Tous groupes politiques confondus, avec un bĂ©mol du cĂŽtĂ© du groupe PPE de centre droit proche de Jean-Claude Juncker, lors de la session plĂ©niĂšre du mois de mars Ă  Strasbourg, les dĂ©putĂ©s europĂ©ens ont vivement critiquĂ© la promotion Ă©clair de l’homme fort du cabinet du PrĂ©sident de la Commission Jean-Claude Juncker au poste stratĂ©gique de SecrĂ©taire GĂ©nĂ©ral de cette institution, en violation de toutes les rĂšgles communĂ©ment admises, qu’elles soient statutaires, dĂ©ontologiques ou autres.

La façon brutale, provocatrice et inĂ©lĂ©gante dont l’Allemand Martin Selmayr a Ă©tĂ© dĂ©signĂ© le 21 fĂ©vrier Ă  la fonction de SecrĂ©taire GĂ©nĂ©ral – aprĂšs avoir Ă©tĂ© 9 minutes durant, SecrĂ©taire GĂ©nĂ©ral adjoint – la plus Ă©levĂ©e de l’administration de la Commission, dĂ©truit Ă  l’évidence un peu plus encore la crĂ©dibilitĂ© de l’Union europĂ©enne prĂ©tendue championne de l’intĂ©gritĂ© et de la transparence dans l’administration publique, alors que la confiance des EuropĂ©ens est au plus bas ; si l’on ajoute Ă  cela, en moins de 3 mois, la dĂ©claration du Commissaire europĂ©en en charge des migrations, Monsieur Avramopoulos « Europe is too white » (l’Europe est trop blanche), alors il est plus aisĂ© de comprendre le rĂŽle de pompier incendiaire de la Commission europĂ©enne, laquelle s’insurge face Ă  la progression trĂšs forte des rĂ©actions de dĂ©fense nationale, des « populismes », phĂ©nomĂšnes lĂ©gitimes et comprĂ©hensibles qu’elle dĂ©nonce rĂ©guliĂšrement !

Le dĂ©bat en plĂ©niĂšre du lundi 12 mars, sur la promotion Ă  la vitesse de la lumiĂšre, de Martin Selmayr, 47 ans, Ă  un peu plus d’un an de la fin du mandat de son supĂ©rieur Jean-Claude Juncker – absent lors du dĂ©bat – a Ă©tĂ© ajoutĂ© Ă  l’ordre du jour, eu Ă©gard Ă  la polĂ©mique grandissante Ă  Bruxelles sur les conditions pour le moins opaques de cette nomination.

Il faut fermement rappeler que les institutions europĂ©ennes n’appartiennent pas aux hauts fonctionnaires mais aux citoyens europĂ©ens. Il faut servir et non se servir ! Un dĂ©putĂ© nĂ©erlandais a pour sa part estimĂ© que « tout puait dans cette nomination, que tout avait Ă©tĂ© fait derriĂšre des portes closes. »

« Cela sent le nĂ©potisme et l’abus de biens publics, Dieu merci le Royaume-Uni s’en va ! », a lĂąchĂ© le dĂ©putĂ© britannique eurosceptique et pro-Brexit Nigel Farage.

De nombreux dĂ©putĂ©s ont dĂ©plorĂ© l’absence du PrĂ©sident de la Commission europĂ©enne dans l’hĂ©micycle, reprĂ©sentĂ© par le commissaire europĂ©en en charge du Budget GĂŒnther Oettinger, lequel a trĂšs maladroitement dĂ©fendu la « Blitz nomination » du nouveau SecrĂ©taire GĂ©nĂ©ral. La commission du ContrĂŽle budgĂ©taire du Parlement europĂ©en, saisie de cette affaire, examinera la semaine prochaine cette choquante affaire. Enfin, la MĂ©diatrice de l’UE, chargĂ©e d’enquĂȘter sur les plaintes pour mauvaise administration, a indiquĂ© sur Twitter avoir dĂ©jĂ  reçu deux plaintes au sujet de la promotion de Martin Selmayr et promis de les analyser.

Au moment mĂȘme oĂč la Commission europĂ©enne, donneuse de leçons et de bons points, toute honte bue, dĂ©clenche l’article 7 du traitĂ©, son arme « nuclĂ©aire » contre la Pologne, au motif que ce pays voit son gouvernement Ă©lu dĂ©mocratiquement, contrairement aux Commissaires europĂ©ens nommĂ©s, rĂ©aliser une rĂ©forme judiciaire, ce type de pratique d’une autre Ă©poque, est inadmissible et exĂ©crable ; elle dĂ©considĂšre l’ExĂ©cutif europĂ©en, une fois encore, alors que les nuages sur l’avenir de l’Europe s’amoncellent.

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