Jean-Pierre Brun.

Gardien de but Ă  la retraite, fĂȘlĂ© du bocal avec honneur et gloire


Les non-initiĂ©s imaginent volontiers un lectorat du quotidien L’Équipe composĂ© d’un ramassis d’« addicts » aux jeux du cirque, incapables de s’extraire des enceintes de ces arĂšnes frelatĂ©es qui les rassemblent. C’est certainement vrai si je me rĂ©fĂšre Ă  mon passĂ© douteux. J’ai appris Ă  lire dans cette increvable institution de la presse sportive et je continue de la consulter malgrĂ©, ou grĂące Ă , une sĂ©nilitĂ© bien avancĂ©e.

Conscient de cette spĂ©cificitĂ© peu gratifiante, sa rĂ©daction a dĂ©cidĂ© depuis quelques annĂ©es dĂ©jĂ , une participation, Ă  doses homĂ©opathiques bien sĂ»r, Ă  l’édification des populations bornĂ©es qui la nourrissent. Ainsi les rĂ©fĂ©rences au vivre-ensemble, dans la tolĂ©rance intergenre, voire « transgenre » la plus irisĂ©e, parsĂšment dĂ©sormais subtilement, tant le quotidien que son magazine hebdomadaire.

Elle vient pourtant de sortir d’un apolitisme, quelque peu gauche il est vrai, pour consacrer deux pleines pages aux Ă©lections brĂ©siliennes, dans sa livraison du 12 octobre. Certes, on ne peut Ă©voquer ce pays sans se rĂ©fĂ©rer aux innombrables perles de la « Seleçao » et Ă  leur Ă©crin du Maracana qui l’incarnent si bien auprĂšs des bĂ©otiens de la gĂ©opolitique.

Elle titre ainsi un tonitruant « BrĂ©sil, dĂ©rive extrĂȘme » qu’elle explicite aussitĂŽt dans la foulĂ©e : « À l’instar de Ronaldinho ou Lucas Moura certains footballeurs brĂ©siliens appellent Ă  voter pour JaĂŻr Bolsonaro, candidat d’extrĂȘme droite arrivĂ© largement en tĂȘte au premier tour de la prĂ©sidentielle, dimanche ».

Cependant le plus gros travail de « conscientisation » de « socios » débiles reste à accomplir.

Il est alors fait appel Ă  un sociologue, Mauricio Murad, qui explicite les causes de la dĂ©rive amorcĂ©e : « La politisation du foot et des supporters est en hausse. Le pays est devenu conservateur, intolĂ©rant et discriminatoire. Et le foot prend le mĂȘme chemin, donc les deux camps se rejoignent et les dĂ©bordements vont se multiplier ».

Il est ainsi suggĂ©rĂ© au lecteur, brut de fonderie et crĂ©tin sur les bords, qu’intolĂ©rance et discrimination ne peuvent ĂȘtre pratiquĂ©es que par les conservateurs auxquels les pires excĂšs sont inhĂ©rents. Un but Ă  zĂ©ro et balle au centre.

Le journaliste brĂ©silien Sergio Rangel constate pour sa part que « les footballeurs sont le reflet de la sociĂ©tĂ© [
] ils ne savent mĂȘme pas quel est le programme de Bolsonaro, ils ne savent mĂȘme pas ce qu’est l’extrĂȘme droite ».

Juka Kfouri autre journaliste, sĂ©vĂšre mais juste, souligne que « ces joueurs viennent de classes dĂ©favorisĂ©es, ils sont politiquement ignorants, ils gagnent beaucoup d’argent et ils se laissent convaincre par des discours primitifs contre les gangsters et en faveur de l’armement de la population pour amĂ©liorer la sĂ©curité ».

À deux buts Ă  zĂ©ro le match serait-il plié ? Non, car Ă  vouloir trop prouver on se prend parfois les pieds dans le tapis, fĂ»t-il une pelouse synthĂ©tique. Le Huron dĂ©barquant sur la plage de Copacabana serait en effet en droit de demander Ă  la fille d’Ipanema traĂźnant lĂ  par hasard, pourquoi accorder le droit de vote Ă  des individus pareils.

S’appuyant sur de tels postulats il est tentant de pousser le ballon plus loin, jusqu’à situer, pourquoi pas, le quotient intellectuel du footeux et de ses supporters entre celui de la scarole montĂ©e en graines et celui de la limace nubile. Pour ma part je m’en garderai bien, ayant moi-mĂȘme pratiquĂ© ce sport de demeurĂ©s jusqu’à 40 ans et subi lors d’une rencontre, un traumatisme crĂąnien qui n’a certainement pas remis de l’ordre dans mes neurones dĂ©ficients.

Quoi qu’il en soit, de tels propos tendraient Ă  me conforter dans mes convictions, celles que je partageais dĂ©jĂ  avec l’infrĂ©quentable Vladimir Volkoff : je suis plus que jamais moyennement dĂ©mocrate.

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