La Norvège est prête à sortir de la Convention de Genève si la Suède s’effondre. La frontière sera fermée par la force et les réfugiés suédois seront refoulés sans possibilité de demander l’asile. « Nous sommes préparés au pire», déclare la Première ministre Erna Solberg.

La Première ministre Erna Solberg.

La Première ministre Erna Solberg.

Il y a un danger si imminent que l’accord de Schengen et le système d’asile en Suède s’effondrent, que la Norvège doit avoir une législation d’urgence toute prête au cas où cela se produirait, estime la Première ministre norvégienne Erna Solberg. Aussi a-t-elle a élaboré une loi qui permettra aux autorités norvégiennes de refouler les demandeurs d’asile ne venant pas directement d’une zone de conflit.

En clair, les demandeurs d’asile russes, mais aussi ceux des autres pays nordiques, se verront refuser le droit de demander l’asile en Norvège, droit ancré dans la Convention des Nations Unies sur les réfugiés.

«C’est une proposition de force majeure dont nous disposerons au cas où tout s’effondre, où le flot (de réfugiés) arrive et où ils aboutissent tous en Norvège, puisque nous sommes au bout de l’Europe», déclare Erna Solberg dans une interview au quotidien danois Berlingske.

Le projet de loi sera bientôt présenté au Parlement, où il devrait bénéficier d’un large soutien, à l’instar d’autres mesures gouvernementales récentes durcissant la politique d’asile.

Berlingske ajoute que le gouvernement norvégien a été fortement critiqué par plusieurs commentateurs. L’ordre des avocats norvégiens affirme qu’il s’agit d’une violation manifeste des «obligations internationales» de la Norvège, en l’occurrence la Convention de Genève.

Mais Solberg défend sa politique : «Nous devons prendre certaines mesures pour nous préparer au scénario du pire.»

Source : Speisa via Bare Naked Islam. Article publié sur le site Les Observateur.ch.