par Olivier Bault.

Giuseppe Conte, le candidat au poste de Premier ministre du Mouvement 5 étoiles et de la Ligue, a été chargé mercredi par le président de la République italienne de former un nouveau gouvernement.

On en connaĂźtra la composition d’ici quelques jours, les deux partis « populistes » ayant remis les questions personnelles Ă  aprĂšs la signature de leur programme commun et le choix du Premier ministre. Ils ont toutefois expliquĂ© que lĂ  oĂč il y aura un ministre d’un parti, il y aura un secrĂ©taire d’Etat de l’autre parti, afin que tout le gouvernement mette en Ɠuvre ce programme commun. La personne du ministre de l’Economie semble ĂȘtre encore un sujet de discorde avec le prĂ©sident Mattarella, le candidat annoncĂ© Ă©tant un Ă©conomiste hostile aux fameux critĂšres de Maastricht.

Avec une dette des finances publiques à 132 % du PIB, le gouvernement Conte va devoir rassurer et faire preuve d’habiletĂ© dans sa confrontation avec Bruxelles, Paris et Berlin, s’il ne veut pas partager le sort du gouvernement Berlusconi. Celui-ci avait Ă©tĂ© acculĂ© Ă  la dĂ©mission en 2011 par ce que certains ont considĂ©rĂ© comme une action coordonnĂ©e de Sarkozy, Merkel et Obama avec l’aide de certaines agences de notation et des marchĂ©s financiers. Un pays excessivement endettĂ© Ă  l’étranger n’est plus vraiment indĂ©pendant, surtout s’il fait partie de la zone euro que le programme de la Ligue et du Mouvement 5 étoiles ne prĂ©voit pas pour le moment de quitter.

Ingérence inacceptable

Dans son premier discours, Conte, avocat de profession, a promis de se faire l’avocat des intĂ©rĂȘts italiens en Europe et dans le monde. Il aura fort Ă  faire. Parmi les avertissements lancĂ©s Ă  l’Italie, il y a eu ceux du ministre français de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, qui a demandĂ© dimanche au futur gouvernement de la Ligue et du Mouvement 5 étoiles de respecter les rĂšgles europĂ©ennes et « de respecter ses engagements sur la dette, le dĂ©ficit, mais aussi l’assainissement des banques », car sinon « c’est toute la stabilitĂ© financiĂšre de la zone euro qui serait menacĂ©e ». Matteo Salvini, le leader de la Ligue, a rĂ©pondu au Français sur Twitter : « Un ministre français “avertit” le futur gouvernement : ne changez rien ou il y aura des problĂšmes. Encore une ingĂ©rence inacceptable. Je n’ai pas demandĂ© les votes et la confiance pour continuer sur la voie de la pauvretĂ©, de la prĂ©caritĂ© et de l’immigration : les Italiens d’abord ! »

Devant les journalistes, Salvini a encore exigĂ© « que les Français s’occupent de la France et ne mettent pas leur nez dans les affaires des autres ». Et il est vrai qu’en matiĂšre de discipline budgĂ©taire et de dĂ©ficit des finances publiques, les Français qui donnent des leçons aux Italiens, c’est un peu l’hĂŽpital qui se moque de la charitĂ©. Bruxelles et Berlin ont Ă©galement rappelĂ© l’Italie Ă  ses « obligations » en matiĂšre budgĂ©taire, tel le commissaire europĂ©en Pierre Moscovici qui ne s’était pourtant pas lui-mĂȘme, plus encore que M. Le Maire, distinguĂ© par sa rigueur budgĂ©taire et son respect des critĂšres de Maastricht quand il Ă©tait ministre de l’Economie et des Finances du gouvernement Ayrault.

Mais il n’y a pas que le budget qui inquiĂšte en haut lieu. Le prĂ©sident de la Commission europĂ©enne Jean-Claude Juncker a lancĂ© aux « populistes » italiens un avertissement d’une autre nature, affirmant que Bruxelles sera « attentive Ă  la prĂ©servation des droits des Africains en Italie » ! Le programme du nouveau gouvernement prĂ©voit en effet l’expulsion des immigrants illĂ©gaux qui n’ont pas obtenu l’asile ainsi que la fermeture des mosquĂ©es radicales et l’expulsion des imams radicaux. Juncker voudrait donc dĂ©fendre les droits de tout ce beau monde, tandis que le gouvernement Conte aura la charge de dĂ©fendre les droits des Italiens. Reste Ă  voir s’il y parviendra.

Article paru dans les colonnes du quotidien Présent.

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