Certaines nouvelles passent inaperçues. Dans quelques mois, le premier niveau d’habilitation de sĂ©curitĂ© nationale, le « Confidentiel DĂ©fense », sera supprimĂ©. Il est pour l’instant encore accordĂ© aux dĂ©tenteurs d’informations dont la divulgation nuirait Ă  la dĂ©fense nationale ou favoriserait la dĂ©couverte d’un fait classĂ© « Secret-DĂ©fense » ou « TrĂšs Secret-DĂ©fense ». En pratique, il porte sur les opĂ©rations militaires extĂ©rieures, la lutte antiterroriste, la traque des rĂ©seaux criminels transnationaux, la protection d’installations sensibles (les sites nuclĂ©aires) ainsi que les Ă©tudes en matiĂšre stratĂ©gique.

Le motif officiel de cette suppression est une meilleure rationalisation des critĂšres de confidentialitĂ©. Or, le n° 447 de la lettre fondĂ©e par Emmanuel Ratier, Faits et Documents (du 15 au 28 fĂ©vrier 2018) donne la vĂ©ritable raison. Le retour de la France dans l’OTAN voulue par Nicolas Sarkozy et poursuivie par François Hollande implique l’alignement des services secrets de l’Hexagone aux normes et coutumes de leurs homologues anglo-saxons. Faits et Documents explique qu’en dĂ©cembre 2015, Paris a signĂ© un accord Ă  Washington qui associe la France au systĂšme des « Cinq Yeux » bien connu depuis l’affaire Echelon au milieu des annĂ©es 1990.

En 1946, les États-Unis et la Grande-Bretagne adoptaient un accord de communication des renseignements : le traitĂ© UKUSA. Y adhĂ©rĂšrent ensuite le Canada, l’Australie et la Nouvelle-ZĂ©lande. Ainsi le monde anglo-saxon a-t-il pu espionner tous les continents au moyen d’une surveillance Ă©lectronique gĂ©nĂ©ralisĂ©e. Les « Cinq » deviennent les « Six Yeux » avec l’arrivĂ©e de la France dans l’« AnglosphĂšre » planĂ©taire. Ainsi l’Hexagone perd-il toute libertĂ© nationale effective. Quant Ă  son indĂ©pendance nationale, elle est dĂ©jĂ  bien Ă©vanescente, voire ectoplasmique.

Cette intĂ©gration risque toutefois de poser quelques problĂšmes dans la transmission prochaine de renseignements essentiels avec des États exclus de cette coopĂ©ration renforcĂ©e. La France a en effet conclu une quarantaine d’accords avec les États-Unis, l’OTAN et ses membres (hormis le Canada et l’Islande), mais aussi avec l’Australie, le Japon, le BrĂ©sil et la Russie. Jusqu’à prĂ©sent, la France gardait une relative latitude avec ses partenaires. Ce ne sera dĂ©sormais plus le cas. Le principal risque de cette inclusion est que les terroristes islamistes soient moins ciblĂ©s que les opposants au CETA, au TAFTA, Ă  l’atlantisme et au mondialisme.

Si cette collaboration touche en prioritĂ© les forces armĂ©es, il faut enfin craindre que se renforcent les connivences Ă©troites entre les États profonds hexagonal et yankee au moment oĂč Washington met son veto Ă  la vente de Rafales Ă  l’Égypte. La minable classe politicienne française a choisi l’appel de l’Atlantique. Cela ne prĂ©sage rien de bon pour l’avenir des EuropĂ©ens.

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Cette chronique hebdomadaire du Village planétaire a été diffusée sur Radio Libertés.

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