Des trente-cinq heures aux « emplois jeunes », des dĂ©clarations solennelles sur « l’interdiction du chĂŽmage » au « scandale des jeunes au chĂŽmage », du chĂŽmage « causĂ© par l’immigration » Ă  l’assistanat perçu comme un « droit naturel », on entend tout et tout le monde. C’est que « l’emploi » est un sujet Ă  la mode, dĂ©trĂŽnĂ© trĂšs occasionnellement par fait-divers atroce ou une coupe mondiale de football, mais persistant envers et contre tout.pole emploi

C’est mĂȘme lĂ  un drame national, comme on dit, et ce n’est certes pas en quelques mots qu’on peut en esquisser toutes les causes fondamentales et toutes les consĂ©quences dramatiques. En revanche, on peut remarquer un singulier « oubli » dans le concert de commentaires et d’imprĂ©cations des uns et des autres : jusqu’à prĂ©sent, Ă  part quelques allusions dĂ©sabusĂ©es Ă  « la machine qui prend la place de l’homme », personne, et surtout pas nos hommes politiques, n’a, semble-t-il, encore eu le courage de soulever le problĂšme des « devenus inutiles ». Non pas les travailleurs « au noir » – qui, en fait, ne sont que des gens qui veulent conserver l’argent de leur labeur sans participer Ă  l’entretien du train de vie de l’État et de ses obligĂ©s – ni les gens « Ă  la recherche d’un emploi » – qui, Ă  notre Ă©poque, ne l’a pas Ă©tĂ© une fois ou l’autre ? –, ce sont ces femmes et hommes, que le progrĂšs technique et les charges sociales ont rendus inutiles.

Quelle entreprise a encore les moyens d’un employĂ© de bureau ? Entendez par lĂ  le prĂ©posĂ© aux photocopies, celui qui va chercher tel dossier Ă  tel Ă©tage pour tel cadre
 ou qui va apporter des documents Ă  l’autre bout de la ville oĂč ils sont attendus d’urgence ?

Cet employĂ©-lĂ  a disparu depuis bien longtemps. La secrĂ©taire, voire le directeur font leurs photocopies eux-mĂȘmes et se dĂ©placent l’un et l’autre d’étage en Ă©tage Ă  la recherche de leurs dossiers
 Quant aux plis urgents, ils font appel Ă  une sociĂ©tĂ© de coursiers.

L’employĂ©, bien gentil et qui ne savait faire que cela, passĂ© trente-cinq ans, ne sera pas engagĂ© par lesdites sociĂ©tĂ©s de course : on le voit mal, en effet, affronter les embouteillages sur un scooter. Et s’il acceptait de le faire, on estimerait qu’il n’aurait pas la rentabilitĂ© d’un « jeune » qui, Ă©tant rĂ©munĂ©rĂ© Ă  la course et n’ayant pas conscience des dangers, fonce « guidon Ă  terre » au mĂ©pris des lois de l’apesanteur et bien souvent de la circulation.

Ces « devenus inutiles » forment une grande partie de nos chĂŽmeurs actuels. Et ce ne sont ni le manque d’études ni d’hypothĂ©tiques stages qui leur permettront de reprendre place dans le monde du travail actuel, puisque les charges sociales interdisent
 et que le progrĂšs technique supprime
 ces emplois modestes, les seuls qu’ils Ă©taient capables d’occuper. Cela, on ne le dit pas, puisque tous les hommes sont Ă©gaux et ont les mĂȘmes droits et la mĂȘme capacitĂ© de par la volontĂ© de l’égalitarisme Ă  tous crins.

Cette ineptie ne date pas d’hier. Jean-Jacques Rousseau n’avait-il pas la certitude que « l’homme est naturellement bon, c’est la sociĂ©tĂ© qui le pervertit » ? Quand constaterons-nous plutĂŽt que « tout homme est naturellement apte Ă  un travail ; faut-il encore que la sociĂ©tĂ© offre Ă  chacun une activitĂ© Ă  sa mesure. »

Les « devenus inutiles » reprendraient alors leur place dans la sociĂ©tĂ©. Toute leur place. Et cette place-lĂ  est tout de mĂȘme prĂ©fĂ©rable Ă  celle d’un bĂ©nĂ©ficiaire du RSA qui a remplacĂ© leRSA d’antan : celui-lĂ  n’est rien d’autre que l’enfant monstrueux et surtout odieux, de la mendicitĂ© et de l’assistanat.

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A propos de l'auteur

Philippe Randa

Directeur du site EuroLibertĂ©s. Ancien auditeur de l’Institut des Hautes Études de DĂ©fense Nationale, chroniqueur politique, Ă©diteur (Ă©ditions Dualpha, DĂ©terna et L'Æncre) et auteur de plus d’une centaine de livres. SociĂ©taire de l’émission « Bistrot LibertĂ© » sur TVLibertĂ©s, il co-anime avec Roland HĂ©lie l'Ă©mission « SynthĂšse » sur Radio LibertĂ©s tous les jeudi. Ses chroniques politiques sont publiĂ©es chaque annĂ©e en recueil sous le titre : « Chroniques barbares ».

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