Gouverner est au XXIe siĂšcle un art d’autant plus difficile que ses conditions d’exercice ont brutalement changĂ© depuis l’apparition de l’informatique dans l’univers de la communication. L’exercice dans notre pays est encore rendu plus difficile par ce goĂ»t qu’ont tous nos gouvernants de vouloir tout contrĂŽler et d’avoir au fil du temps, du moins depuis la IIIe RĂ©publique, sophistiquer l’appareil Ă©tatique.  La machine s’est largement complexifiĂ©e au point de devoir faire appel Ă  des « experts » dans tous les domaines. Preuve aussi que ça ne marche pas toujours non plus. Les maux français sont essentiellement d’ordre politique, administratif et fiscal, c’est-Ă -dire techniques au point que les « pĂ©kins » que nous sommes n’y comprenons plus grand-chose. » Nul n’est censĂ© ignorer la loi » relĂšve du vƓu pieux.

Louis XIV

On a le sentiment aujourd’hui – mais c’est pourtant la rĂ©alitĂ© – que gouverner un pays, c’est d’abord gĂ©rer les emmerdements du quotidien. Ce qui, d’ailleurs, n’est pas spĂ©cifique Ă  la France. Et l’exercice devient plus difficile encore quand on y ajoute un nouveau palier : l’Europe.

L’un des aspects majeurs du drame français, c’est son jacobinisme. Il n’est pas hĂ©ritĂ© de la RĂ©volution mais de la monarchie, de Louis XIV et de son fidĂšle serviteur, Colbert prĂ©cisĂ©ment. Souvenez-vous, la Fronde. Louis XIV faillit y laisser la vie, raison pour laquelle il mit la noblesse au pas en la rendant totalement dĂ©pendante de sa bonne volontĂ©. Il venait de tuer les corps intermĂ©diaires que constituaient tous ces « noblions » provinciaux au mĂȘme titre que les grands propriĂ©taires terriens. La machine Ă©tait lancĂ©e, elle ne s’arrĂȘtera plus et NapolĂ©on en rajoutera une couche. La RĂ©publique a repris l’hĂ©ritage.

En l’amĂ©liorant. De Gaulle, Ă  ce titre, nous a dĂ©voilĂ© la version monarchique avec sa Constitution de la Ve RĂ©publique. Le chef de l’Etat dĂ©cide de tout, ses ministres ne sont que des valets. Inutile de dire qu’au XXIe siĂšcle, c’est plutĂŽt mal vĂ©cu par la population pour laquelle il n’existe aucun contrĂŽle. On le voit bien aujourd’hui, l’Etat Ă©touffe sous la multiplication des conflits dont les Gilets jaunes sont l’expression la plus criante. Depuis Georges Pompidou, la France vit dans l’immobilisme d’un systĂšme Ă©lectoral pervers tant il n’est plus le reflet de la rĂ©alitĂ© du terrain. Ce Ă  quoi il faut ajouter toute la perversitĂ© d’un rĂ©gime dĂ©mocratique oĂč la corruption est consubstantielle Ă  l’exercice du pouvoir. Il suffit de lire la longe listes des Ă©lus mis en examen pour s’en convaincre.

L’ élection d’Emmanuel Macron, c’est le coup de balai sanitaire d’un peuple Ă  l’égard de sa classe politique qui l’enfume d’élection en Ă©lection. Sauf que ledit Macron n’a pas rĂ©sistĂ© longtemps Ă  l’ivresse des cimes et qu’une fois Ă©lu, il n’a pas cherchĂ© Ă  comprendre pourquoi il avait Ă©tĂ© Ă©lu. Il a endossĂ© le costard et en bon libĂ©ral qu’il est, il a privilĂ©giĂ© l’argent au mĂ©pris du social. A savoir une sociĂ©tĂ© agressĂ©e par une immigration incontrĂŽlĂ©e qui dĂ©truit petit Ă  petit ce pays de l’intĂ©rieur. Il a jouĂ© la Bourse contre les territoires.

Emmanuel Macron est dĂ©bordĂ© et se donne l’illusion de la rĂ©forme. Il ne rĂ©forme rien. Ses vƓux aux Français sont la marque de son impuissance. La question qui se pose est : est-ce que cette mascarade va durer encore longtemps ? N’allez pas croire pour autant que nous ne sommes pas dĂ©mocrates. Au contraire, on en cherche la bonne formule et, Ă  ce jour, il semble bien que ce soit Vladimir Poutine qui l’ait trouvĂ©.

Article paru sur le site SynthĂšse nationale.

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