Ce dimanche, deux Ă©lections rĂ©gionales se tenaient en Italie : l’une en Émilie-Romagne, bastion historique de la gauche, l’autre en Calabre, dĂ©tenue jusqu’à prĂ©sent par la gauche aussi. Tous les regards s’étaient posĂ©s sur l’Émilie-Romagne, forteresse la plus rude Ă  enlever pour Matteo Salvini. Le rĂ©sultat final donne 51% Ă  la gauche contre 43 % Ă  la Ligue, aprĂšs une mobilisation sans prĂ©cĂ©dent des Ă©lecteurs abstentionnistes. L’Ă©lu de gauche a aussi profitĂ© de la dynamique anti-salvinienne crĂ©Ă©e par les Sardines, mouvement de jeunesse mĂątinĂ© de bobos italiens et d’extrĂȘme gauche « humaniste » style Patrick SĂ©bastien nĂ© dans la rĂ©gion il y a deux mois et rapidement devenu un symbole national Ă  Bologne, ville symbole, de la protestation contre l’extrĂȘme droite.

Lega-Salvini

Et ça a marchĂ©, bien que la gauche marque tout de mĂȘme un recul par rapport Ă  son score traditionnel et la Ligue une percĂ©e historique dans cette rĂ©gion emblĂ©matique.

En revanche, mais lĂ , silence radio, la Ligue l’emporte haut la main en Calabre avec 55 % des voix contre 30 % Ă  la gauche, laissant, ici aussi, le M5S sur un deuxiĂšme Ă©chec retentissant. La dĂ©mission rĂ©cente, le 22 janvier, de son leader Luigi di Maio a fini de dĂ©crĂ©dibiliser cette formation politique hasardeuse et opportuniste
 pour son grand malheur. Luigi Di Maio, avait dĂ©missionnĂ© mercredi pour tenter d’Ă©viter une crise : c’est encore ratĂ©. L’alliance de circonstance entre le PD et le M5S Ă©tait subordonnĂ©e Ă  un nouvel Ă©chec : « Si le Parti dĂ©mocrate devait perdre un autre bastion rĂ©gional, comme ce fut le cas en Ombrie il y a trois mois, il pourrait en conclure qu’il a plus Ă  perdre en restant alliĂ© au M5S, toujours plus faible, qu’en risquant de nouvelles Ă©lections », a dĂ©clarĂ© vendredi le cabinet Berenberg.

Est-ce qu’un Ă©chec sur deux Ă©lections est donc significatif pour le PD ? Comment le PD va-t-il pouvoir gouverner dans une situation aussi prĂ©caire, dans laquelle le tiers des rĂ©gions italiennes est dĂ©tenu par la Ligue du Nord et plus de la moitiĂ© avec Forza Italia. La gauche largement minoritaire en rĂ©gions prĂ©tend qu’il n’y a aucun rapport avec la gouvernance nationale italienne. C’est toujours ce que l’on dit dans ces cas-lĂ . Des Ă©lections anticipĂ©es, et redoutĂ©es par la gauche, face Ă  la Ligue donnĂ©e premier parti italien avec entre 30 et 35 % des voix, pourront-elles ĂȘtre Ă©vitĂ©es ?

L’« avis d’expulsion » du gouvernement actuel brandi par Matteo Salvini Ă©tait soumis Ă  sa victoire qu’il avait voulu personnaliser en Émilie-Romagne, et sa victoire pourtant Ă©clatante en Calabre n’a pu en effacer l’effet retardateur mĂ©diatique.

Matteo Salvini ne sort aucunement affaibli de ce semi-Ă©chec pour un pari qui Ă©tait dĂ©jĂ  trĂšs ambitieux en Émilie-Romagne aprĂšs ses magistraux succĂšs des derniers mois dans d’autres rĂ©gions emblĂ©matiques elles aussi, qui affolaient toutes les rĂ©dactions europĂ©ennes bien-pensantes. Et Matteo Salvini inquiĂšte toujours nos Ă©lites, toujours mĂ©prisantes pour l’opinion populaire erronĂ©e.

D’ailleurs, curieusement, notre presse officielle française se remet dans le mĂȘme temps Ă  affirmer lourdement que le « danger » Rassemblement National est devenu une rĂ©alitĂ© pour les Ă©lections de 2022. Les Ă©pouvantails ressortent avec vĂ©hĂ©mence et catastrophisme pour annoncer l’arrivĂ©e potentielle au pouvoir en France d’un « Parti mĂ©diocre, sans intellectuels ni personnalitĂ©s connues ni reconnues, dirigĂ© par quelques vieillards dĂ©connectĂ©s des rĂ©alitĂ©s » (sic : LCI, Olivier Mazerolles et autres Ă©ditorialistes objectifs, non-engagĂ©s et Ă  la fine analyse haineuse).

Il est vrai que pour ĂȘtre « connu » et mieux encore « reconnu » il faut ĂȘtre persona grata sur les grandes chaĂźnes d’information, ĂȘtre dans la ligne des Pascal Perri, Ruth Elkrief, et alii. Comme toute autre analyse que la ligne Ă©ditoriale des grands mĂ©dias est interdite, on ne voit pas comment, en effet, on pourrait connaĂźtre « mĂ©diatiquement » ceux qui osent penser autrement, comme d’ailleurs de nombreux autres analystes, eux aussi interdits d’antenne. Le petit monde mĂ©diatique verrouille son entre soi.

EuroLibertĂ©s : toujours mieux vous rĂ©-informer 
 GRÂCE À VOUS !

Ne financez pas le systÚme ! Financez EuroLibertés !

EuroLibertĂ©s rĂ©-informe parce qu’EuroLibertĂ©s est un mĂ©dia qui ne dĂ©pend ni du SystĂšme, ni des banques, ni des lobbies et qui est dĂ©gagĂ© de tout politiquement correct.

Fort d’une audience grandissante avec 60 000 visiteurs uniques par mois, EuroLibertĂ©s est un acteur incontournable de dissection des politiques europĂ©ennes menĂ©es dans les États europĂ©ens membres ou non de l’Union europĂ©enne.

Ne bĂ©nĂ©ficiant d’aucune subvention, Ă  la diffĂ©rence des mĂ©dias du systĂšme, et intĂ©gralement animĂ© par des bĂ©nĂ©voles, EuroLibertĂ©s a nĂ©anmoins un coĂ»t qui englobe les frais de crĂ©ation et d’administration du site, les mailings de promotion et enfin les dĂ©placements indispensables pour la rĂ©alisation d’interviews.

EuroLibertĂ©s est un organe de presse d’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral. Chaque don ouvre droit à une dĂ©duction fiscale Ă  hauteur de 66 %. À titre d’exemple, un don de 100 euros offre une dĂ©duction fiscale de 66 euros. Ainsi, votre don ne vous coĂ»te en rĂ©alitĂ© que 34 euros.

Philippe Randa,
Directeur d’EuroLibertĂ©s.

Quatre solutions pour nous soutenir :

1 : Faire un don par virement bancaire

Titulaire du compte (Account Owner) : EURO LIBERTES
Domiciliation : CIC FOUESNANT
IBAN (International Bank Account Number) :
FR76 3004 7140 6700 0202 0390 185
BIC (Bank Identifier Code) : CMCIFRPP

2 : Faire un don par paypal (paiement sécurisé SSL)

Sur le site EuroLibertĂ©s (www.eurolibertes.com), en cliquant, vous serez alors redirigĂ© vers le site de paiement en ligne PayPal. Transaction 100 % sĂ©curisĂ©e.‹ 

3 : Faire un don par chĂšque bancaire Ă  l’ordre d’EuroLibertĂ©s

à retourner à : EuroLibertés
BP 400 35 – 94271 Le Kremlin-BicĂȘtre cedex – France

4 : Faire un don par carte bancaire

Pour cela, téléphonez à Marie-France Marceau au 06 77 60 24  99

A propos de l'auteur

Richard Dessens

Enseignant pendant plusieurs annĂ©es dans une Ă©cole prĂ©paratoire aux concours d’entrĂ©e aux IEP et Écoles de journalisme, Richard Dessens crĂ©e et dirige parallĂšlement une troupe de thĂ©Ăątre dans la rĂ©gion de Montpellier. Docteur en droit, DEA de philosophie et licenciĂ© en histoire, il est l’auteur d’ouvrages de philosophie et d’histoire des idĂ©es politiques, de relations internationale. Il a entres autres livres publiĂ© aux Ă©ditions Dualpha "Henri Rochefort ou la vĂ©ritable libertĂ© de la presse", "La dĂ©mocratie interdite" et "Histoire et formation de la pensĂ©e politique".

Articles similaires