Au cours de la derniĂšre annĂ©e scolaire, une maĂźtresse quelque peu inconsciente crut judicieux de faire appel Ă  la chĂšvre de Monsieur Seguin pour aiguiser l’imagination de ses jeunes Ă©lĂšves et leur inspirer une suite Ă  l’introduction du conte d’Alphonse Daudet. Le dĂ©cor Ă©tant plantĂ©, la biquette ayant goĂ»tĂ© aux dĂ©lices trompeurs de la libertĂ©, la nuit Ă©tant tombĂ©e, le loup s’étant fait entendre, il n’y avait plus qu’à


Chevre

Les copies ramassĂ©es, les rĂ©sultats dĂ©passĂšrent les espĂ©rances les plus folles de notre infortunĂ©e professeure des Ă©coles. (Vous noterez au passage la fĂ©minisation du terme que je me fais un devoir acadĂ©mique de pratiquer en m’efforçant de garder mon sĂ©rieux).

Des garçons, imprĂ©gnĂ©s de l’atmosphĂšre interplanĂ©taire des jeux informatiques, firent appel aux arsenaux les plus inattendus. Ils dotĂšrent notamment le caprin, pas le moins du monde effarouchĂ© par les appĂ©tits d’un vulgaire canidĂ©, d’un dĂ©sintĂ©grateur de la derniĂšre gĂ©nĂ©ration qui eut tĂŽt fait d’envoyer le malfaisant, converti in extremis au vĂ©gĂ©talisme, brouter l’herbe des vertes prairies d’un au-delĂ  intersidĂ©ral.

Des fils de militaires, beaucoup plus raisonnables, donc plus rĂ©alistes, firent opportunĂ©ment appel au GIGN et au RAID, pour une exceptionnelle collaboration, couronnĂ©e bien Ă©videmment de succĂšs. Le loup terroriste fut abattu aprĂšs l’échec d’une ultime nĂ©gociation. Un porte-parole du collectif de la protection des loups du Mercantour serait-il intervenu ? Les narrateurs ne l’ont pas prĂ©cisĂ©. On ignore encore ce qu’il advint, aprĂšs autopsie, de la dĂ©pouille du dĂ©funt. Les conclusions de la commission d’enquĂȘte ad hoc, chargĂ©e en la circonstance de vĂ©rifier le respect des procĂ©dures, n’ont pas encore Ă©tĂ© publiĂ©es. Une bavure est si vite arrivĂ©e, surtout s’il s’agit d’un loup enragĂ©. Louis Pasteur pourrait en dĂ©battre longuement mais qui se souvient encore de son apport Ă  la mĂ©decine.

Les filles beaucoup plus prĂ©coces, dĂ©jĂ  influencĂ©es par leurs lectures prĂ©fĂ©rĂ©es, imaginĂšrent en faveur du pĂ©cheur, toutes les rĂ©demptions possibles, pour aboutir Ă  un happy-end digne des Studios Marvel. Ainsi, touchĂ© par la grĂące de Blanquette, le prĂ©dateur devenait un paisible chien de berger dont Monsieur Seguin n’aurait bientĂŽt plus qu’à se fĂ©liciter de la reconversion. Cerise sur le gĂąteau, dans un univers dĂ©jĂ  marquĂ© par l’institutionnalisation du transgenre et des manipulations gĂ©nĂ©tiques, le loup Ă©pousa sa proie. Ils furent heureux et eurent beaucoup d’enfants.

DĂšs lors qui oserait prĂ©tendre que l’addiction de nos chers enfants aux tablettes et aux consoles de jeux, les stĂ©rilise intellectuellement ? Des ronchons, des rĂ©actionnaires, que dis-je, des obscurantistes !

Je n’ai rien inventĂ©. L’évĂ©nement s’est produit dans une Ă©cole privĂ©e de Versailles. Qui plus est, la maĂźtresse, aussi foldingue que son pĂšre (il faut l’ĂȘtre pour avoir une pareille idĂ©e), n’est autre que ma fille.

Allez, zou ! Je reste persuadĂ© que, confortablement installĂ©s dans de profonds cumulus, Ă  la verticale du moulin de Fontvieille, Alphonse Daudet, Joseph Roumanille et FrĂ©dĂ©ric Mistral, bien qu’étonnĂ©s, se rĂ©jouissent de la crĂ©ativitĂ© de notre jeunesse et Ă©coutent notamment, d’une « oreillette superstĂ©rĂ©osonique », YL, Naps, Ladjoint, Beat Bounce, Sopico et autres auteurs, qui font aujourd’hui la gloire de la poĂ©sie marseillaise


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