L’histoire des pressions du cabinet Trudeau sur la ministre de la Justice Jody Wilson-Raybould – qui a depuis dĂ©missionnĂ© de son poste – pour Ă©viter que la firme SNC-Lavalin ne subisse des poursuites concernant des histoires de corruption en Libye sous Kadhafi pourrait coĂ»ter aux LibĂ©raux la prochaine Ă©lection qui se tiendra Ă  l’automne.

Pour rĂ©sumer briĂšvement pour les lecteurs qui n’auraient pas suivi ce mĂ©lodrame qui enflamme le Canada depuis les rĂ©vĂ©lations du Globe and Mail Ă  la mi-fĂ©vrier, le groupe SNC-Lavalin fut identifiĂ© dans une affaire de corruption en Libye.

Un des principaux accusĂ©s, StĂ©phane Roy bĂ©nĂ©ficia de l’abandon des procĂ©dures Ă  cause des dĂ©lais trop longs, et la firme parvint, grĂące Ă  une intervention gouvernementale, Ă  ne pas ĂȘtre accusĂ©e au niveau criminel, ce qui l’aurait empĂȘchĂ© d’obtenir des contrats publics.

Seulement voilĂ , pour que les charges soient abandonnĂ©es, le politique dut se mĂȘler du judiciaire. La ministre Wilson-Raybould fut la cible de pressions provenant de la garde rapprochĂ©e de Justin Trudeau, pressions auxquelles elle dit avoir rĂ©sistĂ©, ce qui poussa Trudeau Ă  la relĂ©guer aux Anciens combattants.

Depuis, bien que Trudeau et son entourage nient fermement de quelconques pressions ou une implication dans cette histoire, le principal conseiller de Justin Trudeau, Gerald Butts, qui Ă©tait l’homme qui prenait les dĂ©cisions Ă  Ottawa et qui forgeait les politiques Ă  mettre en place, a dĂ©missionnĂ© et quittĂ© son poste. On peut donc imaginer que soit Butts fut impliquĂ© dans ces pressions, ou qu’il ait pris le blĂąme pour son ami Justin qu’il cĂŽtoie depuis l’universitĂ© et qu’il a lui-mĂȘme crĂ©Ă©, politiquement parlant.

La dĂ©mission de Butts est un aveu en soi. MalgrĂ© tous les dĂ©mentis d’Ottawa, il est clair que la situation est trouble. Le gouvernement libĂ©ral a sciemment enterrĂ© le plus gros scandale de corruption de la dĂ©cennie. L’homme le plus influent d’Ottawa a dĂ©missionnĂ© depuis, mais Trudeau continue Ă  marteler qu’il n’y a rien Ă  voir, qu’il faut le croire et passer son chemin.

Mais voilĂ , ce genre de scandale de corruption fait partie de l’ADN du Parti libĂ©ral. Si Harper prit le pouvoir en 2006, c’est bien Ă  cause du scandale des commandites qui avait entachĂ© le parti de Trudeau qui dut se refaire une crĂ©dibilitĂ© auprĂšs des Ă©lecteurs. Depuis que Trudeau junior est arrivĂ© au pouvoir, on ne compte d’ailleurs plus les fois oĂč il a dĂ» s’expliquer devant le commissaire Ă  l’éthique.

Et l’autre acteur de ce scandale, SNC-Lavalin, est loin d’ĂȘtre un parangon de vertu. Dans la derniĂšre dĂ©cennie, plusieurs cadres ont Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©s dans des histoires de fraude, de corruption et de blanchiment d’argent pour des gestes non seulement liĂ©s Ă  l’affaire libyenne, mais aussi Ă  la construction d’un hĂŽpital Ă  MontrĂ©al et d’infrastructures au Bangladesh et au Cambodge. La firme a d’ailleurs Ă©tĂ© placĂ©e sur la liste noire de la Banque mondiale pour une pĂ©riode de dix ans.

La crĂ©dibilitĂ© des diffĂ©rents protagonistes est donc pour le moins chancelante et on peine Ă  croire que les allĂ©gations de Wilson-Raybould soient infondĂ©es et que sa chute aux Anciens combattants ainsi que l’abandon de toute accusation contre SNC-Lavalin et la dĂ©mission de Butts soient de pures coĂŻncidences. On dit que plus un mensonge est gros, plus il passe facilement, mais cette fois, le mensonge ne semble pas prendre
 le peuple n’est pas dupe.

La question est maintenant de savoir si Trudeau sera directement pointé du doigt, ce qui pourrait mettre fin à sa carriÚre.

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A propos de l'auteur

RĂ©mi Tremblay

RĂ©mi Tremblay, Ă©diteur du Harfang, porte-parole de la FĂ©dĂ©ration des QuĂ©bĂ©cois de souche, collaborateur Ă  plusieurs journaux (PrĂ©sent, Livr’Arbitres, Council of Euro-Canadians et Alternative Right) ; il a dĂ©jĂ  publiĂ© le livre "Les Acadiens : du Grand DĂ©rangement au Grand Remplacement" et "Le Canada français, de Jacques Cartier au gĂ©nocide tranquille" (avec Jean-Claude Rolinat) aux Ă©ditions Dualpha. Il est le correspondant d'EuroLibertĂ©s au Canada.

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