À l’occasion des curiositĂ©s islamiques qui ont, depuis l’annĂ©e 2014, souillĂ© notre pays, ensanglantĂ© notre Nation et dĂ©shonorĂ© l’État, la fraction la moins sotte des Français de souche europĂ©enne (estimons-la aux alentours de 25 – 30 %) a dĂ©butĂ© une rĂ©flexion sur la guerre des races et des religions qui empuantit notre vie publique.

On comprend qu’un lecteur du Monde ou de LibĂ©ration, un spectateur assidu des actualitĂ©s tĂ©lĂ©visĂ©es des chaĂźnes publiques ou mondialistes – il n’existe nulle diffĂ©rence entre elles –, soit dĂ©cĂ©rĂ©brĂ©, admirablement formatĂ© au point de nier la rĂ©alitĂ© du fait : la guĂ©rilla civile qui est en train de basculer vers la guerre ouverte. Nier l’évidence des faits, c’est la dĂ©finition mĂȘme du dĂ©lire et celui-ci est organisĂ© par les vrais maĂźtres : les patrons de la production des biens de consommation et de leur distribution.

Comme ce fut toujours le cas de l’histoire humaine, seule compte l’élite de la pensĂ©e et surtout de l’action. Toutefois, il ne faut pas se tromper dans sa rĂ©flexion de fond et confondre civilisation et choix individuel qui, pour ĂȘtre authentique, doit ĂȘtre librement adoptĂ© (et sĂ»rement pas « consenti »).

L’adhĂ©sion Ă  une religion, ou son refus, est affaire purement personnelle et ne devrait jamais ĂȘtre imposĂ©e Ă  autrui. MĂȘme le port ostentatoire de symboles religieux – et beaucoup de fidĂšles se croient investis de la mission divine de propager leur croyance – est une atteinte Ă  la libertĂ© des autres, une nuisance identique Ă  celle des vĂȘtures bizarres, du rap ou des musiques gitanes que les immigrĂ©s imposent aux Français de souche europĂ©enne.

En aucun cas, une religion ne peut ĂȘtre considĂ©rĂ©e comme la ou l’une des « racines » d’un peuple. Si elle est considĂ©rĂ©e comme telle, de fait ou de droit, c’est qu’elle a Ă©tĂ© imposĂ©e comme mythe fondateur. C’est le cas pour la religion juive, particulariste Ă  l’extrĂȘme, pratiquant l’exclusion des autres.

Ni le christianisme, ni le crĂ©tinisme marxiste, ni la religion des droits de l’homme ne font partie des racines de l’Europe et l’islam n’a pas vocation pour le devenir. Une foi n’est un fondement spirituel et moral que pour celles et ceux qui l’ont librement choisie, idĂ©alement aprĂšs mĂ»re rĂ©flexion et pas seulement par hĂ©ritage familial.

Il en va tout autrement des sources d’une civilisation. Celles-ci sont un mĂ©lange d’usages domestiques et communautaires, de culture juridique, intellectuelle et artistique, enfin d’heurs et de malheurs vĂ©cus en commun au fil des siĂšcles. La religion n’en fait partie qu’à titre individuel pour les conduites morales, Ă  titre collectif par ses crĂ©ations architecturales et ses Ă©ventuelles Ɠuvres d’art non grotesques.

En AthĂšnes, au Ve siĂšcle avant J.-C., on tolĂ©rait qu’un DĂ©mocrite fĂ»t athĂ©e. Il demeure l’immortel auteur d’une phrase parfaitement adaptĂ©e Ă  notre monde alĂ©atoire et Ă  la programmation gĂ©nĂ©tique des comportements animaux (remaniĂ©e, chez l’homme, par l’intervention du libre arbitre et de la transcendance) : « Tout ce qui existe est le fruit du hasard et de la nĂ©cessité ». Un siĂšcle et demi plus tard, le plus grand philosophe de l’AntiquitĂ©, Épicure – le vrai, pas celui des lĂ©gendes colportĂ©es par ses ennemis stoĂŻciens –, pouvait soutenir que les essences supĂ©rieures, si elles existent, ne se soucient nullement de l’humanitĂ©.

Les racines de l’Europe ne sont en aucun cas « judĂ©o-chrĂ©tiennes », ni mĂȘme chrĂ©tiennes, comme des convaincus veulent nous le faire accroire, en pitoyable rĂ©action au fanatisme des sectaires de l’islam conquĂ©rant. Nos racines, ce sont la culture grĂ©co-romaine, bien connue des humanistes, et la culture celto-germanique, dont on commence seulement Ă  comprendre la grandeur. Ce sont aussi la fĂ©erie de la grande Renaissance, celle du Quattrocento italien et de sa poursuite en Europe occidentale au XVIe siĂšcle, ainsi que les progrĂšs scientifiques et techniques ininterrompus depuis l’aube du XVIIIe siĂšcle.

En revanche, la religiositĂ© hypocrite des Droits de l’homme est une invention britannique et nord-amĂ©ricaine, et, comme tout ce qui vient de ces cyniques contrĂ©es, c’est une croyance entachĂ©e d’argent et de manipulation de l’opinion publique Ă  des fins commerciales. On peut donc la nĂ©gliger.

Enfin et surtout, la principale racine d’un continent, c’est sa race. On comprend que les Chinois, les Mongols ou les Japonais puissent se glorifier de leurs ancĂȘtres et de leurs civilisations respectives. On ne trouve que les EuropĂ©ens, depuis l’annĂ©e 1945 – l’An ZĂ©ro de la rĂ©flexion politique, historique et sociologique sur notre continent –, pour cracher sur leur histoire et en renier des pans entiers
 comme l’apport de la civilisation technique et scientifique moderne aux peuples d’Afrique et d’OcĂ©anie ou assoupis aprĂšs un dĂ©part grandiose (Asie et AmĂ©rique du centre et du sud).

Cette repentance, absurde et grotesque, n’est rien d’autre qu’un dĂ©lire de nĂ©gation, Ă  soigner par un regain d’orgueil et une cure d’action. Il est Ă©vident qu’il ne manque pas de points d’application Ă  cette derniĂšre mesure : nettoyer notre continent, devenu porcherie ; lutter contre toute forme de fanatisme religieux.

Certes, il est nĂ©cessaire de crĂ©er une communautĂ© eurasiatique, amplement justifiĂ©e par une Ă©galitĂ© de comportement des EuropĂ©ens et des ExtrĂȘme-Orientaux face au travail, mais cette institution devra ĂȘtre prĂ©cĂ©dĂ©e par l’établissement de l’Empire europĂ©en, de l’Atlantique Ă  Vladivostok, exclusivement peuplĂ© d’EuropĂ©ens.

Chacun chez soi : l’expĂ©rience des sinistres annĂ©es qui ont suivi l’An 1976 en France dĂ©montre Ă  l’évidence l’intelligence profonde de ce dogme. Les amateurs de mĂ©tissage et de melting-pot ont l’immense continent des Trois AmĂ©rique pour assouvir leur passion.

La religion de l’agapĂš – soit l’amour supposĂ© d’un dieu pour ses crĂ©atures et, en retour, la pratique de l’amour entre « enfants de dieu », toutes races confondues – est une utopie, que des naĂŻfs peuvent considĂ©rer comme « admirable ». On peut, Ă  l’inverse, estimer la charitĂ© – soit le don absolu, sans espoir de rĂ©ciprocitĂ© – comme une pratique absurde, si l’on considĂšre l’espĂšce humaine comme elle est, si on la juge par ce qu’elle a produit depuis des millĂ©naires.

Au XXIe siĂšcle du comput actuel, que les chrĂ©tiens absolvent s’ils le jugent bon, Ă  la suite d’un pape curieux et d’une chanceliĂšre allemande luthĂ©rienne, les violeurs, les assassins et les terroristes, cela ne regarde que leur conscience. En aucun cas, ce choix dogmatique ne doit influer sur la conduite des affaires politiques et militaires. « Pardonner aux terroristes, c’est le rĂŽle de dieu. Les envoyer auprĂšs de lui, c’est le mien » a fort bien dit Vladimir Poutine, en novembre 2015.

Une saine rĂ©flexion sur les racines d’une civilisation ne doit surtout pas se tromper de dĂ©finition, pour ne pas errer dans les mesures Ă  prendre.

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