Dans la soirĂ©e du 12 septembre 2018, la caste mĂ©diatique hexagonale ne pouvait pas s’empĂȘcher de jubiler et d’avoir une rĂ©jouissance journalistique. À l’instigation d’un dĂ©putĂ© Vert fĂ©minin nĂ©erlandais de seconde classe, le Parlement prĂ©tendu europĂ©en dĂ©clencha par 448 voix, et nonobstant 48 abstentions, la procĂ©dure prĂ©vue Ă  l’article 7 contre la Hongrie pour une violation putative de l’État de droit.

Quelques heures plus tĂŽt, arrivĂ© spĂ©cialement de Budapest, le Ministre-prĂ©sident de la Hongrie, Viktor Orban, n’eut qu’une petite dizaine de minutes pour se dĂ©fendre devant un parterre de clampins peu reprĂ©sentatifs du fait d’une abstention Ă©levĂ©e aux Ă©lections europĂ©ennes.

Le chef du gouvernement hongrois, lui, a été triomphalement réélu pour la deuxiÚme fois consécutive avec la confiance massive de ses concitoyens qui furent nombreux à participer au scrutin. Ce si court temps de parole accordé à un authentique représentant du peuple ne surprend pas de la part de ce zoo illégitime qui ne sait que donner des leçons à la terre entiÚre sans jamais se les appliquer.

La surprise de ce vote scandaleux surgit des rangs du Parti populaire europĂ©en (PPE), la coalition conservatrice Ă  laquelle appartient le Fidesz. Si les Ă©lus de Forza Italia ! ont soutenu le dirigeant magyar Ă  l’instar de leurs compatriotes de la Lega et des autres groupes eurosceptiques, soit un total de 177 voix, les eurodĂ©putĂ©s du M5S ralliant le camp majoritaire, le PPE a Ă©talĂ© de profondes divisions. Par exemple, sur les dix-huit Les RĂ©publicains, dont le prĂ©sident Laurent Wauquiez tient dans les mĂ©dias une ligne dure sur l’immigration, seuls trois d’entre eux dont la sarközyste Nadine Morano ont dĂ©fendu le gouvernement hongrois tandis que neuf illustres inconnus tels Tokia SaĂŻfi, JĂ©rĂŽme Lavrilleux alias « Le chialeur du 20 heures » ou Alain Lamassoure, ont acceptĂ© la doxa immigrationniste. Enfin, huit autres ne prirent pas part au vote ou s’abstinrent. Il faut en nommer certains, rĂ©putĂ©s pour leurs convictions soi-disant de « droite » : MichĂšle Alliot-Marie, Brice Hortefeux, Rachida Dati et Geoffroy Didier, ancien animateur d’une « Droite forte » (seulement devant les camĂ©ras).

Pis, le chancelier conservateur, Sebastian Kurz, prĂ©sident semestriel de l’Union dite europĂ©enne, a ordonnĂ© Ă  sa dĂ©lĂ©gation conservatrice d’approuver le rapport gauchiste. Il sort ainsi de l’ambiguĂŻtĂ© et prouve qu’il garde plus d’affinitĂ©s avec la rombiĂšre de Berlin qu’avec le fringant dirigeant hongrois. L’Autrichien a tout bonnement enterrĂ© toute coopĂ©ration nĂ©o- « austro-hongroise » avec le trĂšs surfait Groupe de Visegrad. L’attitude de Vienne dĂ©montre que le conservatisme actuel prĂ©fĂšre se diluer dans le libĂ©ralisme et s’éloigne ainsi de l’innovation illibĂ©rale. Quant Ă  Viktor Orban, malgrĂ© des prises de position pro-israĂ©liennes et libre-Ă©changistes remarquĂ©es, il prendra peut-ĂȘtre enfin conscience de l’ampleur de la collusion entre la « droite d’affaires » et l’égalitarisme cosmopolite.

Au mĂȘme titre que les groupes gauchiste, socialiste, vert-rĂ©gionaliste et centriste-libĂ©ral, le groupe PPE devient plus que jamais un foyer infectieux Ă©vident d’économisme bĂȘlant et de droit-de-l’hommisme affligeant. PrĂ©sident de ce groupe Ă  Bruxelles – Strasbourg, le Bavarois de la CSU Manfred Weber, par ailleurs candidat Ă  la prĂ©sidence de la Commission, avoue volontiers collaborer avec les anti-EuropĂ©ens.

« Je me suis engagĂ© durant cette pĂ©riode lĂ©gislative, rassure-t-il au Monde (du 11 septembre 2018), pour qu’aucune force d’extrĂȘme droite ne puisse atteindre un poste important [au sein de ce Parlement]. Le PPE a mĂȘme votĂ© pour des communistes afin de prĂ©server ces postes. »

En Ă©voquant les reprĂ©sentants de l’« extrĂȘme droite », Weber estime que « ces gens sont des ennemis et ils ne doivent avoir aucun rĂŽle dans les institutions de l’Union. »

Quant au prĂ©sident du PPE, l’Alsacien Joseph Daul, il affirme en digne expert de la novlangue mondialiste que « l’Union europĂ©enne est basĂ©e sur la libertĂ©, la dĂ©mocratie, l’égalitĂ©, la libertĂ© acadĂ©mique, l’État de droit, le respect des droits de l’homme et une sociĂ©tĂ© civile libre. Ce sont des valeurs inviolables. Le PPE ne fera aucun compromis, quelles que soient les appartenances politiques (dans Le Figaro du 12 septembre 2018) ». Par cette intervention hilarante s’est rĂ©vĂ©lĂ© un brillant comique, expert en haute-fumisterie !

Largement influencĂ© par des penseurs anglo-saxons d’hier ou d’aujourd’hui comme Edmund Burke et Roger Scruton, le conservatisme continental de ce dĂ©but du XXIe siĂšcle et sa mĂ©tastase politicienne, la fameuse « union des droites », contribuent eux aussi au dĂ©sarmement intellectuel des EuropĂ©ens. Ils ne peuvent pas ĂȘtre des rĂ©ponses viables aux enjeux fondamentaux du Vieux Continent. Ils incarnent un autre mal que les rĂ©volutionnaires traditionalistes communautaires doivent extirper au plus vite de l’opinion. Souhaitons donc que le vote du 12 septembre dernier accĂ©lĂšre la dĂ©composition des supposĂ©es « droites » europĂ©ennes !

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