Être sioniste, est-ce se dĂ©terminer en fonction des Juifs quand on n’est pas Juif ? Il se trouve que la question juive, qui ne concerne qu’un des plus petits peuples au monde, est au centre de toutes les attentions.

Plan de partition de la Palestine en 1947.

Plan de partition de la Palestine en 1947.

Un des plus petits pays au monde fait l’objet de la Une quotidienne de tous les mĂ©dias. Cette prĂ©occupation mobilise nos sociĂ©tĂ©s depuis toujours. Peut-ĂȘtre est-ce ce paramĂštre qu’il convient de regarder.

Le judaĂŻsme date de 4 000 ans. Il y a sur ce point un premier malentendu car le judaĂŻsme n’est pas une religion. Le judaĂŻsme est une identitĂ©.

La Bible rapporte que durant des siùcles, Dieu s’adressa à Abraham et à ses descendants avec un unique message : Je vous donnerai une terre et vous serez une nation.

À aucun moment, durant les siĂšcles qui sĂ©parent la genĂšse du peuple juif, de son entrĂ©e sur la terre qui lui avait Ă©tĂ© donnĂ©e par un pacte, il n’est question de religion. Il ne s’agit que d’une terre et d’une nation. Lors, Ă  aucun moment, une loi divine n’établit ce qu’il faut faire et ce qu’il ne faut pas faire.

Ce n’est donc qu’à l’instant d’entrer sur cette terre que la loi, la Torah, est donnĂ©e. Elle n’est pas donnĂ©e Ă  des individus. Elle aurait, sinon, Ă©tĂ© donnĂ©e depuis longtemps puisque la Bible indique que les Patriarches ont Ă©tĂ© les plus mĂ©ritants des hommes. Elle n’est pas plus donnĂ©e aux tribus alors que leurs chefs portent tous les attributs constituants de la Torah, Joseph et Juda en tĂȘte.

La Torah est donnĂ©e Ă  un peuple qui devient une nation, c’est la Loi guidant la nation. La question est des plus actuelles car l’individu juif, par le sionisme, n’est vĂ©ritablement juif que lorsqu’il est sur sa terre. Il s’appelle, alors, IsraĂ«l. Le juif qui est en exil, qui n’est pas sur sa terre, est vidĂ© de son essence.

Le judaĂŻsme n’est pas une religion. Le judaĂŻsme est une identitĂ©. La religion, ce qui relie les membres d’une nation, Ă©tymologiquement et les mots ont un sens, vient la conforter. Tout le sens de la Torah est de justifier le principe fondamental que nous venons de voir, de maniĂšre rituelle, c’est-Ă -dire principalement symbolique, et de maniĂšre explicative. Ainsi, le juif, Jacob, devient IsraĂ«l, la nation, quand l’ange, Ă©manation de l’Occident dans le JudaĂŻsme, le bĂ©nit. Le texte prĂ©cise qu’il ne bĂ©nit pas Jacob. Il bĂ©nit IsraĂ«l, le nom que prendra Jacob quand il sera une nation.

Restons un court instant sur la Bible pour spĂ©cifier que le modĂšle est systĂ©matique. Le premier homme connectĂ© Ă  Dieu, Adam, est un corps. Ce n’est qu’une fois ce corps constituĂ©, que Dieu lui insuffle une Ăąme qui alors devient vivante. Il en est de mĂȘme pour IsraĂ«l qui doit exister sur sa terre pour devenir une nation. C’est trĂšs exactement la production de cette image que vient de rĂ©aliser Donald Trump en inaugurant l’ambassade amĂ©ricaine Ă  JĂ©rusalem.

Le modĂšle juif est unique. La religion, la culture, sont pour lui consĂ©cutives de l’identitĂ©. Pour toute autre nation, ce sont la culture ou la religion qui construisent l’identitĂ©.

Mais pour s’arrĂȘter Ă  la seule religion, un ChrĂ©tien peut aussi bien ĂȘtre français, que chinois ou syrien. Quelle est vĂ©ritablement l’identitĂ© de ces gens ?

La mĂ©canique identitaire juive est le modĂšle que doit prendre tout nationalisme. D’ailleurs, Johann Fichte, le pĂšre conceptuel du nationalisme europĂ©en ne s’y est pas trompĂ© en prenant le repĂšre selon le prophĂšte EzĂ©chiel, qui construit la vie Ă  partir des squelettes pour y façonner la chair. Il termine en insufflant la vie. Le support permet Ă  l’idĂ©ologie d’exister. Sans lui, l’idĂ©ologie est mort-nĂ©e.

Le nationalisme occidental est un Ă©chec. Il l’est parce que l’identitĂ© fondamentale des peuples europĂ©ens est falsifiĂ©e, erronĂ©e, corrompue.

Pour paraphraser Fichte, nous sommes Ă  la croisĂ©e des chemins. Voulez-vous que notre gĂ©nĂ©ration marque l’histoire comme Ă©tant celle qui a fait mourir ses enfants ? Ceux qui se prĂ©tendent nationalistes sont animĂ©s d’autosatisfaction. Mais que sont-ils ? À quoi rime l’antisionisme ambiant ? À justifier d’un complot universel juif qui conspirerait contre les nations ? Le discours est le mĂȘme que celui des pays qui ne sortent pas du sous-dĂ©veloppement et en rendent responsable l’Occident, vampire aux doigts et nez crochus. Que ceux-lĂ  commencent Ă  se prendre en charge comme nous devons nous prendre en charge, Ă  l’instar du peuple juif. Soyons grands par nous-mĂȘmes.

« Cette élite, vous devez la devenir si vous voulez la rester ! », suggérait le compositeur et théoricien de la musique autrichien Hanns Eisler.

Le sionisme est la seule idĂ©ologie qui se bat contre l’universalisme. C’est trĂšs simple. Pour ne pas disparaĂźtre, quel camp choisissez-vous ?

Pour signifier clairement et simplement l’erreur de l’antisionisme de l’Occident, lorsque apparaĂźt un chef qui dĂ©fend sa nation, il est l’ami d’IsraĂ«l. Nous voyons le PrĂ©sident Poutine convier Netanyahou aux cĂ©rĂ©monies du 9 mai en invitĂ© d’honneur. L’acte le plus significatif du PrĂ©sident Trump est de transfĂ©rer l’Ambassade US Ă  JĂ©rusalem.

Le patriote, le nationaliste qui est antisioniste participe à l’universalisme et devient traütre à son peuple.

***

Pour en savoir plus sur le sionisme, lire L’État juif de Theodor Herzl : « Essai d’une solution de la question juive. La publication du livre en 1896 entraĂźne simultanĂ©ment une vive opposition dans le judaĂŻsme officiel et chez les rabbins d’Europe occidentale, ainsi qu’un engouement et une reconnaissance importante parmi les Juifs d’Europe orientale »(Editions DĂ©terna, 96 pages, 18 euros). Pour commander ce livre, cliquez ici.

L'État juif (Editions DĂ©terna).

L’État juif (Editions DĂ©terna).

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