Je ne suis pas un Ă©conomiste, pas un de ces grands savants qui annoncent l’apocalypse sur les journaux du 20 heures, la mine grave sur les Ă©missions populaires, les dĂ©bats entre soi, et de bonne compagnie.

Je ne suis pas un Ă©conomiste, mais je ne supporte pas ces gens dĂ©clarĂ©s comme tels, si suffisants, si importants, si gonflĂ©s d’orgueil, qui donnent des leçons au monde entier, Ă  tous les dirigeants qui bougeraient un cil contre la « mondialisation heureuse » et le libre-Ă©change appliquĂ© de grĂ© ou de force.

Je viens de finir un Ă©dito de Nicolas Baverez, qui Ă  longueur de ligne, tape Ă  bras raccourcis sur Donald Trump en oubliant qu’en matiĂšre d’économie, celui-ci n’a pas de leçon Ă  recevoir d’un journaliste qui n’est pas devenu milliardaire et chef de plusieurs entreprises internationales. Le fait qu’il soit devenu PrĂ©sident des USA ne l’a pas rendu dĂ©bile, n’en dĂ©plaise Ă  Monsieur Baverez. Qui est donc ce monsieur Baverez qui vomit les « populistes » ?

« Nicolas Baverez, nĂ© le 8 mai 1961 Ă  Lyon, est un essayiste français ; il est Ă©galement avocat depuis 1998. Ancien Ă©lĂšve de l’École normale supĂ©rieure et de l’École nationale d’administration (promotion Michel de Montaigne, 1988, la mĂȘme promotion qu’un autre savant Ă©conomiste, François Hollande), il est docteur en histoire et agrĂ©gĂ© de sciences sociales » (encyclopĂ©die Wikipedia).

Autrement dit, il est socialiste tout en Ă©tant ami de la finance. Tout comme son compĂšre Hollande qui lui couche avec, tout en disant qu’elle est son ennemi. Il doit aussi ĂȘtre un proche d’Emmanuel Macron, ignare en culture française, bonnet d’ñne en Histoire de France et des colonies. C’est dire quelle « science sur patte » est ce Nicolas Baverez face Ă  un Donald Trump qui lui, n’a rien Ă  prouver en Ă©conomie.

C’est le souci premier de la France : avoir des penseurs qui se prennent pour des gĂ©ants, alors mĂȘme qu’ils ne sont, comme dans la fable, que des grenouilles devant un bƓuf.

Pour lui, c’est l’Ordre mondial qui compte ! C’est le libre-Ă©change, c’est le CETA qui est l’avenir
 Il regrette le pacte transatlantique, les bƓufs aux hormones, les poulets javellisĂ©s, les appellations contrĂŽlĂ©es mises Ă  la poubelle, bref tout ce qui interdit aux grandes compagnies de se faire du fric sur le dos des producteurs, agriculteurs, etc.

Il Ă©crit dans cette tribune du Figaro du lundi 20 fĂ©vrier (p. 23), journal socialisant de la finance, en n’hĂ©sitant pas Ă  dire qu’il n’y a pas de protectionnisme intelligent. Une autre façon polie de dire que le protectionnisme voulu par Marine Le Pen et Nicolas Dupont Aignan est idiot, voire dĂ©bile.

Tout cela s’explique compte tenu du pedigree de Monsieur Baverez. Le plus drĂŽle est cette rĂ©fĂ©rence à Henri Ford, grand industriel amĂ©ricain qui aurait dit devant le PrĂ©sident Hoover que « le protectionnisme Ă©tait une stupiditĂ© Ă©conomique. »

Donc pour lui, le protectionnisme imbécile apporterait la misÚre dans le monde, le chÎmage, la faim, et si nous le suivons, la peste, et sans doute la lÚpre.

Dire que cet homme est sorti de l’ENA, qu’il est docteur en histoire ! C’est donc une Ă©cole Ă  fermer d’urgence si elle est incapable de former des femmes et des hommes n’ayant pas la capacitĂ© de rĂ©flĂ©chir par eux-mĂȘmes, et s’imaginent ĂȘtre la pensĂ©e mĂȘme, l’intelligence supĂ©rieure, et la rĂ©flexion sans appel. Tout en modestie bien sĂ»r.

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