Le calendrier liturgique de l’Église catholique cĂ©lĂšbre la Sainte Famille, le premier dimanche suivant NoĂ«l. L’Évangile du jour rappelle la fuite en Égypte de Joseph, Marie et l’enfant JĂ©sus, pour Ă©chapper au massacre des nouveau-nĂ©s dĂ©crĂ©tĂ© par HĂ©rode, inquiet d’une royautĂ© nouvelle qui pourrait concurrencer la sienne.

S’inspirant de cet Ă©pisode nĂ©otestamentaire, nombreux chrĂ©tiens, et non des moindres, ne manquent pas de rapprocher cette fuite, incontestablement improvisĂ©e, de celles de centaines de milliers de personnes, mĂ»rement rĂ©flĂ©chies, vers les pays europĂ©ens, curieusement rĂ©putĂ©s les plus accueillants, du moins matĂ©riellement.

Compatir pleinement et aider ces malheureux migrants ! On n’en attend pas moins d’un fidĂšle se devant de pratiquer la vertu de CharitĂ©.

À ce titre, strictement religieux, pourquoi des centaines de milliers de Musulmans concernĂ©s ne se rĂ©fugieraient-ils pas chez les riches Saoudiens ou dans les Émirats qui ne savent que faire de leurs pĂ©trodollars ? Ils ne manqueraient certainement pas de leur consacrer une part de la zakĂąt, le troisiĂšme pilier de l’islam, en approfondissant, qui plus est, leur mĂ©ditation sur les vertus de la CharitĂ©. Quelques dizaines de milliers de « meskines » africains ne mĂ©ritent-ils pas autant, sinon plus, que les mercenaires du Paris Saint-Germain ?

Comparaison n’est pas raison dit-on. Elle devient d’autant plus douteuse si l’on s’en tient aux statistiques actuelles portant sur ces rĂ©fugiĂ©s et autres migrants. Dans leur immense majoritĂ© ce sont des hommes en pleine force de l’ñge. Curieusement nos pouvoirs publics ne se rĂ©fĂšrent mĂȘme plus Ă  une quelconque persĂ©cution politique voire ethnique, comme cause de leur dĂ©part. Aujourd’hui, la misĂšre explique et justifie tout, mĂȘme les incivilitĂ©s et les violences de certains Ă  l’endroit des populations des pays qui les accueillent. Car rien ne serait plus pervers qu’un amalgame.

Et pourtant, il s’agit bien d’un amalgame lorsqu’on confond dans un curieux pĂątĂ© d’alouette, persĂ©cutĂ©s pour leur foi, rĂ©fugiĂ©s politiques et migrants « économiques ».

Cette misĂšre, au dos particuliĂšrement musculeux pour supporter toutes les tares et injustices dont on la charge, perd pourtant beaucoup de sa crĂ©dibilitĂ© lorsqu’on dĂ©couvre le coĂ»t exorbitant d’un « passage », eu Ă©gard aux moyens financiers du candidat au dĂ©part et de l’absence de perspectives professionnelles qui pourraient permettre le remboursement des sommes engagĂ©es. Faut-il rappeler par exemple, que le revenu mensuel brut moyen d’un pays comme le Tchad tourne autour de 60 dollars et que celui du Burkina Faso avoisine les 55 (chiffres statistiques de 2015).

Monseigneur Rodhain, le fondateur du Secours catholique, disait au lendemain des indĂ©pendances africaines : « Il est prĂ©fĂ©rable d’apprendre Ă  ces populations Ă  planter un pommier plutĂŽt que de leur envoyer une tonne de pommes ». C’est Ă  ce titre qu’il avait dĂ©veloppĂ© ces « microrĂ©alisations » qui, sous un contrĂŽle strict des travaux et du bon emploi des sommes allouĂ©es, permettaient Ă  des populations de demeurer dans leurs villages et d’y vivre dĂ©cemment en pratiquant cette autosuffisance que les thĂ©oriciens de la dĂ©croissance appellent aujourd’hui de leurs vƓux.

Monseigneur Rodhain, le fondateur du Secours catholique.

Monseigneur Rodhain, le fondateur du Secours catholique.

Pourquoi donc tant d’hommes et si peu de femmes sur les routes migratoires ? Est-ce Ă  dire que, plutĂŽt que de s’encombrer d’une famille, de trop nombreux candidats Ă  l’exil, l’abandonnent dans une misĂšre encore plus noire, voire entre les mains de leurs Ă©ventuels exploiteurs ou tortionnaires ? Nos belles Ăąmes qui compatissent aux Ă©preuves de ces nouveaux chercheurs de l’Eldorado, imaginent-elles rĂ©ellement les difficultĂ©s vitales que traversent ces centaines de milliers de femmes pour subsister en faisant bouillir les marmites de leur infortune.

Il subsiste dans ce qui fut le Far West amĂ©ricain de la ruĂ©e vers l’or, quelques « Ghost towns ». L’Afrique va-t-elle ĂȘtre parsemĂ©e de villages fantĂŽmes ?

Mais revenons Ă  nos moutons (plus particuliĂšrement ceux de la crĂšche) et par la mĂȘme occasion Ă  l’ñne qui favorisa la fuite en Égypte


Pour dissiper toute liaison mal-t-Ă  propos avec la Sainte Famille, imaginez-vous Joseph le charpentier, abandonnant Marie et son bĂ©bĂ© dans une BethlĂ©em inconnue, sinon hostile, les laissant aux mains des massacreurs d’HĂ©rode ?

Choquant, n’est-il pas ? (je travaille mon franglais pour, dĂ©sormais, mieux me faire comprendre de mes contemporains).

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