Le match Ă©tait serrĂ©, on le savait. Cette quasi Ă©galitĂ© des scores, entre le front rĂ©publicain Ă  l’autrichienne et le mouvement patriotique, est infiniment plus qu’un symbole, une vraie note d’espoir pour tous les pays europĂ©ens qui, les uns aprĂšs les autres, secouent la chape de plomb du politiquement correct.

Pendant la guerre froide, et spĂ©cialement de 1945 Ă  1955, Vienne, l’Autriche, furent l’enjeu d’une bataille entre l’Est et l’Ouest. Les SoviĂ©tiques, par la violence, par l’enlĂšvement et l’assassinat de nationalistes et de notables, tenta d’attirer ce pays du mauvais cĂŽtĂ© du Rideau de fer. L’élection de dimanche referme dĂ©finitivement ces pages noires de l’histoire europĂ©enne.

Et puis Vienne et l’Autriche, c’est beaucoup plus qu’un petit pays d’Europe centrale. C’est une composante essentielle, spĂ©cialement glorieuse sur les plans artistique et littĂ©raire, de cette Europe d’avant 1914, qui irriguait le monde entier de sa culture, de sa richesse, de ses talents. LĂ  aussi, le score de dimanche est comme un lien renouĂ© avec l’identitĂ© culturelle et spirituelle de la grande Europe d’avant nos guerres civiles europĂ©ennes du XXe siĂšcle.

Enfin on ne peut oublier non plus que Vienne fit face aux Ottomans, aux XVIe et XVIIe siĂšcles, et donna le signal de la reconquĂȘte et de la supĂ©rioritĂ© de l’Europe chrĂ©tienne sur la barbarie venue d’Orient.

Pour annoncer et amorcer la rĂ©surrection des peuples europĂ©ens, le score autrichien des forces du renouveau national au scrutin de dimanche fait lever, de Gibraltar Ă  Vladivostok et de Dublin Ă  Erevan, d’immenses espĂ©rances.