Contribution de Georges Feltin-Tracol à l’enquĂȘte du site SynthĂšse nationale sur l’« aprĂšs crise ».

Co-fondateur et rĂ©dacteur en chef du site Europe Maxima, rĂ©dacteur Ă  SynthĂšse nationale et Ă  EuroLibertĂ©s, chroniqueur hebdomadaire du « Village planĂ©taire » sur la web-radio de TVLibertĂ©s, auteur de plusieurs essais de gĂ©opolitique et d’histoire des idĂ©es dont Pour la TroisiĂšme Voie solidariste (Bouquins de SynthĂšse nationale), Georges Feltin-Tracol vient de diriger un travail collectif Ă  paraĂźtre, une fois le confinement fini, chez le mĂȘme Ă©diteur, RĂ©flexions pour un nouveau corporatisme.

Aller au-dela du Mondialisme

L’idĂ©ologie mondialiste peut-elle vraiment dĂ©tester le coronavirus ? Quelle Ă©trange question : un ensemble d’idĂ©es, de concepts et de thĂ©ories qui supposent une unitĂ© du genre humain n’éprouve aucun sentiment pour une souche virale et rĂ©ciproquement. Et pourtant ! Avec le rĂ©tablissement des frontiĂšres, y compris intra-rĂ©gionales, l’assignation Ă  rĂ©sidence pour tous, l’insistance Ă  respecter la « distanciation sociale », la valorisation des « gestes-barriĂšres » qui auraient pu aussi s’appeler « gestes-frontiĂšres », la volontĂ© manifeste de « fliquer » malades et porteurs asymptomatiques ainsi que la petite musique lancinante en faveur de la « renationalisation » et de la « relocalisation » des Ă©conomies, il serait facile d’imaginer que le cosmopolitisme vient de subir une lourde dĂ©faite.

Se souvenant peut-ĂȘtre de son engagement chevĂšnementiste en 2002 et des Ă©crits d’Emmanuel Mounier, le fondateur de la revue Esprit dont il fut l’un des contributeurs rĂ©guliers, Emmanuel Macron en appelle Ă  une souverainetĂ© française et europĂ©enne. Il comprend que le projet supposĂ© europĂ©en vit un instant crucial : soit il franchit l’obstacle et tend vers une plus grande intĂ©gration (oui, mais laquelle ?), soit il capote, Ă©clate ou reste un ensemble imparfait branlant, inaudible et inconsistant. Le covid-19 a dĂ©jĂ  abattu le critĂšre maastrichtien des 3 % et montrĂ© l’impĂ©ritie des instances soi-disant europĂ©ennes juste bonnes Ă  bavasser.

Emmanuel Mounier.

Emmanuel Mounier.

L’aide financiĂšre, directe ou non, aux membres les plus touchĂ©s par l’épidĂ©mie (Italie, Espagne, GrĂšce) suscite la rĂ©serve d’États « austĂ©ritaires » tels que les États baltes, la Finlande et les Pays-Bas. Cette absence de compassion agace l’Italie qui, longtemps passionnĂ©ment europĂ©enne, voit grossir le camp de l’« Italixit ». L’Union dite europĂ©enne rĂ©pond mollement aux enjeux actuels tandis que les « rĂ©prouvĂ©s » de l’Occident international (Russie, Chine, Cuba) n’hĂ©sitent pas Ă  envoyer en Lombardie et en VĂ©nĂ©tie du personnel et du matĂ©riel mĂ©dical


La pandĂ©mie de coronavirus marquerait-elle le retour tonitruant des États et des nations ? Au quotidien s’esquisse dĂšs Ă  prĂ©sent une distinction entre « eux » et « nous » ? Fini le « vivre ensemble » quasi-partouzard, attitude maintenant dangereuse, car contagieuse ! Depuis 2010, il est interdit de dissimuler le visage dans l’espace public. Sera-ce toujours le cas avec l’injonction officielle de porter un masque dans les transports en commun, dans les magasins, voire dans les rues ? L’école de la RĂ©publique va-t-elle continuer Ă  exclure les musulmanes voilĂ©es alors que leurs camarades et leurs professeurs seront eux masquĂ©s ? Le RĂ©gime atteint ses limites et rĂ©vĂšle ici d’insolubles contradictions.

Il faut s’en rĂ©jouir tout en gardant la tĂȘte froide. En 2008, au pire moment de la crise financiĂšre, les politiciens clamaient, la main sur le cƓur, que rien ne serait plus comme avant. La vaste blague ! Une fois la pandĂ©mie de coronavirus passĂ©e, tout reviendra comme avant
 en pire : la transparence impĂ©rative et le traçage permanent exigĂ©s par la « sĂ»retĂ© sanitaire » faciliteront la mise au pas, rapide et indolore, des peuples rĂ©calcitrants.

Pis, le mondialisme profite des circonstances pour s’adapter au nouveau contexte et poursuivre son travail subversif. Jacques Attali n’a-t-il pas prĂ©venu qu’il ne fallait surtout pas laisser la nation aux seuls nationalistes et autres populistes ? On assiste donc au retour de la nation. Mais de quelle vision nationale exactement ? Le remarquable « essai historique sur l’idĂ©e de patrie en France » de Jean de Viguerie, Les deux patries (Éditions Dominique Martin Morin, 1998), dĂ©taille les deux principales acceptions.

Pour Jacques Attali et certains souverainistes europhobes carabinĂ©s, la nation n’est qu’une collectivitĂ© contractuelle d’individus fondĂ©e sur la loi et le droit. Cette conception venue du « siĂšcle des LumiĂšres » alimente les Ă©lucubrations du philosophe allemand JĂŒrgen Habermas sur le « patriotisme constitutionnel ». Mourir au combat pour la Loi fondamentale allemande de 1949 ou pour la DĂ©claration des droits de l’homme serait-il plus lĂ©gitime que le sacrifice pour sa communautĂ© politico-historique-ethno-populaire ?

Loin de favoriser le moindre effondrement gĂ©nĂ©ral, la crise du covid-19 renforce au contraire le globalisme. Devinant les signes avant-coureurs d’un dĂ©sastre Ă©conomique et social supĂ©rieur Ă  celui de 1929, l’hyper-classe s’approprie l’idĂ©e nationale et la pervertit en un « national-mondialisme » qui, dans le cadre français, renoue avec la matrice originelle, philosophique, individualiste, subversive et rĂ©ductionniste de la nation appliquĂ©e entre 1789 et 1799 et sous la IIIe RĂ©publique laĂŻcarde.

Le petit gars de l’ÉlysĂ©e ne s’y trompe pas quand il utilise un vocabulaire volontiers belliqueux. Quant Ă  sa majoritĂ©, elle en appelle Ă  l’« union nationale » comme si des hordes de coronavirus campaient devant les portes de Paris, de Lyon, de Marseille, de Bordeaux, de Mulhouse, de Brest, de Lille ou de Perpignan. Jamais en manque de sottises, le grand patronat estime pour sa part que l’« effort de guerre » nĂ©cessiterait une rĂ©duction des RTT, une diminution des congĂ©s payĂ©s, la suppression de quelques jours fĂ©riĂ©s, voire la remise en cause du repos dominical, parce que la production et la productivitĂ© doivent repartir au plus vite. Toute cette logorrhĂ©e serait risible si la situation n’était pas si dramatique.

Les proclamations martiales, « patriotiques » et « nationales » du gouvernement ne duperont que les naĂŻfs. Changeons tout dans les discours pour que rien ne change dans les faits. L’immigration de peuplement allogĂšne se poursuit Ă  l’heure mĂȘme oĂč les honnĂȘtes gens ne se dĂ©placent qu’avec des Ausweis dĂ»ment remplis. L’antienne Ă©culĂ©e Ă  l’« unitĂ© nationale » ne doit pas anesthĂ©sier, ni Ă©teindre les prochains foyers de la contestation politico-sociale.

Refuser tout rĂ©flexe « patriotique » est en soi un acte plus hĂ©roĂŻque que de se rallier, mĂȘme pour un bref moment, Ă  « DJ Manu » et Ă  sa bande de bras cassĂ©s. Le monde post-covid-19 ressemblera encore beaucoup trop au monde d’avant avec plus d’insĂ©curitĂ© organisĂ©e pour les petites gens, de vidĂ©o-surveillance constante, de puçage obligatoire et de traçage automatique de tous les dĂ©placements. Les permis de citoyennetĂ© et de mobilitĂ© non motorisĂ©e (Ă  pied, Ă  vĂ©lo, en trottinette, dans le mĂ©tro, dans le train ou en bus) amĂ©lioreront le contrĂŽle social intrusif.

La « page du mondialisme » ne se tournera pas parce que les peuples, abrutis de propagande mĂ©diatique et dĂ©politisĂ©s en diable, font confiance en pĂ©riode de crise dans leurs dirigeants. Experts dans la manipulation du public, les instituts d’études sur l’opinion enregistrent la forte baisse dans les sondages de l’AfD, du FPÖ et de la Lega. L’Opposition nationale, populaire, sociale, identitaire et europĂ©enne a beau prĂ©venir la population, celle-ci ne l’écoute pas et maintient sa confiance dans sa classe politique pourrie. La rĂ©volution nationale et europĂ©enne n’est donc pas pour demain, ni mĂȘme pour aprĂšs-demain, sauf si la crise sanitaire, Ă©conomique, sociale, politique, environnementale s’aggrave vraiment. Il faut le souhaiter vivement d’autant qu’il est hors de question de « sauver la planĂšte ».

De l’éclatement continental de la PangĂ©e Ă  l’extinction des dinosaures en passant par l’avĂšnement au XIXe siĂšcle de l’AnthropocĂšne, la Terre a connu maintes Ă©preuves. Les races humaines ethno-historiques ont longtemps vĂ©cu de maniĂšre symbiotique avec leur oĂŻkos continental – tellurique. Le surgissement successif du monothĂ©isme et de la ModernitĂ© correspond Ă  l’échelle gĂ©ologique de la planĂšte en la transformation de cette prĂ©sence humaine Ă  un Ă©piphĂ©nomĂšne parasitaire.

L’apparition (naturelle ou artificielle) Ă  Wuhan du covid-19, puis l’émergence rĂ©cente Ă  Harbin en Mandchourie d’une nouvelle souche mutante moins dĂ©tectable et plus redoutable indiquent que le supra-organisme planĂ©taire holistique GaĂŻa rĂ©agit aux nombreux outrages anthropiques. Quand il ne suscite pas de sĂ©ismes, de tsunami, d’éruptions volcaniques, d’importantes inondations, de violentes tempĂȘtes, de puissantes tornades, d’orages torrentiels, de fortes sĂ©cheresses, il lance Ă  l’assaut de l’exo-organisme humain microbes, bactĂ©ries tueuses et virus.

La Terre exprime toute sa colĂšre contre les races humaines. Par ses factions « bio-diversitaires » et New Age, l’hyper-classe cosmopolite s’en doute, d’oĂč son engouement Ă  cĂ©lĂ©brer l’« écologie de marché » et la mue du mondialisme en versions nationalitaires trompeuses.

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