Jean-François Touzé a contribué à l’enquĂȘte du site SynthĂšse nationale sur l’« aprĂšs crise ».

Aller au-dela du Mondialisme

En ces temps sombres oĂč seule la petite lumiĂšre de l’espĂ©rance consent Ă  nous ĂȘtre un fanal, grande est la tentation de croire Ă  une automatique inĂ©luctabilitĂ© transformatrice du « jour d’aprĂšs ».

On se souviendra donc avec profit du sage conseil de Pythagore : « N’entretiens pas d’espoirs qui ne peuvent ĂȘtre espĂ©rĂ©s. »

Tout indique, en effet, que, sans un absolu bouleversement politique qui ne peut ĂȘtre que le fruit de combats militants renforcĂ©s, le monde post  Covid-19 qui, au demeurant, sera nĂ©cessairement celui de l’avant prochaine crise quelle qu’en soit la nature, ressemblera fraternellement Ă  celui d’avant.

En pire !

Jamais, en effet, le SystĂšme ne se rĂ©formera de lui-mĂȘme, sinon il ne serait pas le SystĂšme, absolutiste et cupide. Globalisation des Ă©changes, financiarisation de l’économie, dĂ©sindustrialisation et dĂ©localisations, soumission Ă  l’ordre mondial Ă©toilĂ©, flux migratoires massifs, totalitarisme idĂ©ologique des droits de l’homme et de la planĂšte continueront d’ĂȘtre pour l’Occident une tunique de Nessus dĂ©vorante. La Chine demeurera l’atelier du monde et, forte de son Ă©conomie d’État comme de la dictature qu’y pratique le parti communiste, exercera sur le monde, par le chantage industriel et financier mais aussi par le dĂ©veloppement de ses capacitĂ©s militaires, une pression accrue et majeure tandis que l’Europe foudroyĂ©e par la crise sanitaire et Ă©conomique attendra des États-Unis aide et assistance, serrant ainsi elle-mĂȘme un peu plus les entraves qui l’emprisonnent depuis le traitĂ© de Versailles, puis la dĂ©ferlante amĂ©ricaine de 1945.

Trop heureux de leur trĂšs relative « libĂ©ration », les Français, quant Ă  eux, s’empresseront dĂšs la fin du confinement et au rythme des autorisations progressives que voudra bien, dans sa gĂ©nĂ©rositĂ© crĂ©atrice, leur accorder le pouvoir, d’oublier leurs angoisses et de mettre de cĂŽtĂ© leur rancƓur. Il en fut ainsi au lendemain de toutes les Ă©pidĂ©mies que connut notre pays. Comme l’a subtilement montrĂ© l’historienne mĂ©diĂ©viste Claude Gauvard, la grande peste noire du quatorziĂšme siĂšcle n’eut d’autre consĂ©quence que le renforcement du pouvoir central. Les deux Ă©pidĂ©mies de cholĂ©ra de 1832 et 1844 dĂ©bouchĂšrent, quant Ă  elles, sur l’empire bourgeois et consumĂ©riste de NapolĂ©on III, et la terrible  grippe chinoise faussement nommĂ©e espagnole de 1918 et 1919, fut suivie des annĂ©es folles vitrine jouisseuse de la RĂ©publique de l’affairisme et de la trahison nationale.

Pour la France, tout sera donc « comme avant ». En pire, écrivais-je.

Pire car le rĂ©gime ayant pris l’habitude du contrĂŽle des populations et constatant les avantages d’une telle emprise, y renoncera d’autant moins qu’il a pu constater combien docilement la population de souche en acceptait les contraintes et la logique.

Pire car l’affreuse rĂ©cession dans laquelle nous allons entrer plongera notre pays dans les affres d’une crise sociale dont il nous faut commencer Ă  envisager les terribles consĂ©quences : faillites d’entreprises, chĂŽmage exponentiel, taxes nouvelles, durĂ©e du travail Ă©tendu, effondrement du pouvoir d’achat, recours massif aux  soupes populaires, exploitation syndicale de la misĂšre.

Trois scénarios sont alors possibles.

Le premier est, nous l’avons dit, celui d’une pĂ©rennisation du SystĂšme qui, dĂšs lors qu’auront Ă©tĂ© enterrĂ©es les diffĂ©rentes enquĂȘtes et commissions parlementaires sur la gestion gouvernementale de la crise, initiĂ©es «pour la forme » par groupes politiques d’opposition et associations professionnelles ou sociĂ©tales, saura trouver, en lui-mĂȘme, les moyens de sa survie, quitte Ă  opĂ©rer quelques amĂ©nagements de façade ou Ă  permettre en son sein quelque alternance cosmĂ©tique.

Le deuxiĂšme est celui d’une prise en main par l’extrĂȘme gauche des revendications sociales menant Ă  une situation insurrectionnelle que la poudriĂšre des citĂ©s viendra trĂšs vite attiser.

Le troisiĂšme est celui de la rĂ©volution nationale, seule voie pour fonder un État fort, dominant dans ses devoirs rĂ©galiens, puissamment identitaire mais fĂ©dĂ©ratif des spĂ©cificitĂ©s provinciales, capable, par une direction politique et Ă©conomique affirmĂ©e de refuser les situations de fait crĂ©Ă©es par la finance internationale et le mondialisme, intransigeant dans sa vision d’indĂ©pendance et sa volontĂ© de retrouver sa place militaire et diplomatique,  mais susceptible d’Ɠuvrer Ă  une union nouvelle  des nations d’Europe.

La réalité de ce scénario ne dépend que de nous. Le peuple ne suivra que si une avant-garde politiquement déterminée le précÚde.

Le jour d’aprĂšs doit donc aussi ĂȘtre le jour de l’aprĂšs dĂ©couragement et de l’aprĂšs renoncement qui, ces derniĂšres annĂ©es, ont endormi les Ă©nergies nationales et Ă©carter tant de nos camarades de la lutte. Sortons de notre rĂ©signation et de notre torpeur. Et entreprenons !

J’évoquais Pythagore au commencement de mon propos ; qu’il me soit permis pour le conclure de citer Virgile : « L’espoir, il ne faut le placer qu’en nous-mĂȘmes. »

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