L’oracle de l’ÉlysĂ©e a parlé : le 11 mai, en fonction d’une carte de France bicolore qui ne doit rien Ă  l’évanescent Benjamin Griveaux, crĂšches et Ă©tablissements de l’enseignement Ă©lĂ©mentaire pourront rouvrir, sauf opposition manifeste des Ă©quipes Ă©ducative, administrative et technique ainsi que des maires.

Le rĂ©gime macronien ne s’inspire pas des dĂ©confinements en cours chez ses voisins europĂ©ens. En Espagne et en Italie, enfants et adolescents restent Ă  la maison. En Allemagne, ce sont les Ă©lĂšves les plus ĂągĂ©s qui passent les examens de l’Abitur, leur baccalaurĂ©at. Cette Ă©trange prioritĂ© hexagonale souligne la nĂ©cessitĂ© sous-entendue de remettre une grande partie de la population active au boulot. Sous prĂ©texte de combattre un dĂ©crochage scolaire bien rĂ©el dĂ» souvent Ă  un sous-Ă©quipement informatique et Ă  un dĂ©sintĂ©rĂȘt comprĂ©hensible, les autoritĂ©s françaises offrent aux familles volontaires ou censĂ©es l’ĂȘtre une forme de garderie amĂ©liorĂ©e.

La rĂ©ouverture des locaux scolaires oblige par ailleurs ces « fainĂ©ants » de professeurs « en vacances prĂ©maturĂ©es » depuis le 15 mars de reprendre le chemin du travail malgrĂ© les risques Ă©vidents d’une nouvelle vague pandĂ©mique. Celle-ci entraĂźnera un nouveau confinement estival en attendant un troisiĂšme Ă  l’automne


Le gouvernement a donc tranchĂ© entre le regain possible du covid-19 et l’aggravation de la situation Ă©conomique. Il paie – et la France avec lui – l’imprĂ©voyance de tous ses prĂ©dĂ©cesseurs depuis trente-cinq ans. L’augmentation du nombre de places en crĂšches jamais satisfait s’explique par la prĂ©dominance mentale du fĂ©minisme. Vraie « cĂ©libatante », la femme d’aujourd’hui veut connaĂźtre la joie et les vicissitudes de la servitude salariale. Sa prĂ©sence favorise au mĂȘme titre que l’immigration un taux de chĂŽmage Ă©levĂ© et une baisse tendancielle des rĂ©munĂ©rations.

Les fĂ©ministes ont beau protester contre l’absence de paritĂ© au moins sur la fiche de paie, ces harpies contemporaines oublient que le destin de la femme demeure la maĂźtrise de la famille et de la maisonnĂ©e. La sociĂ©tĂ© ultramoderne fluide et mouvante ne reconnaĂźt plus cette fonction essentielle. En 1985, dans La France est de retour (CarrĂšre – Michel Lafon Éditions 13), Jean-Marie Le Pen affirmait que « les transferts sociaux par allocations familiales diverses seront accrus et simplifiĂ©s par la dĂ©finition d’un vĂ©ritable revenu maternel (y compris un droit Ă  la retraite). Cette disposition sera, d’une part, la reconnaissance du rĂŽle Ă©minent que les mĂšres jouent dans une nation et, d’autre part, le choix dĂ©libĂ©rĂ© d’un dĂ©veloppement personnel et non collectif : il est pour nous absurde par exemple que l’on dĂ©veloppe les crĂšches pour un coĂ»t social et Ă©conomique supĂ©rieur Ă  une Ă©ducation parentale ; cette dĂ©marche collectiviste est une des marques de la socialisation rampante de notre pays. La solidaritĂ© pour la mĂšre au foyer et les familles nombreuses est naturelle et parfaitement justifiĂ©e Ă©conomiquement : les enfants Ă©levĂ©s par l’effort de certains sont les travailleurs de demain pour toute la collectivitĂ©. En outre, les femmes recevant ce salaire maternel se retirent du marchĂ© du travail et ne pĂšsent plus comme chĂŽmeuses »(p. 212). Les faits prĂ©sents confirment encore une fois cette mesure de bon sens.

Le revenu maternel (ou revenu paternel ou mĂȘme revenu familial) aurait Ă©vitĂ© aux Ă©lus locaux de 2020 le dilemme entre rouvrir des espaces scolaires et parascolaires et relancer l’épidĂ©mie de covid-19. Certes, de beaux esprits qui approuvent maintenant le projet d’allocation universelle
, estiment que le revenu maternel alourdirait les dĂ©penses publiques. Quelle argutie fallacieuse !

Sa rĂ©alisation s’accompagnerait d’une remise en cause totale des flux migratoires extra-europĂ©ens et d’un arrĂȘt immĂ©diat de la « subventionnite » aiguĂ«. Son financement proviendrait des aides octroyĂ©es Ă  la presse du SystĂšme, aux syndicats domestiquĂ©s, aux associations parasitaires et aux partis politiques dĂ©composĂ©s. Les ressources financiĂšres sont dĂšs Ă  prĂ©sent disponibles. Il ne manque que la volontĂ© politique.

Par la faute, il y a trois dĂ©cennies, des Français qui se dĂ©tournĂšrent de cette proposition longtemps phare du programme du Front national, bien des familles seront contaminĂ©es d’ici la fin mai et le dĂ©but du mois de juin. Dans le contexte actuel d’hystĂ©rie fĂ©ministe, le revenu maternel reste certes inenvisageable. Mais si le coronavirus se rĂ©vĂšle ĂȘtre le Tchernobyl français et/ou europĂ©en et Emmanuel Macron un Gorbatchev tricolore, cette mesure audacieuse pourrait fort bien s’appliquer dans un nouveau cadre social rĂ©volutionnaire parce que traditionnel.

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