Élections lĂ©gislatives en SuĂšde dimanche 9 septembre. Depuis plusieurs jours la Grande Presse Officielle française et europĂ©enne fait rĂ©gner un climat d’angoisse : le SD (Parti DĂ©mocrate suĂ©dois), « d’origine nĂ©o-nazi » (car cette fois-ci la grande presse dĂ©mocratique se lĂąche sans complexe) peut devenir le premier parti de SuĂšde avec 25 % des voix (ce qui lui ferait doubler ses voix. Du jamais vu !). Il faut bien crĂ©er du buzz ! Le « spectre de l’extrĂȘme droite » comme l’écrivent certains mĂ©dias sans vergogne et en toute objectivitĂ©, agite les peurs.

Jimmie Akesson, leader du SD (Sverigedemokraterna).

Jimmie Akesson, leader du SD (Sverigedemokraterna).

Encore une fois, mais la manƓuvre mĂ©diatique est maintenant Ă©culĂ©e. À chaque Ă©lection en Europe, les mĂ©dias annoncent un « raz de marĂ©e populiste » (voire maintenant nĂ©o-nazi : on passe Ă  la vitesse supĂ©rieure) en surestimant les intentions de votes dans le seul but de pousser un grand ouf de soulagement lorsque les rĂ©sultats ne sont pas Ă  la hauteur des attentes alarmistes des mĂ©dias. Et de minimiser alors le score obtenu en se fĂ©licitant du « sursaut dĂ©mocratique » et de la sagesse des peuples europĂ©ens qui n’ont pas votĂ© Ă  80 % pour les Populistes/nĂ©o-nazis !!!

Encore une fois, aprĂšs les angoisses alarmistes et l’agitation du chiffon rouge, ce sont maintenant les commentateurs et politologues toujours objectifs qui se succĂšdent pour « analyser » le vote suĂ©dois
 avec la plus grande sidĂ©ration. La SuĂšde est le berceau de la social-dĂ©mocratie, un exemple rĂ©vĂ©rĂ© en Europe, le chĂŽmage est au plus bas, la croissance Ă  3 %. Comment peut-on alors voter pour des populistes dans ces conditions, le vote populiste Ă©tant rĂ©servĂ© aux malheureux semi-analphabĂštes, chĂŽmeurs, aigris et apeurĂ©s des pays Ă  problĂšmes Ă©conomiques et d’emploi. La rĂ©ponse de la spĂ©cialiste du jour fuse alors : « C’est un vote irrationnel ». Irrationnel car quand on vit dans un pays qui va bien Ă©conomiquement on ne vote pas pour des populistes ! Il faut ĂȘtre un grand spĂ©cialiste diplĂŽmĂ© Bac + 8 pour faire de telles analyses. Les mĂȘmes d’ailleurs Ă  chaque Ă©lection avec la variante pour les pays en difficulté : « C’est normal de voter populiste quand on est pauvre et peu Ă©duquĂ©. »

D’autant que pas plus en SuĂšde que dans le reste de l’Europe, il n’existe des problĂšmes d’insĂ©curitĂ© et d’immigration massive. C’est un fantasme dirait M. Macron (souvenons-nous du splendide « il n’y a pas de crise migratoire en Europe »). Alors on brandit les chiffres officiels de l’immigration
 en baisse et d’ampleur minime, en laissant de cĂŽtĂ© les masses d’immigration sauvage qui dĂ©ferlent Ă  jet continu sur l’Europe. Mais que l’on tait mĂȘme si les moyens de dĂ©nombrer ces migrants existent et sont connus. Alors les « envoyĂ©s spĂ©ciaux » ironisent Ă  grand renfort d’images soigneusement sĂ©lectionnĂ©es sur la prĂ©tendue « insĂ©curité » invoquĂ©e par le SD et expliquant que la dĂ©linquance est en baisse en SuĂšde et que les migrants ne posent aucun problĂšme (cf BFM TV). VoilĂ , le tour est jouĂ© et l’information, objective et non tendancieuse. Comme d’habitude.

Ceci Ă©tant on pourrait « objectivement » saluer la performance du SD (Sverigedemokraterna dirigĂ© par Jimmie Akesson) qui malgrĂ© la rĂ©probation de l’Europe bien-pensante passe de 12,9 Ă  17,6 % c’est-Ă -dire la plus grande progression en SuĂšde avec prĂšs de 5 % de voix gagnĂ©es en quatre ans et 62 dĂ©putĂ©s au Parlement suĂ©dois. Le Parti social-dĂ©mocrate au pouvoir rĂ©alise son score le plus bas depuis un siĂšcle (28,4 %). La presse suĂ©doise constate, atterrĂ©e, que : « Le fait est que la SuĂšde compte dĂ©sormais un parti qui a ses racines dans le nazisme [
] Aujourd’hui, environ un cinquiĂšme de la population de l’un des pays les plus prospĂšres du monde a choisi de voter pour ce parti. C’est aussi incomprĂ©hensible qu’indiscutable ». Le gouvernement a quinze jours pour se former dans des conditions plus incertaines qui pourraient laisser prĂ©sager peut-ĂȘtre Ă  terme une participation du SD.

Mais ce qui inquiĂšte le plus notre grande presse officielle, c’est que la SuĂšde, championne et exemple ressassĂ© du bonheur social-dĂ©mocrate – mĂȘme si la SuĂšde dĂ©tient curieusement le record de suicides par habitant – est depuis un siĂšcle une rĂ©fĂ©rence pour les dĂ©mocraties europĂ©ennes. Tant que les populistes triomphaient dans des pays de l’ex-Europe de l’Est (Pologne, Hongrie, RĂ©publique tchĂšque) on pouvait expliquer ce vote de dĂ©tresse. Avec l’Italie, ce n’était plus la mĂȘme chose et la surprise difficile Ă  admettre. Mais l’Italie frivole et championne des combinaisons improbables s’est contentĂ©e de quelques remarques condescendantes.

Avec la SuĂšde on touche au cƓur du rĂ©acteur et le risque de contagion Ă  des pays « sĂ©rieux » devient de plus en plus vif. D’autant que les manifestations anti-immigration se multiplient en Allemagne mĂȘme si les mĂ©dias tentent de minimiser leur portĂ©e. L’AfD (populistes allemands) vient de remporter elle aussi un succĂšs spectaculaire en Allemagne.

DĂ©cidĂ©ment, la France s’en tire bien grĂące Ă  Emmanuel Macron, dernier rempart de l’intelligence europĂ©enne capable de procĂ©der Ă  la destruction du Parti « populiste » français rien qu’en le mettant en faillite financiĂšre. C’est vrai que M. Macron s’y connaĂźt en finance. Quel talent. Tant pis, ou tant mieux, pour les Français.

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A propos de l'auteur

Richard Dessens

Enseignant pendant plusieurs annĂ©es dans une Ă©cole prĂ©paratoire aux concours d’entrĂ©e aux IEP et Écoles de journalisme, Richard Dessens crĂ©e et dirige parallĂšlement une troupe de thĂ©Ăątre dans la rĂ©gion de Montpellier. Docteur en droit, DEA de philosophie et licenciĂ© en histoire, il est l’auteur d’ouvrages de philosophie et d’histoire des idĂ©es politiques, de relations internationale. Il a entres autres livres publiĂ© aux Ă©ditions Dualpha "Henri Rochefort ou la vĂ©ritable libertĂ© de la presse", "La dĂ©mocratie interdite" et "Histoire et formation de la pensĂ©e politique".

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