Nous sommes probablement entrĂ©s dans les visibles consĂ©quences du « dĂ©clin de l’Occident » ainsi dĂ©signĂ© par Alexandre Soljenitsyne ; et aprĂšs les bonnets rouges, trĂšs localisĂ©s, les gilets jaunes ont montrĂ© l’audience nationale du mĂ©contentement populaire, face Ă  la matĂ©rialisation tyrannique du pouvoir.

Cette matĂ©rialisation est tellement Ă©vidente que le rĂ©gime en est Ă  imiter l’ancienne mĂ©decine, qui ne connaissait que la « saignĂ©e » comme ultime remĂšde !

Nos politiques devraient au contraire se poser la question de savoir comment Ă©viter la saignĂ©e du peuple. Et, pour cela, il faudrait, bien sĂ»r, revenir Ă  une morale vitale, celle qui a Ă©tĂ© Ă©cartĂ©e comme un progrĂšs, de l’aveu du docteur Pierre Simon – grand maĂźtre de la Grande Loge de France, dĂ©fendant le meurtre prĂ©natal, cofondateur de l’Association nationale pour l’étude de l’avortement (ANEA) et militant pour la promotion des techniques de procrĂ©ation mĂ©dicalement assistĂ©e et  soutenant le droit Ă  mourir dans la dignitĂ© – qui pouvait affirmer : « Il ne peut y avoir de vie que si l’État le dĂ©cide ! ».

« Il faut obliger le peuple Ă  devenir ce que nous voulons qu’il soit ! »

« Il faut obliger le peuple Ă  devenir ce que nous voulons qu’il soit ! »

Peu de ChrĂ©tiens et de stoĂŻciens sans doute feront cette analyse de notre dĂ©chĂ©ance. Tout au contraire, chrĂ©tiens « modernistes » et citoyens mondialistes accepteront la « dĂ©monocratie » insidieuse de l’État ! La morale de Carrier, massacreur des VendĂ©ens se transpose dans le pouvoir actuel. Le misĂ©rable disait : « Il faut obliger le peuple Ă  ĂȘtre libre ! » : le funeste trio, Macron, Philippe, et Castaner, modifient Ă  peine la formule. Et c’est : « Il faut obliger le peuple Ă  devenir ce que nous voulons qu’il soit ! »

Sous des aspects strictement alimentaires, la rĂ©volte des gilets jaunes est tout de mĂȘme aussi une rĂ©volte morale, puisqu’elle se rĂ©fĂšre Ă  l’inĂ©galitĂ© des citoyens devant la loi. Cette inĂ©galitĂ© permet aux janissaires du rĂ©gime de vivre somptueusement, tandis que le paupĂ©risme du peuple s’accroĂźt.

Les jacqueries d’autrefois connurent les mĂȘmes raisons. Mais aujourd’hui l’indigence a touchĂ© les classes dites moyennes, pour remplacer les paysans, vaincus par le rĂ©gime et « leur » FĂ©dĂ©ration des exploitants, au point de se suicider en masse, plutĂŽt que de se battre.

Les gilets jaunes refusent le dĂ©sespoir, car ils peuvent compter sur d’autres atouts modernes, dont celui des facilitĂ©s de communication, pour se donner rapidement des mots d’ordre et se mobiliser. Et c’est ainsi que leur masse augmente de jour en jour, hors des privilĂ©giĂ©s. Il augmente aussi de par les dĂ©clarations imbĂ©ciles des potiches du rĂ©gime ! Qu’un histrion juvĂ©nile comme GĂ©rald Darmanin puisse comparer les Gilets jaunes aux Nazis n’aura servi qu’Ă  jeter Ă©lectoralement ceux-ci dans les partis d’opposition, et je connais des citoyens qui, comme moi-mĂȘme, ne votaient plus depuis 20 ans, qui se rendront aux urnes dĂšs les prochaines consultations, et ne se tromperont pas de bulletin.

Quant Ă  la casse dĂ©plorable due Ă  des Ă©lĂ©ments « incontrĂŽlĂ©s », qui donc a le devoir de les contrĂŽler ? Certes, ces Ă©lĂ©ments se retrouvent dans toutes les rĂ©volutions, et en France il n’y a eu guĂšre qu’une rĂ©volution politique sans effusion de sang : ce fut celle d’Hugues Capet qui remplaça la dynastie carolingienne avec l’assentiment du peuple et des autoritĂ©s, sĂ©duites par sa vaillance !

En revanche, la RĂ©volution française ne s’est dĂ©sastreusement imposĂ©e que par ses Ă©lĂ©ments extrĂȘmes dans la violence et le crime ! En vain, la fĂȘte de la FĂ©dĂ©ration en 1790 tenta d’établir un nouvel ordre : ce fut la chienlit criminelle qui triompha !

Qu’on le veuille ou non, le gouvernement actuel est l’hĂ©ritier de ces monstres, avec en sus la bĂ©nĂ©diction du pouvoir financier, c’est-Ă -dire que l’on peut tout craindre


Ce qui se passe a Ă©tĂ© corroborĂ© par le dĂ©part honnĂȘte du ministre de l’IntĂ©rieur GĂ©rard Collomb qui a eu des mots trĂšs durs, et probablement trĂšs justes, vis-Ă -vis d’un gouvernement qui le rĂ©duisait Ă  l’impuissance face aux bandes ethniques ou crapuleuses !

C’est faute de rĂ©pressions antĂ©cĂ©dentes que les casseurs ont pu exercer leurs talents sur les Champs-ÉlysĂ©es ! Il est vrai qu’Emmanuel Macron a hĂ©ritĂ© d’une situation crĂ©e par ses deux prĂ©dĂ©cesseurs à l’ÉlysĂ©e ! Mais justement, son premier travail en tant que protecteur des citoyens n’aurait-il pas Ă©tĂ© de mettre Ă  la raison cette chienlit qui dĂ©shonore la nation ?

À voir ce qui se passe, on peut se demander tout au contraire s’il n’y a pas de connivence entre l’État et les bandes de casseurs urbains, de façon que les Ă©lecteurs prĂ©fĂšrent les promesses du rĂ©gime, plutĂŽt que l’aventure d’une rĂ©volution, pourtant nĂ©cessaire, pour le remplacer !

J’ai tentĂ© d’écouter le prĂ©sident Macron de toute mon attention pendant son allocution de Nouvel An ! Il nous a donnĂ© la preuve d’un vĂ©ritable gĂ©nie verbal, et d’une extraordinaire facultĂ© d’invention, pour finalement ne rien dire sinon que de se projeter dans un avenir dont CĂ©line disait que c’était faire « un discours aux asticots. »

Le discours Ă©tait fluide Ă  souhait et glissait comme un pet sur une toile cirĂ©e, de sorte qu’il m’a fallu faire un effort mĂ©ritoire pour Ă©chapper Ă  la somnolence. J’ai compris tout de mĂȘme qu’il demandait trois mois de sursis pour que son gĂ©nie se manifeste dans les actes. Il me semble qu’ensuite il nous a promis qu’en 2035 nous serions tirĂ©s d’affaire ! Mais pas le moindre soulagement immĂ©diat, nulle rĂ©forme de structure pour contrer l’omnipotence de l’État jacobin. Un silence total sur le pourrissement des banlieues. Nul projet pour taxer les « tankers » dont certains, dans un seul charroi, polluent plus que des milliers de voitures au diesel ! Également oubliĂ© le kĂ©rosĂšne des cargos aĂ©riens de luxe ! Et pas une mesure pour Ă©viter le suicide des agriculteurs, dont on baissera encore les prix, afin de mĂ©nager le panier de la mĂ©nagĂšre urbaine, qui peine Ă  se nourrir avec le SMIC


Quant au Premier ministre Édouard Philippe, il n’est que « la voix de son maĂźtre » et cela d’autant plus qu’il doit se faire pardonner d’avoir dit des choses trĂšs dĂ©sagrĂ©ables sur lui, avant que celui-ci, Ă©lu, ne l’appelle Ă  ses cĂŽtĂ©s.

Contrairement au prĂ©sident Pompidou qui, par les accords de Grenelle, avait rĂ©ussi Ă  casser le mouvement rĂ©volutionnaire de 1968, Emmanuel Macron n’accepte de dialoguer avec les gilets jaunes que pour les convaincre que sa tĂȘte Ă  raison contre le ventre du peuple !

Par ailleurs, en choisissant Christophe Castaner pour remplacer au ministĂšre de l’IntĂ©rieur GĂ©rard Collomb, Macron a commis la faute, probablement irrĂ©parable, de mettre un aventurier politique uniquement compĂ©tent en matiĂšre de poker, lĂ  oĂč il eut fallu un Richelieu. Mais il est Ă  peu prĂšs certain qu’il n’existe ni de Richelieu, ni de Mazarin dans le personnel des « partis » de gouvernement !

Nous allons donc en payer les consĂ©quences, mais les rĂ©gimistes aussi. Et je crois que l’on peut projeter sur notre temps, ce que dans le sien disait Victor Hugo : « Ce serait une erreur de croire que ces choses, finiront par des chants et des apothĂ©oses ! ».

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