Angela Merkel se représente en 2017. Elle a été réélue à la tête de la CDU avec 89,5 % des voix. Ce mouvement de droite ressemble à l’UMP française avec une vision centriste très marquée. Le pragmatisme en plus.

Comme partout en Europe, la CDU est bousculée à sa droite par les « populistes » comme disent les tenants des partis classiques au pouvoir. De droite comme de gauche d’ailleurs. Ces partis sont tellement habitués à gouverner, à se passer le pouvoir, à charge de revanche, à se préserver, et finalement à faire la même politique européiste, immigrationiste, multiculturaliste qu’ils sont parfaitement interchangeables. Il fallait simplement ne pas avoir le même discours et pérenniser l’idée parmi les électeurs, que l’un comme l’autre était le changement.

Depuis la vague migratoire, les migrants déclarés par les dirigeants politiques comme étant de pauvres médecins, chirurgiens, architectes et autres qualificatifs élogieux, tous fuyant la guerre bien sûr, ont quitté leurs habits de lumières.

Les citoyens d’Europe ont bien vite compris que les Syriens n’avaient pas tous et loin s’en faut, les compétences déclarées officiellement, mais étaient en fait des hommes jeunes dans leur immense majorité et qu’ils étaient en réalité des Soudanais, des Pakistanais, des Afghans, des Éthiopiens et mêmes des Algériens, Marocains et Tunisiens. Ceux-là mêmes  qui se sont livrés il y a presque un an, à une série de viols à Cologne. Les médias n’ont pas pu longtemps cacher au reste du monde, que les « immigrés », déclarés  nouvelle « richesse » pour l’Allemagne, se révélaient toxiques. Il y eut même des responsables politiques qui ont affirmé qu’une main aux fesses n’était pas un viol.

La CDU, fait face désormais à la montée du « populisme ». Un populisme voulu insultant pour les citoyens et qu’en France les médias appellent « extrême droite ». Ce populisme aux dernières élections, a littéralement explosé au vu des scores de l’AfD qui refuse en bloc cette immigration débordante, envahissante et génératrice d’insécurité patente.

C’est donc tout naturellement que dans la CDU, émergent des responsables politiques qui seraient des sortes de Lionel Lucas et de Thierry Mariani français, sortes de Canada dry de salon, qui ont la couleur, l’aspect, mais pas l’esprit.

C’est Jens Spahn, 36 ans, figure montante de la CDU qui, tout en se revendiquant ouvertement homosexuel, joue le rôle du vilain canard dans le poulailler de la droite allemande. Le but, étant d’empêcher la fuite des électeurs vers l’AfD à qui les sondages promettent des scores importants lors des prochaines élections législatives de 2017. Si l’AfD fait un score trop important et élimine les sociaux-démocrates, Angela Merkel se retrouverait dans une fâcheuse posture.

Mêmes crispations des jeunes Allemands de la CDU (JU) qui revendiquent un retour aux valeurs traditionnelles. Ils veulent réintroduire le service militaire, supprimer la double nationalité. D’autres souhaitent un retour à la culture dominante, à savoir la langue allemande, les liens avec Israël, la préservation de l’Europe, la liberté religieuse, etc.

Angela Merkel va devoir faire un travail de synthèse. Comme Hollande est au chômage, et qu’il est paraît-il, un spécialiste en la matière, il devrait pouvoir postuler. À mon humble avis, Angela Merkel, pas si folle, refusera.

Pour l’Allemagne, comme pour la France par ricochet, espérons que l’AfD réalisera un excellent score et déboulonnera définitivement Angela Merkel de sa Chancellerie.

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