Bien Ă©trange contrĂ©e que la France, bien Ă©trange pays que celui des Gaulois, vu de l’Étranger proche, vue de Bruxelles, lorsque l’on parle d’information tĂ©lĂ©visĂ©e.

Je comprends mieux dĂ©sormais Victor Hugo, qui Ă©crivait en exil que Bruxelles Ă©tait terne ; certes elle l’est, mais cette ville offre l’immense privilĂšge de laisser le temps de rĂ©flĂ©chir, au calme dans les nombreux parcs et forĂȘts de la ville.

La capitale fĂ©dĂ©rale belge – avec 95,44 % de francophones, mais situĂ©e en Flandre – est un laboratoire qui offre un rĂ©sumĂ© exceptionnel de la situation dramatique de l’Europe en 2018. NĂ©anmoins ce qui choque le plus lorsque l’on vit dans l’Étranger proche et que l’on a le privilĂšge d’écouter au quotidien des radios, des mĂ©dias, des tĂ©lĂ©visions en allemand, français, anglais et flamand, tout en se dĂ©plaçant dans les institutions europĂ©ennes, c’est de pouvoir observer l’état de dĂ©composition avancĂ© des mĂ©dias d’information du « mainstream » en France, alors que ce pays ne cesse de donner des leçons de morale au monde entier, mĂȘme si le monde entier ne l’écoute plus depuis longtemps. En termes d’informations, de « news » dira-t-on, je ne comparerai mĂȘme pas les principales chaĂźnes tĂ©lĂ©visĂ©es françaises (TF1, A2, FR3, etc.) Ă  leur Ă©quivalent d’Allemagne ou du Royaume-Uni, elles ne tiendraient pas la route ni la comparaison une seule seconde, mais ce qui est le plus criant c’est de comparer une « grande chaĂźne nationale » française, avec la « petite » premiĂšre chaĂźne francophone de la RTBF1 de Belgique.

Pour faire simple, en rĂšgle gĂ©nĂ©rale, le JT, journal tĂ©lĂ©visĂ© en Belgique, commence par le fait international, puis europĂ©en, puis national (« fĂ©dĂ©ral » ici), et enfin sauf exception, se poursuit par l’actualitĂ© rĂ©gionale, l’évĂšnement sportif et enfin la rubrique « faits divers ». Le discours des prĂ©sentateurs, en restant certes politiquement correct, est toutefois, moins filandreux et Ă  l’évidence moins soumis, que ne le sont les prĂ©sentateurs sur les chaĂźnes nationales françaises ; enfin et surtout, les mots utilisĂ©s ont encore un sens, ici, dans le plat pays et l’on ne passe pas les 8 premiĂšres minutes du journal tĂ©lĂ©visĂ©, Ă  vous parler de la neige qui tombe en hiver (et ce pendant un mois), des intempĂ©ries diverses (giboulĂ©es, grĂȘle
), au printemps et de la chaleur et de la canicule, chaque jour, pendant tout l’étĂ©.

Vu de l’Étranger – un Étranger trĂšs proche et multiculturel au sens europĂ©en, le niveau de dĂ©sinformation, de dĂ©labrement (il ne faut pas que les Gaulois sachent) et la mĂ©diocritĂ© de celle-ci sont terrifiants, comparĂ©s Ă  la Belgique, l’Allemagne, le Royaume-Uni et encore plus terribles si l’on considĂšre les prioritĂ©s des journaux tĂ©lĂ©visĂ©s français, au quotidien : en premier lieu et systĂ©matiquement la rubrique des « chiens crevĂ©s » et faits divers sans intĂ©rĂȘt aucun (affaire GrĂ©gory, vieille de 40 ans ressassĂ©e pendant un mois), le « potin quotidien » quant au prĂ©lĂšvement Ă  la source, une seconde prĂ©sentation de mĂ©tĂ©o de plusieurs minutes (« Il fait chaud en Ă©tĂ© et froid en hiver ») ou le fait divers de banlieue est systĂ©matiquement promu, alors que le peu d’actualitĂ© internationale, toujours viscĂ©ralement anti-russe, n’intervient qu’au bout de 15 Ă  17 minutes et les reportages en images, sont toujours identiques sur les 3 principales chaĂźnes publiques ou privĂ©es.

Cette dramatique situation n’est mĂȘme pas compensĂ©e par la presse Ă©crite rĂ©gionale, contrairement Ă  ce qui est prĂ©tendu dans le pays de Voltaire : sans mĂȘme parler du fond, comparez au quotidien l’épaisseur des journaux allemands et anglais, voire de la Stampa, avec celle du Monde et du Figaro, vous serez sidĂ©rĂ© par l’insignifiance de l’épaisseur des journaux français.

Quant Ă  l’argument « majeur » consistant Ă  dire qu’en France en revanche, la presse rĂ©gionale est autrement plus importante qu’à l’Étranger, j’invite simplement les dĂ©fenseurs de cet argument Ă  dĂ©couvrir la presse rĂ©gionale allemande dans les LĂ€nder limitrophes de la France. Ils seront Ă©clairĂ©s !

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