par Francoise Monestier.

Depuis des annĂ©es, l’adhĂ©sion Ă  l’Europe de l’Albanie et de l’ancienne rĂ©publique de Skopje officiellement devenue MacĂ©doine du Nord depuis la trahison du Premier ministre grec TsĂ­pras le 12 fĂ©vrier 2019, est dans les tuyaux. Le 27 mars dernier, Bruxelles a officiellement donnĂ© son accord pour leur admission en bonne et due forme au point qu’Emmanuel Macron, hostile dans un premier temps Ă  une telle inclusion, s’en est fĂ©licitĂ©, et qu’Ursula von der Leyen a chantĂ© les louanges de Tirana. Certes, l’épidĂ©mie de coronavirus a empĂȘchĂ© la cĂ©lĂ©bration des fiançailles, mais comme le dit le Premier ministre albanais Edi Rama, « la salle d’attente a enfin Ă©tĂ© ouverte ».

Un parfait apparatchik

Fils d’oligarques communistes, artiste-peintre et basketteur, Rama fait ses classes aux Beaux-Arts de Paris et revient au pays aprĂšs la chute du communisme. Que faire sinon enfourcher la monture socialiste et jouer les EuropĂ©ens convaincus ? Maire de Tirana pendant des annĂ©es, il s’attire les grĂąces des Occidentaux pour avoir transformĂ© sa ville Ă  l’aide d’oligarques liĂ©s au pouvoir, dont Shkelgim Fusha qui fait la pluie et le beau temps dans l’immobilier. Puis il prend Ă  la hussarde la direction du parti socialiste et s’installe en 2013 dans le fauteuil de Premier ministre. Il caresse alors dans le sens du poil les eurocrates bruxellois tout en encensant le Turc Erdogan, qui le lui rend bien en inondant le pays d’aides diverses et variĂ©es comme lors du dernier tremblement de terre de novembre dernier. Il entretient Ă©galement d’excellentes relations avec les Emirats qui ont envoyĂ© sept tonnes de fournitures mĂ©dicales pour l’aider Ă  lutter contre le Covid-19. En 2013, Edi Rama est invitĂ© au mariage du milliardaire Soros qui tire les ficelles de la justice albanaise. Il continue son ascension mĂȘme si le prĂ©sident de la RĂ©publique, Ilir Meta, soutient qu’il aurait obtenu l’aide du crime organisĂ© pour gouverner. Craint par une grande partie de la population, il n’en fait qu’à sa tĂȘte et vient, par exemple, de faire dĂ©molir le thĂ©Ăątre « fasciste » de Tirana construit par Mussolini lors de l’occupation italienne du pays, Ă  seule fin de complaire Ă  ses amis investisseurs immobiliers.

La patrie du crime mafieux

La criminalitĂ© organisĂ©e albanophone a prospĂ©rĂ© avec la guerre du Kosovo. L’ArmĂ©e de libĂ©ration du Kosovo abritait, en fait, une organisation politico-mafieuse qui a essaimĂ© en Europe avec la complicitĂ© de tous ceux qui ont pris fait et cause pour les musulmans sĂ©cessionnistes. Prostitution de masse, immigration clandestine, trafic de drogue et d’armes de guerre, cambriolages, trafics d’organes effectuĂ©s avec la complicitĂ© de mĂ©decins israĂ©liens, trafics de clandestins en mer adriatique, tout leur est bon. En France, les dĂ©tenus albanophones venus d’Albanie, du Kosovo, de l’ouest de la MacĂ©doine du Nord ou du sud-est du MontĂ©nĂ©gro reprĂ©sentent la troisiĂšme population carcĂ©rale derriĂšre celles du Maghreb et de la Roumanie. Leur progression est fulgurante (+ 674 % entre 2010 et 2017).

La criminalitĂ© albanaise avec ses rĂšgles strictes que rappelle Xavier Raufer dans son ouvrage de rĂ©fĂ©rence (La Mafia albanaise, une menace pour l’Europe) prospĂšre dans notre pays grĂące aux facilitĂ©s octroyĂ©es par l’asile politique, mais aussi grĂące Ă  la possibilitĂ©, depuis juin 2014, date de la candidature europĂ©enne de Tirana et de Skopje, pour leurs ressortissants de voyager en Europe avec un passeport sans visa.

ImplantĂ©s dans des territoires prĂ©cis (RhĂŽne-Alpes, Lorraine, Nord-Pas-de-Calais et Haute-Normandie), ces rĂ©seaux criminels sont trĂšs soudĂ©s entre eux mais n’hĂ©sitent pas Ă  passer des alliances avec des groupes mafieux turcs ou italiens si la moisson escomptĂ©e peut ĂȘtre bonne, quitte Ă  les jeter rapidement aux chiens.

Vers la Grande Albanie ?

Edi Rama milite pour une politique Ă©trangĂšre et sĂ©curitaire commune au Kosovo et Ă  l’Albanie qui ont supprimĂ© leur frontiĂšre depuis janvier 2019, ce qui permet aux Kosovars de bĂ©nĂ©ficier d’une ouverture vers la mer avec le port albanais de DurrĂ«s. En 2019, lors du dixiĂšme anniversaire de l’indĂ©pendance de l’ancien foyer national serbe, la fusion des deux territoires a Ă©tĂ© Ă©voquĂ©e, ainsi que la crĂ©ation d’un systĂšme d’éducation et d’un marchĂ© communs. Peu importe que leurs monnaies ne soient pas les mĂȘmes puisque l’euro est en circulation sur ces terres balkaniques.

Cette idĂ©e d’une Grande Albanie est Ă©videmment soutenue par Donald Trump qui, sans voir plus long que le bout de son nez, a donnĂ© son feu vert Ă  l’échange de territoires entre le Kosovo et la Serbie. Mais comme les Etats-Unis possĂšdent au Kosovo une de leurs plus grandes bases militaires dans les Balkans et qu’ils veulent, par tous les moyens, contrecarrer l’influence russe, ils n’hĂ©sitent pas Ă  faire alliance avec le diable. Est-il besoin de prĂ©ciser que ce projet de Grande Albanie est Ă©videmment soutenu par Erdogan qui y voit un moyen supplĂ©mentaire de prendre la GrĂšce en tenaille ? En conclusion, et comme le dit le Premier ministre albanais – auquel on ne saurait donner tort – « l’entrĂ©e dans l’Europe est une opportunitĂ©, mais de lĂ  Ă  dire que les Albanais vont devenir des SuĂ©dois, je ne pense pas que ça va arriver. » Question cynisme, Rama peut rivaliser avec Macron.

Photo : Le théùtre mussolinien de Tirana, construit en 1939, a été détruit sur décision du maire de la ville ce dimanche 17 mai. Les Albanais ont été des milliers à protester lundi, dénonçant un « crime ».

Article paru dans les colonnes du quotidien Présent.

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