Tant que la France n’est pas encore sous le rĂ©gime de la Charü’a, l’on peut rĂ©pĂ©ter le proverbe : « Dans le cochon, tout est bon ». Pour le candidat Macron, il n’est aucun artifice de propagande, aucune bassesse, aucune impudence morale qui soit inadapté : pour sa campagne, tout est bon.

Il avait commencĂ©, avant mĂȘme d’ĂȘtre candidat, par annexer Jeanne d’Arc – pourtant fort nationaliste, alors que le candidat Macron serait fortement, voire exclusivement, globalo-mondialiste.

Il s’approprie Mitterrand : c’est trĂšs logique, puisque ce bourgeois avide d’argent introduisit la France dans le monde merveilleux de l’économie globale. Macron fait mieux encore, prĂ©tendant concilier les ennemis jurĂ©s, puisqu’il Ă©voque aussi Charles de Gaulle
 pourtant aussi ultra-nationaliste que la bergĂšre barroise citĂ©e plus haut.

ContrĂ© dans une usine oĂč il avait effectivement peu Ă  gagner, Ă©tant du cĂŽtĂ© des « dĂ©localiseurs d’entreprises », le sautillant Macron rebondit et vient parader Ă  Oradour-sur-Glane ! Il ne lui reste qu’à cĂ©lĂ©brer la Commune de 1871 Ă  sa façon ambiguë : en pleurant sur les victimes des communards, puis en lamentant les fusillĂ©s de la rĂ©pression.

De mĂȘme, on peut s’attendre Ă  une visite hautement symbolique Ă  Cholet, Savenay, Ponts-de-CĂ© ou Lucs-sur-Boulogne, en se souvenant que les glorieux soldats du gĂ©nĂ©ral Amey (100 % Français et 100 % rĂ©publicains) n’hĂ©sitĂšrent pas Ă  jeter des « VendĂ©ens » dans divers bĂ»chers expiatoires
 aprĂšs tout, un gĂ©nocide pour raisons politico-religieuses, estimĂ© entre 115 000 et 120 000 morts, ça peut aussi servir Ă  la propagande Ă©lectorale, si l’on sait bien s’y prendre, et les voix de 4 dĂ©partements (Deux-SĂšvres, Loire Atlantique, Maine-et-Loire et VendĂ©e), ça n’est pas rien.

Curieuse campagne que celle de 2017 : la France est envahie, les Français subissent une insĂ©curitĂ© dans toutes les villes, grandes et moyennes, l’industrie est moribonde, mais Macron s’en va courir aprĂšs de vieilles « gloires », fort discutables, du XXe siĂšcle et lamenter de vieux crimes
 alors que les crimes des terroristes mahomĂ©tans sont de l’actualitĂ© brĂ»lante.

Un peu de sĂ©rieux est requis, non pas d’un dĂ©magogue assez pitoyable, mais de l’électorat. OĂč rĂ©sident les vĂ©ritables problĂšmes ? Dans les souvenirs, tristes, beaux et factices, ou dans la rĂ©alitĂ© quotidienne ?

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Philippe Randa,
Directeur d’EuroLibertĂ©s.

A propos de l'auteur

Bernard Plouvier

Ancien chef de service hospitalier, spĂ©cialisĂ© en MĂ©de­cine interne.Il est auteur de nombreux livres historiques (L’énigme Roosevelt, faux naĂŻf et vrai machiavel ; La tĂ©nĂ©breuse affaire Dreyfus ; Hitler, une biographie mĂ©dicale et politique ; Dictionnaire de la RĂ©volution française,
) et d'essais (RĂ©flexions sur le Pouvoir. De Nietzsche Ă  la Mondialisation ; Le XXIe siĂšcle ou la tentation cosmopolite ; Le devoir d’insurrection,
). Il a Ă©tĂ© Ă©lu membre de l’AcadĂ©mie des Sciences de New York en mai 1980.

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