Monsieur le président,

On dit qu’à quelque chose malheur est bon, mais on ne voit pas immĂ©diatement Ă  quoi serait bon le malheur de tant de familles endeuillĂ©es par les crimes islamiques. J’ai failli spontanĂ©ment Ă©crire « crimes mahomĂ©tans », mais je me suis ravisĂ© Ă  temps pour ne point tomber dans l’amalgame rĂ©prouvĂ© par nos tribunaux.

En effet, bien que le Coran conseille de couper la gorge et de dĂ©membrer les infidĂšles comme vous et moi, il est d’autres sourates qui permettraient de nous laisser en vie si nous nous soumettions pour payer l’impĂŽt. C’est trĂšs gĂ©nĂ©reux.

Je crains d’ĂȘtre quelque peu sous influence, car je viens de lire la diatribe de Madame BarĂšges, Maire de Montauban. Celle-ci semble s’inquiĂ©ter d’un fait que n’a pas retenu la presse, Ă  savoir qu’un citoyen algĂ©rien de 38 ans s’était un peu Ă©nervĂ© aprĂšs avoir Ă©tĂ© empĂȘchĂ© de voler la voiture de ses rĂȘves, alors qu’il avait quelques raisons de se croire « chez lui chez nous », puisque bien que connu de la police et en situation irrĂ©guliĂšre en sus, il n’avait pas Ă©tĂ© expulsĂ©. Le prĂ©fet doit ĂȘtre un humaniste, ce qu’on ne saurait critiquer, mais enfin les consĂ©quences sont regrettables.

Se sentant brimĂ©, le citoyen a dĂ©cidĂ© de punir la sociĂ©tĂ© en la personne d’une dame de 81 ans : aprĂšs l’avoir ligotĂ©e pour qu’elle fĂ»t consentante, il l’a sodomisĂ©e.

J’avais cru comprendre qu’au paradis d’Allah, c’étaient des jeunesses qui Ă©taient prĂ©posĂ©es Ă  ce rituel. Mais je comprends bien qu’ici bas, Ă©tant donnĂ© la sociĂ©tĂ© encore rĂ©pressive que nous subissons, on doive s’accommoder de ce que l’on a pour que jeunesse se passe.

Il n’empĂȘche qu’étant encore imparfaitement Ă©duquĂ© par l’humanisme rĂ©publicain, eussĂ©-je Ă©tĂ© lĂ  que j’aurais cassĂ© la tĂȘte du sodomite, ce qui probablement m’aurait valu vos ergastules, d’autant plus que je n’aurais pas fait les sommations ! Voyez comment les instincts primaires peuvent remonter Ă  la surface ! Suis-je un pithĂ©canthrope en dĂ©faut d’évolution ? Je ne sais, mais alors que pendant la guerre, j’ai tout fait pour qu’aprĂšs les Ă©vĂšnements, on puisse soigner les blessĂ©s ennemis, je ne laisserai pas vivant un seul djihadiste revenu en France pour se faire soi-disant dĂ©sislamiser !

En France, la dĂ©sislamisation Ă©tait un Ă©chec total. Ici dans le Sud, nous disons, une « cagade » ! C’est-Ă -dire que si une sarkozienne en vient Ă  cette analyse, vous pouvez comprendre que moi, qui ne suis qu’un paysan qui ai toujours vĂ©cu avec le quart du SMIC, je me retrouve encore quelques rĂ©flexes obscurantistes.

Mais je ne doute pas que la sociĂ©tĂ© de progrĂšs ne continue Ă  progresser, et je suis sĂ»r qu’on trouvera des circonstances attĂ©nuantes aux exercices de braguette de ce jeune homme que nous n’avons pas su intĂ©grer.

GĂ©nĂ©ralement, la mĂ©decine rĂ©publicaine commise aux examens de ceux qui tuent en criant « Allahu akbar » dĂ©couvre un cas de folie. « Allahu akbar » n’est nullement un cri de foi. Il peut ĂȘtre dĂ» Ă  une infection causĂ©e par la piqure de quelque chikungunya rĂ©actionnaire.

NĂ©anmoins, Monsieur le PrĂ©sident, malgrĂ© les efforts de la RĂ©publique pour Ă©duquer le peuple dans le sens de la comprĂ©hension, il me semble que l’opinion commence Ă  rĂ©trograder dangereusement. C’est ainsi qu’aprĂšs le traitement au couteau de boucher de deux jeunes Marseillaises sans burka, donc impudiques, la fameuse proclamation badintĂ©rienne « MĂȘme pas peur ! », ne passe plus trĂšs bien !

Le procureur François Molins

François Molins, procureur de la République française.

Si j’en crois le rĂ©cent dĂ©filĂ© d’Oloron contre l’insĂ©curitĂ©, Je crains que la « bĂȘte immonde » ne commence Ă  montrer son nez, et que le peuple ne comprenne pas que des assassins de femmes et d’enfants soient traitĂ©s comme d’honorables prisonniers de guerre. Et je crains que vous n’ayez pas suffisamment d’instituteurs laĂŻcs pour faire aimer comme il faudrait, ces valeurs rĂ©publicaines !

C’est au nom de ces valeurs, que MaĂźtre Collard, ai-je compris, serait inculpĂ© pour apologie de terrorisme pour avoir diffusĂ© des images horrifiques de victimes du djihad. MaĂźtre Collard est un Ă©lu du Front National, ce que je ne suis plus. On le dit franc-maçon ; parmi eux j’ai rencontrĂ© plus de crĂ©tins que de gredins mais peut-ĂȘtre fait-il exception.

Madame Le Pen l’aura donc facilement abusĂ© en lui affirmant que les bĂ©bĂ©s chrĂ©tiens Ă©crasĂ©s sous les babouches, les infidĂšles dĂ©capitĂ©s Ă  la façon hallal et les prisonniers rĂŽtis Ă  petit feu comme des moutons, Ă©taient comparables aux victimes des camps nazis que l’on nous montre depuis 70 ans au titre du devoir de MĂ©moire. C’est Ă©videmment faux, car Hitler n’avait pas la stature d’Allah.

MaĂźtre Collard a donc cĂ©dĂ© Ă  un coupable amalgame et je le soupçonne de mettre en doute, comme l’ont affirmĂ© vos prĂ©dĂ©cesseurs, que l’islam soit compatible avec la RĂ©publique. Car la RĂ©publique islamique, ça existe !

J’en Ă©tais hier soir tout Ă  ces rĂ©flexions rĂ©publicaines, lorsque fatiguĂ© pour avoir trop couru les champignons, je me suis endormi pour cauchemarder comme jamais !

Oui ! J’ai rĂȘvĂ© qu’un capitaine inconnu, Ă  la tĂȘte d’une bande d’escarpes militaires, avait pris d’assaut le palais Bourbon
 Afin de rĂ©flĂ©chir Ă  la contre-attaque, les dĂ©putĂ©s s’étaient immĂ©diatement couchĂ©s comme des limandes, en dĂ©gageant des vapeurs de diarrhĂ©e verte.

Fort Heureusement, Monsieur MĂ©lenchon avait rĂ©ussi Ă  fuir en CorĂ©e du Nord oĂč Kim Jong-un l’avait nommĂ© grand Mamamouchi.

Monsieur Hollande s’était abritĂ© sous les jupes de je ne sais quelle actrice, et Monsieur Lemaire affirmait au capitaine fĂ©lon que, sans le dire, il avait toujours Ă©tĂ© de son avis !

Quant à Monsieur Valls, il avait réussi regagner la Catalogne en auto-stop, ou, renationalisé, il allait réussir une carriÚre à la Picasso.

Le pire, c’est que les croquants n’ayant pas cru Ă  vos promesses s’étaient aussi soulevĂ©s et que plusieurs de leurs dirigeants syndicaux pendouillaient dĂ©jĂ  aux rĂ©verbĂšres. La cohue Ă©tait indescriptible car 10 millions de « compatibles avec la RĂ©publique » fonçaient vers l’Allemagne oĂč Madame Merkel leur offrait ses ateliers et son lit.

Et vision encore plus insupportable, je vous voyais méditer sur une kalachnikov que François Bayrou venait de vous offrir, afin que vous connaissiez une fin aussi digne que le président Allende !

Las, le suspense Ă©tait trop atroce : je me rĂ©veillais et pu Ă  nouveau respirer l’air pur de l’actualitĂ©. Tout Ă©tait dans l’ordre rĂ©publicain.

Les paysans, conscients de leur inutilitĂ© continuaient Ă  se suicider sans faire d’histoire, selon le plan Ă©tabli par de Gaulle ; les « Nique-ta-mĂšre » Ă©taient toujours subventionnĂ©s par les municipalitĂ©s socialistes ; Monsieur Jacob commençait Ă  cirer avec force vos escarpins ; la loge Robespierre rĂ©digeait des listes de suspects ; Monsieur MĂ©lenchon continuait Ă  tonitruer ; l’on s’efforçait toujours de rĂ©demptoriser les Djiadistes de retour de Syrie et les Ă©vĂȘques de France apprenaient Ă  danser la Carmagnole. Bref, on n’arrĂȘtait pas le progrĂšs


Je pense, Monsieur le prĂ©sident, avoir Ă©tĂ© trĂšs influencĂ© dans mon rĂȘve imbĂ©cile par d’anciennes mauvaises lectures ; particuliĂšrement par l’antimoderniste Pape Pie XII, affirmant qu’en France, aprĂšs une effroyable dĂ©cadence, une insurrection populaire prendrait les choses en mains « sans douceur » ! Je vous promets de m’en confesser.

Je sais aujourd’hui grĂące Ă  votre conseiller Monsieur Bruno Roger-Petit, que ce sera une perspective « formidable » pour les Français le jour oĂč leur prĂ©sident de la RĂ©publique se nommera Mohamed ou Ahmed (Nouvel Obs, 16 dĂ©cembre 2014) !

J’essayerai de m’y faire et sur ses bonnes intentions, vous prie de croire, Monsieur le PrĂ©sident aux meilleurs souhaits que je forme pour vous et pour la RĂ©publique


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