Monsieur,

Je reçois un de vos courriers qui me demande « de prendre quelques minutes » pour vous lire. Je les ai donc prises pour dĂ©couvrir qu’en vous rĂ©fĂ©rant Ă  de Gaulle, Chirac et Sarkozy, vous tentiez comme eux de confisquer la droite française pour vous installer au pouvoir. Je n’ai rien contre votre ambition, car je me souviens que Mitterrand avait dit : « AprĂšs Chirac, n’importe qui peut ĂȘtre prĂ©sident de la RĂ©publique ! »

Laurent Wauquiez.

Laurent Wauquiez.

Mais je ne vous tiens pas pour n’importe qui puisque je vous rĂ©ponds.

Je vous réponds que pour un citoyen qui se voudrait « de droite », vous errez terriblement en vous recommandant de ces précurseurs.

Charles de Gaulle, aprĂšs avoir installĂ© Ă  la LibĂ©ration, aux plus hautes fonctions, ceux qui sabotaient notre armement en 1939, et fait ensuite en AlgĂ©rie la politique voulue par le Parti communiste, rĂȘva d’ĂȘtre le « Grand Monarque » annoncĂ© par quelques prophĂ©ties. Il ne l’était pas.

Jacques Chirac, aprÚs avoir fait tripatouiller par Alain Juppé les finances parisiennes, soviétisa le syndicalisme agricole et découvrit que la France avait des racines musulmanes.

Quant Ă  Nicolas Sarkozy, qui avait des origines multiples, il fit du mĂ©tissage de nos populations un objectif prioritaire, comme le voulaient ses amis yankees, avant de dĂ©corer Ă  Pau des policiers qui avaient eu l’hĂ©roĂŻsme de ne point riposter, lorsqu’ils furent attaquĂ©s par des « Chances pour la France » qui ont installĂ© une petite enclave maghrĂ©bine Ă  la citĂ© de l’Ousse des Bois.

J’avoue que je ne me reconnais pas dans cette droite et que je ne serais pas sur la mĂȘme barricade que vos amis, s’il fallait en venir Ă  une explication plus musclĂ©e, celle prĂ©vue par le Pape Pie XII qui n’avait pas de lunettes roses.

J’essaye d’appartenir Ă  une droite patriote, nationaliste et encore quelque peu chrĂ©tienne, qui n’est pas forcĂ©ment rĂ©publicaine. D’ailleurs, je pense que la RĂ©publique n’existe plus. Monsieur Naegelin qui Ă©tait socialiste, mais qui n’avait pas approuvĂ© le gĂ©nocide des harkis, avait parlĂ© de « l’Hexagonie » et des « Hexagonaux ». Comme les langues Ă©voluent, certains prononçaient le G du terme comme un C, mais c’étaient de mauvais esprits qui refusaient Ă  Charles de Gaulle le droit de penser que tous les Français Ă©taient des veaux.

Bref, il y a votre droite et il y a la mienne. La mienne a pas mal crapahuté sur les champs de bataille et la vÎtre a surtout crapahuté vers les rùteliers du régime.

Je me demande si cette droite rĂ©publicaine n’était pas un peu Ă  gauche et j’avoue mĂȘme avoir eu la mauvaise pensĂ©e qu’elle Ă©tait quelque peu favorable Ă  ceux qui, jamais condamnĂ©s, brĂ»laient des milliers de voitures, histoire de relancer l’industrie de l’automobile.

Que l’Hexagonie ait besoin d’une vĂ©ritable droite pour redevenir la France, je pense que sur cela nous ne sommes pas en dĂ©saccord, mais pour rĂ©aliser cet objectif, comme le disait le gĂ©nĂ©ral Georges Loustaunau-Lacau : « N’est pas Henry IV qui veut ! »

C’est Ă  tel point que Charles de Gaulle a pu dire Ă  Jacques Soustelle : « Je le sais bien, Soustelle, ce que je devrais faire ! Malheureusement, le MarĂ©chal l’a fait avant moi ! »

Et je crains que la droite dont vous rĂȘvez, Monsieur Wauquiez, ne soit que celle de Montcornet, et point celle de Verdun !

Bref, c’est celle qui a livrĂ© le Sahara Ă  l’ennemi et qui a Ă©tabli l’équarrissage du monde paysan. Aussi, Monsieur Wauquiez, quand vous assurez que grĂące Ă  votre droite rĂ©publicaine la France « sera ce qu’elle a toujours Ă©tĂ©, et ce qu’elle sera toujours », je trouve que le propos fait un peu bateleur de foire, car la France a connu de bien mauvais moments


Elle a certes Ă©tĂ© une royautĂ© populaire, mais avant de devenir une monarchie raciale ! Elle a Ă©tĂ© la rĂ©publique de la Terreur, avant l’Empire des guerres d’Enfer. Elle est aujourd’hui l’hĂŽtesse de la dĂ©mocratie franc-maçonne ! J’avoue que, personnellement, je ne me sens pas un « National » de cette France-là !

Celle que je voudrais serait l’hĂ©ritiĂšre des cathĂ©drales, de Saint Louis recommandant Ă  son fils d’assurer le droit de contestation Ă  ses adversaires, la France travailleuse de Charles PĂ©guy, et celle, hĂ©roĂŻque, d’HonorĂ© Estienne d’Orves. Et nous sommes quand mĂȘme quelques-uns Ă  avoir tentĂ© de mettre notre vie en accord avec ce grand rĂȘve ! Ce qu’à propos de l’AlgĂ©rie, le Ganelon de Colombey nous a fait payer trĂšs cher


Certes, je comprends qu’aprĂšs l’abominable intermĂšde hollandien, vous vous alarmiez du rĂ©gime qu’est en train d’établir Emmanuel Macron, lequel fit ses armes dans cette sentine qui, avant de l’anĂ©antir, avait bestialisĂ© le Parti socialiste. C’est vrai que nous subissons une « dĂ©mocratie totalitaire » qui semble pouvoir tout se permettre, mais c’est vrai aussi qu’il est difficile de sortir d’un RĂ©gime qui fut l’idĂ©al de Charlie-Hebdo, celui des plus habiles que l’éphĂ©mĂšre Ministre de l’Économie et des Finances JĂ©rĂŽme Cahuzac, celui du Beur se torchant le cul avec le drapeau tricolore, celui de l’irascible Bertrand Cantat et surtout de son hystĂ©rique public, celui qui voit un suicide paysan presque tous les jours et celui qui accueille, venant du Moyen Orient et d’Afrique, des foules de jeunes gens qui ont refusĂ© de se battre pour leur patrie !

J’ai cru comprendre aussi que vous aviez rĂ©ussi des examens que Monsieur Macron avait ratĂ©s ; que, de ce fait, vous vous sentiez l’ñme d’un challenger consĂ©quent, et qu’en jouant sur les mots vous imaginiez pouvoir piper les voix du Rassemblement National.

DĂ©trompez-vous ! Pour avoir effectuĂ© 77 rĂ©unions pour le compte de ce rassemblement de Lille Ă  Bastia, au temps ou mes blessures me laissaient quelque rĂ©pit, et oĂč Jean-Marie n’était que borgne, je connais l’électorat du Front national qui ne constitue nullement une « Chapelle Le Pen », mais un Ă©grĂ©gore trĂšs fortement localiste, c’est-Ă -dire que mĂȘme en cas d’accident de son actuelle prĂ©sidente, il se retrouvera autour de son successeur Ă©ventuel, augmentĂ© des mĂ©contents qui vont se multiplier.

En sus, si j’en crois la satisfaction de François Bayrou Ă  voir Emmanuel Macron appliquer la politique dont il rĂȘva, vous ne recruterez pas chez les centristes. Mais Ă  vrai dire, il vaut mieux ne pas avoir des alliĂ©s de ce genre.

Je reconnais qu’en vous situant « à droite », vous avez pris le risque Ă©norme de subir la calomnie progressiste, ce chorus fĂ©roce de haine et de proscription si bien dĂ©crit par Baumarchais, qui, jusqu’à prĂ©sent, ne s’appliquait qu’au seul Front National.

Mais il est possible que ce dĂ©chaĂźnement de la saletĂ© antinationale vous oblige Ă  un sĂ©rieux examen de conscience pour dĂ©celer la ligne rouge qui sĂ©pare la France de l’Hexagonie. Vous n’ĂȘtes pas un cas quasiment dĂ©sespĂ©rĂ© comme semble l’ĂȘtre Madame PĂ©cresse.

Contre le culte de L’Unique, il y a le culte de l’Inique, et nous allons trĂšs vite savoir, en jugeant l’arbre Ă  ses fruits, quelle est la religion que pratique l’actuel prĂ©sident Macron.

Il est des rĂ©visions dĂ©chirantes, mais il faut en passer par lĂ . Monseigneur Dangosse, doyen du Chapitre CathĂ©dral de Namur a pu Ă©crire : « Le Bon Dieu n’est pas un imbĂ©cile. C’est lui qui a dit que les ChrĂ©tiens Ă©taient le sel de la terre et non le miel ! Le sel, ça brĂ»le, mais ça empĂȘche de pourrir ! »

Je vous souhaite de dĂ©couvrir trĂšs vite quels sont les pourrisseurs de la Nation, avant que cette rĂ©vĂ©lation vous soit plus durement imposĂ©e, par celle que contient l’Apocalypse.

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