CHAQUE SEMAINE, UNE RÉALITÉ APPARAÎT : LA QUESTION MIGRATOIRE, ET NON PAS « CRISE » TANT LA SITUATION PARAÎT ORGANISÉE, MENACE LA DÉMOCRATIE. PARCE QU’ELLE FERAIT PROGRESSER LES POPULISMES, DISENT LES MÉDIAS OFFICIELS. NE SERAIT-CE PAS PLUTÔT CES MIGRATIONS QUI, ELLES-MÊMES, SONT UNE MENACE POUR LES DÉMOCRATIES ?

Entre procĂšs d’un demandeur d’asile assassin d’une adolescente Ă  Cologne, arrestation et extradition d’un autre meurtrier du mĂȘme acabit, anti trumpisme gĂ©nĂ©ralisĂ© concernant sa politique migratoire, fake news Ă  la Une des magazines (une enfant « mexicaine » – mais qui ne l’est pas – « sĂ©parĂ©e » de ses parents mais qui n’est pas sĂ©parĂ©e en rĂ©alitĂ©), pĂ©rĂ©grinations de l’Aquarius et autres navires semblant se multiplier, crise au sein de LR au sujet de « l’identité », accouchement somptueusement mĂ©diatisĂ© d’une ivoirienne dans le RER (Ă  partir de 2’) Ă  Paris, vivre ensemble multiethnique trans Ă  l’ElysĂ©e, mini sommet de crise (boycottĂ© par des pays de la Mitteleuropa faisant preuve de responsabilitĂ© sur ces questions) prĂ©figurant un sommet europĂ©en fin juin ou, il y a peu, escalade de façade d’immeuble par l’un des supposĂ©s sauveteurs de l’Europe de demain, les semaines se suivent et se ressemblent : la question des migrants occupe l’essentiel de l’espace public. Et cette occupation, symbolique dans l’espace mĂ©diatique, mais aussi concrĂšte dans nombre de villes et bientĂŽt de villages, hĂ©risse de plus en plus le poil des peuples europĂ©ens. Partout, le cri des peuples dit : l’immigration, ça suffit. Les mĂ©dias officiels entendent-ils aussi peu ce cri que les « élites mondialisĂ©es » d’Europe de l’Ouest ? Difficile d’en douter quand, au sujet des migrations entre Mexique et États-Unis, L’Obs peut trouver lĂ©gitime une fake news telle que celle de la petite fille prĂ©tendument sĂ©parĂ©e de ses parents. Que la photo soit utilisĂ©e de maniĂšre frauduleuse et qu’elle soit sans rapport avec la question de la sĂ©paration des enfants migrants et de leurs parents n’est pas un souci pour l’hebdomadaire. À ce compte-lĂ , pourquoi ne pas publier n’importe quelle photo pour n’importe quel Ă©vĂ©nement ?

UN ORDRE DU JOUR SIMPLE : LES MIGRANTS

Les europĂ©ens et les mĂ©dias officiels n’ont qu’une question importante Ă  l’ordre permanent du jour : les migrants. Un ordre du jour cependant pour le moins orientĂ©. Pire, un ordre du jour dont les effets sont favorisĂ©s tant par ces mĂ©dias que par une partie des gouvernements europĂ©ens, autour de Monsieur Macron et de Madame Merkel, cette derniĂšre Ă©tant prise dans un scandale . Petit tour de piste dans les mĂ©dias officiels, semaine du 18 au 23 juin :

  • Le Monde : le week-end du 17-18 juin, le quotidien considĂšre que la question de l’Aquarius se rĂ©sume Ă  un « piĂšge » tendu par l’extrĂȘme droite. Le lendemain, Le Monde, publie une photo Ă©motionnelle en Une, pour annoncer un dossier de trois pages, dossier en forme de rĂ©cit Ă  bord du bateau. Le titre ? « L’OdyssĂ©e ». Le quotidien a des rĂ©fĂ©rences grecques antiques semble-t-il, mĂȘme si sur la photo les revenants de la prĂ©tendue actuelle guerre de Troie sont africains et pour nombre d’entre eux musulmans.
  • MĂȘme axe dans Marianne : un rĂ©cit Ă  bord de l’Aquarius, reportage de trois semaines qui insiste nĂ©anmoins sur le naufrage de la politique migratoire europĂ©enne.

En rĂšgle gĂ©nĂ©rale, en ce dĂ©but de semaine, outre ces deux exemples, la majeure partie des organes de presse s’intĂ©resse Ă  la situation de l’Aquarius et note que « l’errance » (Le Figaro, 18 juin 2018) de ce navire a conduit l’Union EuropĂ©enne Ă  revoir sa feuille de route concernant les migrations, ce qui ne se fait pas sans divisions.

LE CAS ALLEMAND

L’Aquarius n’est cependant pas le seul Ă©vĂ©nement liĂ© aux migrations. Au contraire, ces derniĂšres occupent amplement l’espace public. En Allemagne, par exemple, quand le ministre de l’intĂ©rieur lance un ultimatum Ă  la ChanceliĂšre Merkel, en plus de l’accusation portĂ©e par ailleurs contre la ChanceliĂšre, concernant la validation sans rĂ©elle vĂ©rification des profils de plus de 1000 demandeurs d’asile. L’Allemagne, un pays oĂč selon Le Figaro prĂšs de « 90 % des habitants rĂ©clament une accĂ©lĂ©ration des expulsions des migrants illĂ©gaux ». Pour France 24, par ailleurs hĂ©bergeur d’un site aidant les migrants Ă  venir en Europe, la « droite allemande » et le ministre de l’intĂ©rieur « d’extrĂȘme droite » imposent « un ultimatum de deux semaines pour une solution europĂ©enne au dĂ©fi migratoire », « ultimatum » qui provoque bientĂŽt un mini sommet de crise sur cette question, puis l’annonce dĂ©jĂ  indiquĂ© d’un sommet Ă  venir. À ce stade :

  • l’ensemble des mĂ©dias continue Ă  analyser les migrations du seul point de vue de la situation des migrants et de ce que communiquent des ONG qui, pour nombre d’entre elles, sont maintenant clairement identifiĂ©es comme Ă©tant des organes politiques en faveur des migrations (voire leurs organisateurs) et non des outils de protection de victimes.
  • Ces mĂȘmes mĂ©dias conservent une analyse binaire, la palme revenant ici au Point, en accusant toute volontĂ© de politique autre que celle de l’actuelle UE de politique venue des trĂ©fonds d’une prĂ©tendue extrĂȘme droite, concept fort heureusement discutĂ© par ailleurs. Cette conception binaire saute aux yeux quand l’un ou l’autre mĂ©dia officiel Ă©voque l’Italie.

CĂŽtĂ© allemand, la machine de dĂ©fense des politiques migratoires actuelles et l’idĂ©ologie des frontiĂšres ouvertes en vue de sauver la dĂ©mographie europĂ©enne (tel est l’objet de la politique migratoire imposĂ©e par l’UE aux peuples europĂ©ens) se met rapidement en branle. Ainsi :

NÉGATION DU RÉEL

Notons qu’aucun mĂ©dia officiel ne dit le rĂ©el, ne nomme, ni n’accuse clairement. Il est pourtant devenu Ă©vident que c’est la politique d’appel migratoire, au prĂ©texte – depuis remisĂ© sous le tapis tant il Ă©tait grossier – d’accueil de rĂ©fugiĂ©s des guerres, qui apporte le malheur. Une politique d’appel et d’ouverture volontaire, qui est responsable de la situation actuelle, de la division de l’Europe, des rĂ©actions des peuples europĂ©ens et des souffrances des africains en route vers l’eldorado promis par les libĂ©raux libertaires au pouvoir. Les prĂ©tendus populismes, les migrants, les europĂ©ens de souche ne sont pas responsables des drames actuels, pas plus que les jeunes femmes violĂ©es dans toute l’Europe. La responsabilitĂ© incombe aux gouvernements sociaux libĂ©raux en place depuis des dĂ©cennies.

Ce fait qu’aucun mĂ©dia officiel n’informe ni n’enquĂȘte Ă  ce propos est rĂ©vĂ©lateur de la collusion idĂ©ologique entre les mĂ©dias et les pouvoir politiques europĂ©ens actuels dans leur majoritĂ©, les deux ayant officiellement des prĂ©tentions dĂ©mocratiques. Ce dont les peuples europĂ©ens semblent douter de plus en plus. Pour l’ensemble de ces mĂ©dias et de ces politiques, du cĂŽtĂ© occidental de l’UE, exceptĂ©es l’Italie et une frange des pays de l’est, la tragĂ©die en cours incomberait aux populistes, extrĂ©mistes de droite, intellectuels Ă©meutiers, mĂ©dias de rĂ©information etc. Autrement dit Ă  tous ceux qui n’ont absolument aucune responsabilitĂ© dans les dĂ©cisions politiques ayant conduit Ă  ces tragĂ©dies.

LES DANGERS LIÉS AUX MIGRATIONS, CELA N’EXISTE PAS ?

En plein cƓur de la crise migratoire de 2015 et 2016, diverses voix non officielles s’étaient exprimĂ©es, Ă  l’instar de TV LibertĂ©s (ce qui souligne combien ce type de mĂ©dias est une nĂ©cessitĂ© et parallĂšlement les raisons profondes de la volontĂ© de les censurer), pour indiquer que la masse des migrants en route vers l’Europe portait forcĂ©ment en elle des terroristes islamistes assassins. Les mĂ©dias et politiques officiels hurlĂšrent alors à « l’extrĂȘme droite ». Il s’est avĂ©rĂ© qu’en effet ces vagues migratoires ont portĂ© leur lot de tueurs d’europĂ©ens. Seule une vision idĂ©ologique de la situation pouvait empĂȘcher de saisir combien les migrations actuelles sont une menace en rĂšgle gĂ©nĂ©rale, et sur le plan terroriste en particulier. En juin 2018, les mĂȘmes mĂ©dias et politiques officiels semblent ne pas voir combien les peuples europĂ©ens dĂ©savouent leurs politiques, envisageant parfois de punir plutĂŽt que d’écouter la voix des peuples, autrement dit de la dĂ©mocratie. La Croix, continue de considĂ©rer que ce qui « menace les dĂ©mocraties occidentales » est « la peur des migrations » et non pas les migrations en tant que telles. La rĂ©alitĂ©, contrairement à La Croix, au Monde, LibĂ©ration, France Inter et autres, les europĂ©ens et les Français la voient : la violence liĂ©e aux migrants est devenue dĂ©lirante en Europe, et en particulier les agressions sexuelles. La violence, cette rĂ©alitĂ© que des mĂ©dias continuent Ă  nier ou minimiser, ainsi le Huffpost et l’AFP le 19 juin 2018.

OCCULTER L’ESSENTIEL

Entre propagande permanente et mensonges rĂ©currents, les mĂ©dias officiels occultent l’essentiel :

  • Ce sont les peuples, europĂ©ens mais aussi africains qui sont actuellement victimes des politiques migratoires, relayĂ©es de maniĂšre larmoyante par les mĂ©dias officiels. Les premiers car ils sont face Ă  une volontĂ© claire de remplacement civilisationnel. Les seconds car ces politiques prĂ©tendument humanitaires sont en rĂ©alitĂ© inhumaines, une inhumanitĂ© dont les dĂ©cideurs de ces politiques sont complices.
  • L’idĂ©ologie du vivre ensemble multiculturel, de la repentance et la volontĂ© de rajeunir la dĂ©mographie europĂ©enne Ă  coups de migrations ne doit pas faire oublier que d’autres politiques sont possibles. Le respect des frontiĂšres et des aires civilisationnelles mettront un terme Ă  ce trafic inhumain d’ĂȘtres humains que sont les migrations, ainsi qu’une politique souveraine des pays africains, Ă  l’échelle du continent. Pas l’accueil incontrĂŽlĂ© de populations incontrĂŽlables.
  • Article paru sur le site de l’OJIM.
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    Philippe Randa,
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