Ah ! Si les attentats qui ensanglantent l’Europe depuis des mois Ă©taient le fait d’énergumĂšnes estampillĂ©s « nazis », « fascistes », voire – faute de grives, n’est-ce pas ! –, juste « droite dite extrĂȘme », que la vie du monde politique et mĂ©diatique serait simple ; un long fleuve tranquille de morale citoyenne que tous ces braves gens censĂ©s nous gouverner et nous informer rabĂąchent si complaisamment ! Pour eux, le discours antifasciste est LE mantra rĂ©publicain par excellence.

Mais voilĂ , patatras, quand ça ne veut pas, ça ne veut pas ! Les terroristes ont des origines fort peu europĂ©ennes et revendiquent leurs « exploits » au nom d’Allah, les fomentent et exĂ©cutent dans la haine des infidĂšles et ce, pour la plus grande gloire d’un Sultan ressurgi du fin fond des Ăąges qui prĂŽne Ă  la tĂȘte de son État islamique un djihad de bien fĂącheux augure


D’oĂč le dĂ©sarroi de nos gouvernants, Ă  l’heure oĂč la chanceliĂšre Merkel ouvre les frontiĂšres de son pays Ă  un million de pseudo-rĂ©fugiĂ©s
 Et Ă  celle oĂč François Hollande est chaque jour plus Ă  la peine pour croire dans sa rĂ©Ă©lection l’annĂ©e prochaine.

Alors, que faire ? HĂ© bien, aux problĂšmes complexes, les rĂ©ponses sont d’autant plus simples pour les mĂ©dias, encouragĂ©es par les gouvernants : cachez la bobine et les noms des fauteurs de droits-l’hommiser-en-paix ! Leurs bobines et leurs patronymes fleurent bien souvent, trop souvent, l’exotisme, mĂȘme si nombre d’entre eux, sinon la quasi-totalitĂ©, sont parfois des citoyens europĂ©ens en bonne et due forme administrative


« Pourquoi faisons-nous des tueurs de masse des superstars ? » s’inquiĂšte ainsi le quotidien allemand Die Welt
 prouvant ainsi au peuple allemand (en l’occurrence, mais aussi Ă  toute l’Europe qui en est tĂ©moin Ă©galement) que les trois tueries qui ont eu lieu en une semaine dans ce pays – une attaque Ă  la hache dans un train Ă  WĂŒrzburg, la fusillade d’un forcenĂ© Ă  Munich et l’attentat Ă  la bombe dans la petite ville d’Ansbach en BaviĂšre – sont le fait de pseudo-rĂ©fugiĂ©s, d’allogĂšnes en transit, d’Allemands de papier et non de cƓur


« Il y a un point commun entre Nice, WĂŒrzburg et Munich, quelque chose qui unit le terrorisme et la folie meurtriĂšre : leur pouvoir rĂ©side dans l’écho qu’ils suscitent », constate de son cĂŽtĂ© Die Presse qui omet, bien Ă©videmment lui aussi de prĂ©ciser que cet Ă©cho n’est pas sans rĂ©veiller des citoyens aliĂ©nĂ©s par quelques dĂ©cennies de discours pervers pour les culpabiliser.

D’oĂč la dĂ©cision de certains mĂ©dias, pressentant les prochaines rĂ©percussions Ă©lectorales aprĂšs d’aussi brutales et rĂ©pĂ©titives prises de conscience, de ne plus publier les photos des assassins – notamment le quotidien vespĂ©ral Le Monde en France – tandis que des politiciens – Geoffroy Didier, HervĂ© Mariton,
 – s’agitent de leurs cĂŽtĂ©s pour « rendre anonymes les terroristes, mĂ©diatiquement comme judiciairement ».

Ils sont ainsi soutenus par des psychiatres – Richard Rechtman dans TĂ©lĂ©rama : « Une fois le meurtre accompli, dire qui Ă©tait la personne, raconter son passĂ© et diffuser sa photo, c’est se transformer en caisse de rĂ©sonance du crime et devenir l’alliĂ© objectif de Daech » – et jusqu’à des juges comme David BĂ©nichou (sur France Inter) : « Les mĂ©dias sont l’oxygĂšne du terrorisme. »

C’est finalement du Danemark que les choses sont dites et clairement : JĂžrn Mikkelsen, rĂ©dacteur en chef du quotidien Jyllands-Posten, met les pieds dans le plat en dĂ©nonçant (il Ă©crit « comprendre », bien sĂ»r) « le besoin d’une certaine forme de militantisme » parmi ses « collĂšgues français », mais n’en fera pas de mĂȘme puisqu’il rappelle que « les mĂ©dias sont lĂ  pour dĂ©crire la rĂ©alitĂ©, que l’on aime cette rĂ©alitĂ© ou non. Nous avons dĂ©jĂ  des lignes Ă©thiques que nous suivons, mais de maniĂšre fondamentale, ce n’est pas aux mĂ©dias de coiffer la rĂ©alitĂ©. »

Étrangement, lorsque le terroriste est Anders Behring Breivik, norvĂ©gien de souche, ni plus, ni moins tarĂ© que les djihadistes de Daech, aucun mĂ©dia n’a alors jugĂ© opportun de rĂ©clamer son incognito
 « Pas d’amalgame ! », bien sĂ»r !

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