Le rendez-vous Ă©tait fixĂ© le samedi 15 septembre Ă  15h au cinĂ©ma MĂ©ga Castillet de Perpignan. Pas moins de 250 personnes Ă©tĂ© prĂ©sentes pour assister Ă  ce qui devait ĂȘtre l’évĂ©nement de la rentrĂ©e politique en Pays catalan. C’est deux fois moins de participants que ce qui Ă©tait annoncĂ© sur les rĂ©seaux sociaux.

Une erreur stratégique pour les inscriptions ?

Oui selon certains militants prĂ©sents. Selon eux l’accĂšs au congrĂšs devait ĂȘtre gratuit, ou bien Ă  cotisation symbolique pour inciter Ă  la mobilisation. Une idĂ©e trĂšs Ă©loignĂ©e des 10 euros de droit d’entrĂ©e qui incluait la carte d’adhĂ©sion pour 2016 frappĂ©e de la mention « membre fondateur ». LĂ  aussi certains « membres historiques » du collectif n’ont pas apprĂ©ciĂ© cette distribution de « lauriers » non mĂ©ritĂ©s. Question de style.

Un mois aprÚs la manifestation monstre du 10 septembre dernier qui a rassemblé plus de 10 000 personnes dans les rues de Perpignan, pouvons-nous penser que le nouveau parti catalan a gagné le match ?

Il a tout du moins marquĂ© un essai, et cela malgrĂ© une dĂ©fection, selon nos sources, d’une quarantaine de jeunes gravitant autour du collectif Agissons menĂ© par le militant centriste et localiste Joan Nou, dont l’absence fut grandement remarquĂ©e. C’est sans compter sur le vide abyssal de l’extrĂȘme gauche catalane qui a prĂ©fĂ©rĂ© dĂ©serter (faute de militants ?) les siĂšges de la salle oĂč se dĂ©roulait le congrĂšs.

Un « staff » issu de la sociĂ©tĂ© civile, mais pas que


A la tribune se sont succĂ©dĂ©s des politiques connus dĂ©sormais depuis l’affaire du « nom » de la rĂ©gion, comme le viticulteur et maire UDI de Fourques Jean Luc Pujol et Annabelle Brunet avocate et adjointe UDI Ă  la mairie de Perpignan, conseillĂšre dĂ©partementale. Au cĂŽtĂ© de ces militants de la premiĂšre heure dans le collectif, et Ă©galement membre du bureau politique, nous avons pu compter AgnĂšs Parayre, mairesse de LamanĂšre, Pierre Bataille, maire de Fontrabiouse, le talentueux Jean-Marie Roger, militant syndicaliste agricole qui a fait une intervention remarquable sur les capacitĂ©s de dĂ©veloppement du tissu Ă©conomique local en matiĂšre agricole, production-transformation-circuit court. Moins connus mais membres de ce mĂȘme bureau politique : Philippe Simon qui s’était dĂ©jĂ  prĂ©sentĂ© aux derniĂšres municipales sur Perpignan au cĂŽtĂ© de Joan Nou sur la liste les Jeunes EngagĂ©s, Georges FrancĂšs responsable associatif et transfuge du Parti Socialiste suite Ă  la politique anti-catalane menĂ©e par ses cadres, Joaquim Fernandez, Alexis Abat, Nathalie Denis, Terenci Vera, Fabienne Meyer (RĂ©publicaines EngagĂ©es), Damien Albanell, et sans oublier le trĂšs mĂ©diatique et non moins controversĂ© Jordi Vera prĂ©sident de la formation nord catalane, centre gauche ou centre droit selon le sens du vent, CDC.

Un nouveau parti pour quels objectifs ?

Si le programme en termes de culture catalane, d’obtention d’une CollectivitĂ© Territoriale Unique, et du dĂ©veloppement du tissu Ă©conomique local est ambitieux et empreint de bon sens, une question se pose : Comment supplanter les autres partis politiques parisianistes ? VĂ©ritable machine de guerre Ă©lectorale, tant d’un point de vue financier que du rĂ©seau tissĂ© depuis des annĂ©es. Aucune note sur l’insĂ©curitĂ© ainsi que les questions liĂ©es aux gĂšnes engendrĂ©es par une immigration galopante dans notre dĂ©partement, questions qui font de ce territoire une terre bĂ©nie pour le Front National. Dans un tel contexte quelle stratĂ©gie sera mise en place par ce nouveau parti catalan ?

Les identitaires catalans également présents

Pour terminer, si la vieille garde catalaniste Ă©tait absente ce jour-lĂ , nous avons pu remarquer la prĂ©sence du leader identitaire Llorenç PerriĂ© Albanell accompagnĂ© par son Ă©quipe, qui nous a informĂ©s de la tenue d’une confĂ©rence de presse le 5 novembre prochain non loin de Perpignan. Dans quel but ? La prĂ©sentation d’un mouvement politique 100 % nord catalan, identitaire et autonomiste. Un mouvement qui se veut d’action et de proposition. L’objectif est de combler Ă©galement un vide rĂ©curent dans les milieux catalanistes qui est celui de la dĂ©nonciation de l’immigration massive.

Article paru sur le site Lengadoc Info.

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