Le 1er janvier 2015, Lyon et ses banlieues ont quittĂ© le dĂ©partement du RhĂŽne pour devenir une nouvelle collectivitĂ© territoriale Ă  statut particulier : la MĂ©tropole de Lyon (1 386 000 hab. et 534 kmÂČ). Si les codes postaux commencent toujours par 69 et si le prĂ©fet du RhĂŽne a aussi la responsabilitĂ© de suivre cet ensemble original, cette collectivitĂ© particuliĂšre rĂ©cente concentre les compĂ©tences de l’ancienne CoUrLy (CommunautĂ© urbaine de Lyon ou « Grand Lyon ») et du dĂ©partement. Ainsi les collĂšges de Givors, de Tassin-la-Demi-Lune ou de Vaulx-en-Velin dĂ©pendent-ils de la mĂ©tropole lyonnaise.

Métropole de Lyon

Cette crĂ©ation sui generis rĂ©sulte d’un « Yalta dĂ©partemental » obtenu dĂšs 2012 entre les deux grands alligators du marigot politicien local : le prĂ©sident du Conseil gĂ©nĂ©ral du RhĂŽne et sĂ©nateur du Beaujolais, le centriste Michel Mercier, et le sĂ©nateur-maire socialiste libĂ©ral de Lyon GĂ©rard Collomb. Tous deux s’accordĂšrent aprĂšs bien des agapes sur la scission entre des campagnes rhodaniennes plutĂŽt droitiĂšres et une aire urbaine plus progressiste.

La MĂ©tropole de Lyon s’apparente par bien des aspects Ă  la collectivitĂ© parisienne. L’annĂ©e prochaine, ni les Parisiens ni les « Luguduno-MĂ©tropolitains » ne participeront aux Ă©lections dĂ©partementales. Paris ignore en effet les cantons qui ont disparu dans la mĂ©tropole lyonnaise. En Ă©lisant ce mois-ci les dix-sept conseils d’arrondissement, le conseil de secteur central qui regroupe les quatre premiers arrondissements de la capitale, et le Conseil de Paris, les habitants de la capitale choisissent aussi leurs conseillers dĂ©partementaux. Rappelons que le maire de Paris assume la prĂ©sidence du conseil dĂ©partemental du 75. On oublie qu’entre 1977 et 1979, Jacques Chirac prĂ©sida Ă  la fois les conseils gĂ©nĂ©raux de Paris et de la CorrĂšze


Si la MĂ©tropole de Lyon n’a plus de cantons, son territoire se couvre de quatorze circonscriptions Ă©lectorales Ă  qui on a donnĂ© une lettre et que les journalistes politiques nomment « Porte des Alpes », « Plateau Nord–Caluire » ou « Portes du Sud ». Certaines de ces circonscriptions mĂ©tropolitaines s’étendent sur plusieurs communes ou arrondissements lyonnais (« LĂŽnes et Coteaux » ou « Lyon–Centre »). D’autres coĂŻncident soit avec une seule commune (Villeurbanne), soit avec des arrondissements lyonnais (le VIIe pour « Lyon–Sud » ou le VIIIe pour « Lyon-Sud-Est »).

Quant au IIIe arrondissement, le plus peuplĂ© de Lyon, il se retrouve partagĂ© selon l’axe ferroviaire Nord–Sud Ă  grande vitesse partant de la gare de La Part-Dieu entre les circonscriptions « Lyon–Est » et « Lyon–Nord ». À ces territoires Ă©lectoraux se superposent neuf « confĂ©rences territoriales des maires » qui rĂ©unissent sur une base gĂ©ographique des communes proches telles les trois villes du « Plateau Nord » (Sathonay–Camp, Rillieux-la-Pape, Caluire–et – Cuire) ou les dix-sept communes en Val-de-SaĂŽne.

Du fait du mode de scrutin proportionnel Ă  deux tours, il était envisageable qu’aucune majoritĂ© claire ne se dĂ©gage au soir du 22 mars. Soutien de la premiĂšre heure d’Emmanuel Macron, GĂ©rard Collomb a abandonnĂ© au printemps 2017 son « bĂ©bé » mĂ©tropolitain pour le ministĂšre de l’IntĂ©rieur. Il fait alors Ă©lire Ă  sa prĂ©sidence l’ancien socialiste ralliĂ© au macronisme David Kimelfeld qui refuse ensuite de dĂ©missionner quand son mentor Collomb quitte la place Beauvau. Deux listes macronistes s’affrontent par consĂ©quent avec, en arriĂšre-plan, l’implantation notable des Verts.

PrĂ©sider la MĂ©tropole de Lyon assure Ă  son dĂ©tenteur une influence considĂ©rable non seulement par rapport aux municipalitĂ©s et au dĂ©partement rural du RhĂŽne, mais aussi et surtout face Ă  la rĂ©gion Auvergne–RhĂŽne-Alpes. La MĂ©tropole de Lyon a les moyens politiques, financiers et humains de concurrencer le conseil rĂ©gional du LR Laurent Wauquiez. En plein contentieux avec Jean-Jack Queyranne, le prĂ©sident socialiste du conseil rĂ©gional RhĂŽne-Alpes, GĂ©rard Collomb lança au printemps 2012 le PĂŽle mĂ©tropolitain G4, soit la concertation entre la MĂ©tropole de Lyon, la communautĂ© urbaine de Saint-Étienne, les trois communautĂ©s d’agglomĂ©ration de Vienne–Condrieu, de Porte de l’IsĂšre et de Villefranche–Beaujolais–SaĂŽne et la communautĂ© de communes de l’Est lyonnais. Les compĂ©tences de cette entitĂ© chevauchent volontiers celles de la rĂ©gion puisqu’elles concernent la mobilitĂ©, la culture, l’amĂ©nagement du territoire et l’enseignement supĂ©rieur. Le conseil rĂ©gional Auvergne – RhĂŽne-Alpes s’agace de ce doublon


Plus que la chimĂ©rique MĂ©tropole du Grand Paris ou l’absurde MĂ©tropole Aix-Marseille–Provence, la MĂ©tropole de Lyon est l’exemple mĂȘme de la mĂ©tropolisation en cours des activitĂ©s Ă©conomiques et des flux humains. C’est un beau cas d’hypertrophie urbaine, facteur indiscutable de dĂ©sĂ©quilibres territoriaux majeurs. Si la dimension mĂ©tropolitaine actuelle n’est pas pertinente, le cadre habituel de la commune et du dĂ©partement ne l’est plus non plus. Il importe de regrouper autant que faire se peut les communes rurales les moins peuplĂ©es et de donner enfin aux rĂ©gions les moyens financiers et donc fiscaux de leur politique. Ce n’est pas la direction institutionnelle prise pour l’heure par un gouvernement qui ne sait pas ce que signifie « amĂ©nagement du territoire ».

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