le pilier indispensable Ă  l’expression dĂ©mocratique, sans laquelle l’Europe ne peut se construire. Cessons l’élargissement de l’Union europĂ©enne, considĂ©rĂ© comme un affermissement, alors qu’il n’est qu’illusion, car simple substitut Ă  nos faiblesses. La boulimie de l’Union europĂ©enne, qui ne cesse d’ingĂ©rer, sans attendre de digĂ©rer, n’est pas la solution.

Projeter une vue prospective sur l’avenir de l’Union europĂ©enne s’avĂšre nĂ©cessaire, tant les incertitudes et les hĂ©sitations demeurent nombreuses.

À la cadence des petits pas, peut-ĂȘtre utile Ă  une Ă©poque, doit succĂ©der un rythme qui colle aux changements rapides qui s’opĂšrent dans le monde. L’Union ne peut plus maintenir des structures paralysantes.

S’il faut rĂ©viser les traitĂ©s pour parvenir Ă  ces changements, n’hĂ©sitons pas. Il est urgent de rassembler ceux qui ont foi dans l’Europe, qui aspirent sincĂšrement Ă  son unitĂ©, sa souverainetĂ©, son indĂ©pendance.

Dans ce cadre, l’indĂ©pendance est souverainetĂ©. Un noyau dur permettant de souder les tenants de cette Europe devient nĂ©cessaire. Pour autant il ne doit pas exclure, Ă  terme, les pays, aujourd’hui timorĂ©s, qui freinent la construction de l’Union.

Des liens devront ĂȘtre maintenus, facilitant leur admission, quand ils seront arrivĂ©s Ă  la maturitĂ© de cette volontĂ© intĂ©grationniste. Car pour assurer tous les objectifs que l’on assigne Ă  l’Union europĂ©enne, protection de ses citoyens, de son Ă©conomie, de son intĂ©gritĂ©, de ses dĂ©couvertes, il faut qu’elle dispose des structures qui lui permettent de les assumer, donc des pouvoirs rĂ©galiens, qui lui sont indispensables.

La France et l’Allemagne, qui ont permis des avancĂ©es importantes dans la construction europĂ©enne, peuvent ĂȘtre, avec d’autres membres de l’Union europĂ©enne qui partagent la mĂȘme espĂ©rance, les acteurs de cette renaissance.

Les exemples foisonnent pour illustrer les difficultĂ©s que l’Union europĂ©enne rencontre dans sa direction actuelle. Notamment, le manque de rĂ©activitĂ© face Ă  l’urgence. Tout rĂ©cemment, le naufrage de la fusion Alsthom-Siemens, incompatible avec les rĂšgles de la concurrence intra-europĂ©enne, est catastrophique pour l’industrie ferroviaire europĂ©enne.

Dans ce domaine comme auparavant dans celui des panneaux solaires, l’Union est dĂ©faillante. Le changement des rĂšgles de la concurrence s’impose, afin d’éviter de subir de nouveaux avatars.

L’industrie europĂ©enne a besoin de s’extraire de ce carcan, pour acquĂ©rir la taille que requiĂšrent aujourd’hui les nouvelles compĂ©titivitĂ©s. De mĂȘme, la recherche n’est pas Ă  la hauteur des possibilitĂ©s qu’offre notre continent, alors qu’apparaissent, hors de notre champ de dĂ©couverte, de nouveaux systĂšmes cruciaux pour maĂźtriser les technologies du futur. Il convient Ă©galement de renforcer la zone euro, afin d’affirmer, face au dollar, notre prĂ©sence dans les Ă©changes internationaux. À travers ce qui prĂ©cĂšde apparaĂźt l’impĂ©rieuse nĂ©cessitĂ© d’un nouveau pilotage.

Ne laissons pas se dĂ©sagrĂ©ger l’Union europĂ©enne, au plus grand profit de ceux qui la redoutent, sachant qu’unie, elle se hissera au premier plan des puissances mondiales. L’hĂ©gĂ©monie des grands pays dans la conduite du monde sera brisĂ©e, les intĂ©rĂȘts de notre continent prĂ©servĂ©s.

C’est en demeurant dans une Europe qui Ɠuvre pour sa souverainetĂ©, que les pays europĂ©ens la conserveront. Autrement, ils ne seront que les supplĂ©tifs de grandes puissances qui les utiliseront, aux bĂ©nĂ©fices de leurs seuls intĂ©rĂȘts.

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