Toute statistique issue de notre si politisĂ©e Administration doit ĂȘtre reçue, scrutĂ©e, Ă©tudiĂ©e avec beaucoup de prudence, puisque nos honnĂȘtes gouvernants truquent sans vergogne chiffres et pourcentages en matiĂšre de criminalitĂ©, de dĂ©linquance, de croissance et d’emploi.

Il est toutefois une statistique que l’on aimerait pouvoir considĂ©rer comme Ă©tant juste et fiable : celle des candidats en partance vers la Syrie et autres lieux idylliques pour fous et folles d’Allah, stupidement arrĂȘtĂ©s par les polices et douanes europĂ©ennes, Ă  la demande des familles. En deux annĂ©es, sur environ 750 individus ainsi obligĂ©s Ă  rester ou Ă  revenir en France, les deux tiers sont des femmes
 et presque tous sont majeur(e)s. Ceci pose un certain nombre de questions.

D’abord, de quel droit interdit-on Ă  des individus majeurs d’aller oĂč bon leur semble ? Au nom de la prĂ©vention des attentats djihadistes nous rĂ©pond-on ! À voir le rĂ©sultat, le jeu n’en vaut pas la chandelle. Les djihadistes frappent oĂč et quand ils le veulent. C’est Ă  la racine du mal qu’il faut agir : arrĂȘter, expulser les imams, oulĂ©mas, mollahs qui prĂȘchent la violence tous les vendredis soirs dans leur mosquĂ©e
 et les prĂ©venir charitablement qu’ils sont assurĂ©s d’ĂȘtre discrĂštement exĂ©cutĂ©s en cas de retour en France.

Les motivations des donzelles interrogĂ©es par des psychologues avant d’ĂȘtre rĂ©expĂ©diĂ©es dans leur famille seraient angĂ©liques. Selon ce joli conte des Mille et Une Nuits, elles voudraient vivre selon la Charü’a (pourquoi ne pas mettre Charia ?) et porter voile ou burqa Ă  leur guise, trouver un pieux muslim (en français on parlera plutĂŽt de musulman) pour Ă©poux (autrement dit n’ĂȘtre que l’une des quatre servantes de son seigneur et maĂźtre), et bien sĂ»r – sortez les violons – s’occuper des orphelins et des vieillards abandonnĂ©s en zone de guerre ! Rien n’autorise les autoritĂ©s françaises Ă  empĂȘcher ces « mĂšres Theresa » (qui fut, elle aussi, voilĂ©e) d’accomplir ces nobles tĂąches en terres d’islam et d’y devenir fĂ©condes (mais elles doivent ĂȘtre automatiquement dĂ©chues de la nationalitĂ© française).

Seul un imbĂ©cile (Ă©tymologiquement, un faible d’esprit) peut ĂȘtre dupe de ces superbes dĂ©clarations altruistes, d’autant moins que les femmes voilĂ©es sont omniprĂ©sentes dans toutes les rues des grandes villes de France et d’Europe de l’Ouest, mĂȘme dans les hĂŽpitaux, sur les bancs des facultĂ©s, voire dans certaines Ă©coles, oĂč les proviseurs n’osent plus faire appliquer la loi française de 1905
 quant aux candidats Ă©poux musulmans, la France – comme toute l’Europe occidentale, scandinave et danubienne – en regorge, hĂ©las !

On sait fort bien que mĂąles et femelles se hasardant vers la Syrie, l’Irak, la Libye, le YĂ©men, etc. y vont pour apprendre Ă  tuer qui du chiite ou du sunnite (il paraĂźt que l’islam est une religion d’amour, mais pas pour les hĂ©rĂ©tiques), qui de l’infidĂšle, lors d’un retour en Europe. Et c’est lĂ  que se pose une nouvelle question : quels sont les abrutis pitoyables, quels sont les traĂźtres Ă  leur race et Ă  leur continent qui autorisent ces « touristes » d’un genre plus que spĂ©cial Ă  revenir en Europe ? Il faut poser en principe que tout musulman quittant l’Europe pour une terre de Charü’a doit ĂȘtre Ă  la fois dĂ©chu de la nationalitĂ© europĂ©enne (quelle qu’en soit la variĂ©tĂ©) et interdit dĂ©finitivement de retour.

Contrairement Ă  ce que font nos gouvernants, Ă  Paris ou Ă  Bruxelles, il ne faut en aucun cas interdire le dĂ©part aux candidats djihadistes. Il faut impĂ©rativement leur interdire le retour (ou les Ă©liminer discrĂštement en cas de rentrĂ©e rĂ©ussie, nos frontiĂšres Ă©tant des passoires). C’est Ă  cela que doivent servir nos services de renseignements, plutĂŽt lamentables jusqu’à prĂ©sent en matiĂšre de lutte contre l’islam conquĂ©rant, faute d’une ferme direction politique.

Enfin, s’il existe rĂ©ellement des candidates musulmanes Ă  l’émigration vers le paradis terrestre de la Charü’a, il ne faut en aucun cas brimer ces martyres de la foi. La Loi de 1905, exigeant une stricte laĂŻcitĂ© de l’État, ne peut en aucun cas ĂȘtre un frein Ă  ce retour vers les « racines », les origines, le « berceau de la vraie foi », etc. La laĂŻcitĂ© – qui n’empĂȘche nullement certains honorables Ă©lus, quĂ©mandeurs de suffrages Ă©lectoraux, de financer l’édification de mosquĂ©es avec de l’argent ou des terrains communaux – peut devenir, si elle est appliquĂ©e avec force et rigueur, un excellent agent de rĂ©-Ă©migration et de dĂ©croissance de la natalitĂ© non-autochtone en Europe
 car tout ce qui est Ă©crit Ă  propos de la France, terre d’élection de l’islam conquĂ©rant depuis la Loi de regroupement familial de 1976, est valable pour l’ensemble de notre continent.

A propos de l'auteur

Bernard Plouvier

Ancien chef de service hospitalier, spĂ©cialisĂ© en MĂ©de­cine interne.Il est auteur de nombreux livres historiques (L’énigme Roosevelt, faux naĂŻf et vrai machiavel ; La tĂ©nĂ©breuse affaire Dreyfus ; Hitler, une biographie mĂ©dicale et politique ; Dictionnaire de la RĂ©volution française,
) et d'essais (RĂ©flexions sur le Pouvoir. De Nietzsche Ă  la Mondialisation ; Le XXIe siĂšcle ou la tentation cosmopolite ; Le devoir d’insurrection,
). Il a Ă©tĂ© Ă©lu membre de l’AcadĂ©mie des Sciences de New York en mai 1980.

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