La nourriture, l’hĂ©bergement, l’assurance maladie, les avocats: combien nous coĂ»tent les (faux) demandeurs d’asile ? Les chiffres sont impressionnants.

En Suisse, actuellement 27707 demandes d’asile sont en attente. La grande majoritĂ© des candidats proviennent de pays avec lesquels la Suisse n’a jamais eu de culture et / ou relations commerciales particuliĂšres.

Je pense en particulier Ă  la Syrie, Ă  l’ÉrythrĂ©e, au YĂ©men, Ă  la Libye, Ă  l’Afghanistan. Il n’existe pas de raisons morales pour lesquelles la Suisse devrait se sentir coupable aux yeux de ces pays.

Plus de 90% des demandes d’asile ont Ă©tĂ© rejetĂ©es car infondĂ©es, car privĂ©es de motifs valables conformĂ©ment Ă  la rĂ©glementation suisse et internationale. Par exemple, en Italie, seules 5% des demandes d’asile sont acceptĂ©es.

Je me rappelle que l’objection de conscience, qui caractĂ©rise presque tous les demandeurs d’asile Ă©rythrĂ©ens, ne figure pas parmi les raisons pour lesquelles le statut de protection internationale est accordĂ©.

Ceux qui sont (Ă  juste titre) rejetĂ©s d’emblĂ©e sont classĂ©s sous le terme NEM, ce qui signifie Non EntrĂ©e en MatiĂšre. En substance, cela signifie que les autoritĂ©s suisses ne considĂšrent pas leur demande comme digne d’intĂ©rĂȘt.

C’est le cas pour la grande majoritĂ© des ErythrĂ©ens, et plus encore. Les soi-disant NEM doivent donc ĂȘtre immĂ©diatement expulsĂ©s de la Suisse. Cependant, pour tous les demandeurs d’asile dont la demande est rejetĂ©e, mais dont l’Ă©loignement de la Suisse n’est pas considĂ©rĂ© comme possible pour des raisons humanitaires-sĂ©curitaires, ils bĂ©nĂ©ficient d’un permis appelĂ© « admission provisoire ».

Cette autorisation de sĂ©jour en Suisse est rĂ©guliĂšrement renouvelĂ©e d’annĂ©e en annĂ©e, ce qui explique pourquoi tant de demandeurs d’asile dont les demandes ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© dĂ©finitivement rejetĂ©es, restent dans notre pays pendant une longue pĂ©riode. Personnellement, je connais des cas qui ont dĂ©passĂ© les 8 ans.

Étant donné que 71% des demandeurs d’asile qui atterrissent en Europe ne possĂšdent aucun type de formation professionnelle, et en considĂ©rant Ă©galement que 99% d’entre eux ne parlent pas l’une de nos langues nationales, il est facile de comprendre leur degrĂ© de socialisation et d’assimilation.

Les 99,9% des demandeurs d’asile sont incapables de prĂ©senter un casier judiciaire puisque dans la grande majoritĂ© de leurs pays d’origine, ce document n’existe mĂȘme pas. Il n’est donc pas possible de connaĂźtre leur passĂ© criminel.

Nous les accueillons les yeux bandĂ©s, sans se soucier des dĂ©lits et des crimes qu’ils ont commis Ă  l’Ă©tranger.

Presque aucun demandeur d’asile ne bĂ©nĂ©ficie de moyens de subsistance propres car ce ne sont pas de vĂ©ritables victimes de persĂ©cutions politiques, mais seulement des migrants Ă©conomiques qui arrivent par tous les moyens sur les terres fertiles de Suisse, oĂč, jusqu’Ă  il y a quelques annĂ©es, le lait et le miel coulaient en abondance.

Il est clair pour la ConfĂ©dĂ©ration suisse de pourvoir Ă  l’intĂ©gralitĂ© de leurs demandes en terme de nourriture, d’hĂ©bergement, d’assurance maladie et d’argent de poche. Les chiffres des dĂ©penses annuelles du gouvernement fĂ©dĂ©ral, et par consĂ©quent du contribuable suisse, sont tout simplement Ă©pouvantables. Le budget de ce secteur va au-delĂ  d’un milliard quatre cent millions de francs.

Jusqu’en 2015, lorsqu’un requĂ©rant d’asile Ă©tait logĂ© dans un hĂŽtel, qui avait au moins 3 Ă©toiles compte tenu des paramĂštres suisses, la ConfĂ©dĂ©ration versait cent francs par jour. Depuis 2016, ce montant a Ă©tĂ© heureusement rĂ©duit Ă  soixante-dix francs par jour. C’est encore trop.

Chaque requĂ©rant d’asile reçoit Ă©galement 3.– francs d’argent de poche par jour. Les primes d’assurance-maladie de chaque requĂ©rant sont entiĂšrement prises en charge par la ConfĂ©dĂ©ration. Les frais administratifs pour chaque requĂ©rant s’Ă©lĂšvent à plus de 500.- CHF par mois. A ce montant s’ajoutent les salaires des fonctionnaires qui s’occupent de ces personnes, leur logistique et les coĂ»ts associĂ©s.

Avec la modification lĂ©gislative approuvĂ©e par les Ă©lecteurs suisses en juin 2016, les demandeurs d’asile ont droit Ă  une assistance juridique gratuite. Puisqu’il s’agit d’une nouveautĂ©, on ne sait pas encore combien coĂ»te l’avocat gratuit mis Ă  disposition des requĂ©rants d’asile qui les aide dans les procĂ©dures (…).

Étant donné que le taux de criminalitĂ© chez les demandeurs d’asile est Ă©levĂ©, les coĂ»ts juridiques, judiciaires qu’ils crĂ©ent Ă  la Suisse s’additionnent Ă  ceux de l’asile politique fallacieux.

En 2013, chaque détenu logé dans les prisons du Tessin a coûté en moyenne 328,56 CHF par jour. En 2017, ce chiffre est certainement plus élevé.

Dans les hĂŽpitaux tessinois, plusieurs demandeurs d’asile souffrant de maladies (tuberculose), que nous sommes heureusement en mesure de guĂ©rir depuis des dĂ©cennies, sont rĂ©guliĂšrement hospitalisĂ©s. Avec l’arrivĂ©e massive de demandeurs d’asile, des maladies telles que la gale et la tuberculose sont rĂ©apparues, ce qui oblige nos services de santĂ© Ă  intervenir aux frais des contribuables.

Par exemple, Ă  l’hĂŽpital italien de Viganello, des demandeurs d’asile sont hĂ©bergĂ©s, souffrant d’une forme grave de tuberculose, rĂ©calcitrante au traitement pharmacologique.

En Italie, l’arrivĂ©e massive de migrants/demandeurs d’asile, a contraint les autoritĂ©s sanitaires Ă  rendre les vaccins obligatoires pour l’ensemble de la population. Chaque enfant italien qui ira Ă  l’Ă©cole en septembre prochain devra prĂ©senter une preuve de vaccination. Sinon il ne sera pas admis aux cours.

Le bilan Ă©conomico-social de la prĂ©sence des faux demandeurs d’asile en Suisse et en Europe plus gĂ©nĂ©ralement est donc tout Ă  fait catastrophique. Les chiffres exacts ne sont pas connus.

Par exemple, les coĂ»ts qui relĂšvent de l’Ă©loignement (par avion) ne sont jamais comptabilisĂ©s dans les statistiques. De mĂȘme, les sommes d’argent accordĂ©es par la ConfĂ©dĂ©ration au moment de l’expulsion Ă  titre d’accompagnement/de soutien pour le retour au pays ne sont pas indiquĂ©es.

Nos autoritĂ©s devraient montrer une certaine modestie : en effet, le montant dĂ©passe en gĂ©nĂ©ral la somme de 3000. – francs pour chaque faux candidat Ă  l’asile.

Une fois de retour Ă  la maison, les faux demandeurs d’asile pourront ensuite acheter le tout nouveau modĂšle de tĂ©lĂ©phone portable avec l’argent du contribuable suisse. Et nous, on paie.

Source Traduction Schwarze Rose pour Les Observateurs.ch. (Nos remerciements à Victoria Valentini).

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