Martin Schulz, prĂ©sident du Parlement europĂ©en, n’aime pas le Front national. C’est bien son droit et le contraire eut Ă©tĂ© Ă©tonnant. Pour s’en expliquer, Ă  dĂ©faut de s’en justifier, il se montre particuliĂšrement pontifiant : « Le Front national, c’est un parti qui identifie des responsables, des boucs (
) Quand on pose la question concrĂštement de solutions contre, par exemple, les dĂ©localisations ou la concurrence dĂ©loyale : silence, rien ! » (dĂ©claration Ă  i-TĂ©lĂ©).

Les adversaires du FN, eux, ont des solutions et heureusement, puisque beaucoup d’entre eux sont au Pouvoir dans leurs pays respectifs ! Le souci, pourrait-on rĂ©torquer Ă  monsieur Schulz, c’est que, justement, leurs solutions concernant immigration, dĂ©localisations et concurrence dĂ©loyale, font chaque jour la preuve de leur innefficacitĂ©, voire de leur nocivité  ChĂŽmage, dĂ©linquance, prĂ©caritĂ©, endettement ou encore corruption, pollution ou menace terroriste sont en augmentation constante, qui le nierait ?

Alors, ne pourrait-on rĂ©torquer Ă  monsieur Schulz qu’il n’est pas tant nĂ©cessaire au FN d’avoir des solutions personnelles, inĂ©dites et extraordinaires pour mieux faire – ou en tout cas moins mal – que ceux qui nous dirigent, mais simplement d’appliquer des solutions contraires Ă  celles qui sont pratiquĂ©es actuellement, suivant ainsi le principe de raisonnement philosophique connu sous le nom de « rasoir d’Ockam » : « Les hypothĂšses suffisantes les plus simples sont les plus vraisemblables. »

A propos de l'auteur

Guillaume Mansart

Journaliste dans la presse non-conformiste (Pas d'Panique Ă  bord, Flash !,
) Collaborateur du site de diffusion Francephi.com. Maquettiste des Ă©ditions Dualpha, DĂ©terna et L'Æncre.

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