Nous autres europĂ©ens regardons les USA (États-Unis d’AmĂ©rique) comme ce gĂ©ant hyperpuissant qui a dominĂ© le XXe siĂšcle et continue au XXIe siĂšcle de dominer grĂące Ă  une Ă©conomie forte, une taille imposante, une armĂ©e gigantesque et high-tech sans Ă©gale dans le Monde. Pourtant, les USA sont en train de connaĂźtre certains des problĂšmes sociaux que nos sociĂ©tĂ©s, qu’elles soient française, britannique ou allemande, connaissent. Tout comme en France, la sociĂ©tĂ© est divisĂ©e, des groupes antagonistes apparaissent et le dĂ©bat politique se mue en attaque ad hominem contre ce que les minoritĂ©s appellent le « patriarcat blanc« .

L’élection de Donald Trump Ă  la prĂ©sidence amĂ©ricaine en 2016 a polarisĂ© une sociĂ©tĂ© qui Ă©tait dĂ©jĂ  assez divisĂ©e sur diffĂ©rents thĂšmes (dont l’immigration). La victoire du candidat rĂ©publicain fut une maniĂšre pour les « petits blancs » de montrer qu’ils existent. Eux qui sont oubliĂ©s des bourgeois des grandes villes (New York, Los Angeles pour ne citer que ces deux-lĂ ). Eux qui, comme leurs semblables en France sont frĂ©quemment moquĂ©s ou caricaturĂ©s Ă  travers des Ă©missions de tĂ©lĂ©vision ou des films qui les reprĂ©sentent comme racistes, misogynes ou homophobes.

Ce sera peut-ĂȘtre une des derniĂšres fois ou ils pourront Ă©lire un prĂ©sident aux origines europĂ©ennes
 Car les AmĂ©ricains d’origine europĂ©enne (1), savent qu’ils ont le temps contre eux. Les statistiques le montrent, avant 2050 ils seront minoritaires (2).

Le Parti dĂ©mocrate le sait et il a choisi la mĂȘme stratĂ©gie que les partis d’extrĂȘme gauche en Europe occidentale, il flatte les minoritĂ©s, se laisse pĂ©nĂ©trer par des groupes qui frisent Ă  certains moments le racisme anti-blancs. Si le Parti rĂ©publicain reprĂ©sente de plus en plus les Ă©lecteurs blancs de classe moyenne et de classe populaire, le Parti dĂ©mocrate se veut le parti des Ă©lecteurs de demain, des minoritĂ©s qui seront un jour majoritaires.

Les Ă©chauffourĂ©es entre pro-Trump et anti-Trump se font de plus en plus violentes, et, dans l’histoire, les plus haineux ne sont pas ceux que les mĂ©dias europĂ©ens aimeraient prĂ©senter
 « Cela ne vous surprendrait peut-ĂȘtre pas que certains AmĂ©ricains pensent que l’autre bord politique est mauvais et voudrait le voir disparaĂźtre. Par contre vous pourriez ĂȘtre surpris par la quantitĂ© de personnes qui pensent comme cela – et la majoritĂ© est dĂ©mocrate » (3) nous dit un journaliste du journal The american Conservative.

Ni plus ni moins que 20 % des dĂ©mocrates (12.6 millions d’électeurs) et 16 % des rĂ©publicains (7,8 millions d’électeurs) pensent que les USA se porteraient mieux si plusieurs Ă©lecteurs du parti politique opposĂ© mourraient. Pour la prĂ©sidentielle de 2020, 18,3 % des dĂ©mocrates (contre 13,8 % des rĂ©publicains) pensent que la violence serait lĂ©gitime si un autre candidat que le leur gagne l’élection (4), en d’autres termes, si Donald Trump Ă©tait rĂ©Ă©lu, la polarisation ne ferait qu’augmenter.

Il est donc tout Ă  fait normal que dans un sondage rĂ©alisĂ© en 2018, 31 % des Ă©lecteurs nord-amĂ©ricains pensent qu’une guerre civile pourrait Ă©clater aux EUA dans les 5 prochaines annĂ©es, et 55 % estiment que les EUA sont moins unis aujourd’hui qu’avant l’élection de Donald Trump. Il y a un autre indicateur assez impressionnant et nouveau au pays de l’Oncle Sam, 13 % des personnes ont admis avoir rompu une relation d’amitiĂ© Ă  cause de leurs opinions politiques (5).

Il est clair que, comme en France, les personnes n’admettent plus que les autres ne partagent pas leur opinion. Le dĂ©bat dÂŽidĂ©es Ă  l’universitĂ©, Ă  la TV, ou mĂȘme Ă  la maison n’est plus possible. Un danger pour la dĂ©mocratie en tout cas.

Il est intĂ©ressant de noter que finalement, il n’y a pas qu’en Europe Occidentale que la sociĂ©tĂ© se fragmente en des groupes antagonistes, qu’ils soient politiques, raciaux, religieux ou de minoritĂ©s sexuelles. Il y a aussi une caractĂ©ristique bien trop importante pour ĂȘtre oubliĂ©e, le fait que dans tous ces pays l’homme le plus haĂŻ, dĂ©nigrĂ© et combattu, c’est l’EuropĂ©en de souche. Il (l’europĂ©en) a le rĂŽle du grand mĂ©chant loup, le mal incarnĂ©, coupable de tous les crimes selon les minoritĂ©s et Ă©galement selon une partie de l’intelligentsia de gauche.

Nos sociĂ©tĂ©s occidentales, dĂ©mocratiques et attachĂ©es Ă  la libertĂ©, se morcellent peu Ă  peu, ce qui n’augure rien de bon. Ces nations occidentales, autrefois si sĂ»res d’elles tombent peu Ă  peu, en utilisant une expression de Thomas Hobbes, dans une certaine forme de « guerre de tous contre tous » 

Notes          

(1) dans les sondages on dĂ©signe les AmĂ©ricains d’origine europĂ©enne comme Ă©tant des « euro-americains », pour les diffĂ©rencier des autres blancs, vu que les latinos-amĂ©ricains, les arabo-berbĂšres ou les perses d’Iran sont aussi considĂ©rĂ©s comme blancs dans ces sondages. Le terme « non latino white » (blancs non latins. Le terme le plus correct est donc « white euro-americans » (blancs euro-amĂ©ricains), qui les diffĂ©rencient donc des latinos, des arabes, des berbĂšres, ou des populations de l’Asie occidentale.

(2) En effet les blancs amĂ©ricains, ceux d’origine europĂ©enne, seront minoritaires en 2045, ils reprĂ©senteront alors 49.7 % de la population. Aux USA, contrairement Ă  la France, il y a des statistiques raciales, voir les projections de la population sur le lien suivant (en anglais) : (cliquez ici).

(3)      Dans l’original « It might not surprise you that some Americans think the other side (politically) is evil, and would like to see them die. It might surprise you, though, how many people believe that — and that more of them are Democrats. » in Dreher, Rod (13/03/2019) Why We Hate Them – Political Polarization, The American Conservative, USA, (cliquez ici).

(4) Idem.

(5) Hendricks, Scotty, (06/07/2018) 31 % Of US Voters Think a Second Civil War is likely, BigThink, USA, (cliquez ici).

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