Il est Ă©vident pour n’importe quel observateur que, depuis les annĂ©es 1980, les sociĂ©tĂ©s occidentales se sont laissĂ©es envahir, puis dominer par les revendications catĂ©gorielles.

Partout en pays civilisĂ©, la majoritĂ©, aussi molle et compatissante que peu accessible aux raisonnements, s’est investie dans la promotion des droits d’une multitude de minoritĂ©s. Il est faux de parler de « majoritĂ© silencieuse ». Il est plus juste de dire que, viciĂ©e par la sensiblerie, elle pĂ©rore stupidement, voire qu’elle beugle des slogans pernicieux Ă  la bonne marche de l’État et Ă  l’avenir de la sociĂ©tĂ©.

Pour faire parler d’elle, une minoritĂ© doit se prĂ©senter comme « étant persĂ©cutĂ©e »  plus exactement comme l’ayant Ă©tĂ©, car, en France, depuis 1945, on ne connaĂźt que les ex-collaborateurs de l’Occupant allemand et les partisans de l’AlgĂ©rie française pour avoir Ă©tĂ© persĂ©cutĂ©s – et durement – par le Pouvoir, en sus des terroristes Ă©trangers (du style FLN et nervis de la cause palestinienne) lorsqu’ils sont venus faire leurs cochonneries dans le pays.

Il est Ă©galement indispensable de se trouver des femmes dĂ©sƓuvrĂ©es, ces redoutables dames patronnesses de la RĂ©publique, et quelques adolescents dont l’idĂ©alisme passe davantage par les cris et les gĂ©missements que par l’étude et le travail. La mousse journalistique atteint son but quand les agitĂ©s de la cause minoritaire ont « ému » divers parlementaires, des caciques de la Franc-maçonnerie du Grand Orient et l’une ou l’autre de nos « tĂȘtes pensantes » bien parisiennes.

Il y a plus simple : c’est de disposer de milliards d’unitĂ©s de compte pour faire du lobbying haut-de-gamme. Mais on parle alors de « minoritĂ©s » qui se chiffrent en millions d’individus, soutenus par une diaspora extrĂȘmement riche, remuante et influente un peu partout Ă  l’étranger. Peut-on encore parler de « minorité », lorsque celle-ci est une lourde alluvion exogĂšne ?

Les exemples de ces soi-disant minoritĂ©s qui sont des mastodontes de l’agit-prop sont faciles Ă  trouver. La cause de l’influence de ces « minoritĂ©s » n’est que trop Ă©vidente : les Français ont laissĂ© prolifĂ©rer sur la terre de leurs pĂšres quantitĂ© d’élĂ©ments Ă©trangers Ă  la Nation.

Le premier exemple est celui des Juifs qui ont refusĂ© l’assimilation par union avec des Français de souche et ont continuĂ© de « cultiver leur diffĂ©rence », aprĂšs avoir exploitĂ© jusqu’à la corde l’affaire Dreyfus – pourtant infiniment moins simple qu’il n’y paraĂźt, si l’on s’intĂ©resse non plus Ă  l’évidente erreur judiciaire de dĂ©cembre 1894, mais au trĂšs curieux second procĂšs de l’étĂ© de 1899 –, et continuent d’exploiter la tentative de gĂ©nocide partiel qu’ils ont subie, dans une partie de l’Europe, durant les annĂ©es 1941-45. En sus de la Loi Pleven de 1972, ils ont obtenu celle du 13 juillet 1990, crĂ©ant une Ă©criture officielle de l’histoire, qui fut le premier Ăźlot de totalitarisme au sein de la Ve RĂ©publique française
 imposer un Diktat intellectuel Ă  leurs nationaux, seuls les rĂ©gimes totalitaires avaient osĂ© le faire !

Les ArmĂ©niens ont suivi, avec moins de succĂšs (ils sont moins riches et moins nombreux), Ă  propos de vieilles histoires de tueries quasi-centenaires
 mais l’on nous dit que les « crimes contre l’Humanité » sont imprescriptibles, telles l’extermination des autochtones du Pays de Canaan, du 13e au 10e siĂšcle avant J.-C., ou la tuerie d’un quart de million de Français du Bas-Poitou, en 1793-94. Quant aux Kurdes, leurs souffrances n’intĂ©ressent personne : ils sont mal organisĂ©s et n’ont guĂšre de milliardaires.

Restent deux minorités exogÚnes « opprimées » en France : les Noirs et les musulmans.

Les premiers n’en finissent pas de lamenter un esclavage
 qui a pris fin durant la premiĂšre moitiĂ© du XIXe siĂšcle et dont les fournisseurs de matiĂšre premiĂšre Ă©taient ce que les trafiquants arabes et juifs, infiniment plus nombreux que les EuropĂ©ens de souche, nommaient des « rois nĂšgres ». On pourrait revoir la copie ou la rĂ©actualiser, la solution la plus simple Ă©tant de fuir comme la peste un pays ex-esclavagiste.

L’islam n’a commencĂ© Ă  devenir une grande cause « victimaire » que lorsque des millions de pĂ©trodollars ont affluĂ© en provenance de la pĂ©ninsule arabique. La GrĂšce et Rome nous avaient apportĂ© leur civilisation ; le monde arabo-musulman nous offre une invasion arrogante et sectaire, corrĂ©lĂ©e Ă  une explosion de criminalitĂ© et de dĂ©linquance. Les islamistes dĂ©montrent quotidiennement leur sectarisme, leur refus de respecter les lois de la RĂ©publique touchant Ă  la laĂŻcitĂ©, au respect des opinions d’autrui ou Ă  la simple civilitĂ©. De temps en temps, ils s’offrent la petite joie d’assassiner un « infidĂšle », voire la grande fiesta d’un attentat terroriste.

Cette « minorité », qui pĂšse une dizaine de millions d’individus (soit un peu plus du septiĂšme de la population), est en passe d’imposer sa toute-puissance, d’autant que quantitĂ© d’honnĂȘtes politiciens, officiellement « français », traquent aussi bien les suffrages des musulmans que les dons des Ă©vergĂštes islamo-pĂ©troliers.

Mais il existe d’authentiques minoritĂ©s autochtones, plus ou moins Ă©picĂ©es d’alluvions exogĂšnes.

Les Ă©cologistes ne cessent de varier les motifs de pleurs et d’imprĂ©cations, du bĂ©bĂ©-phoque aux vaccinations que leurs « experts » jugent inutiles ou dangereuses, des pesticides Ă  l’antibiothĂ©rapie. Ils prĂ©fĂšrent les « champs bio », bourrĂ©s de mauvaises herbes, aux terres savamment cultivĂ©es, ce qui risque Ă  terme de nous valoir la rĂ©apparition des maladies disparues, comme l’ergot de seigle. La nuisance de cette minoritĂ© beuglante devient maximale dĂšs que l’on aborde un sujet vital : la fourniture d’énergie, en abondance et de la façon la moins onĂ©reuse possible
 et sur ce plan, la dĂ©composition de l’atome est, de trĂšs loin, l’option la plus rentable. Allez savoir pourquoi les « écolos » ne comparent pas la radioactivitĂ© des sites alpestres et du granit breton avec celle constatĂ©e aux alentours des centrales nuclĂ©aires françaises ? Peut-ĂȘtre, parce que Dame Nature fait bien pire que l’humain !

La cause des handicapĂ©s, devenus des « personnes Ă  capacitĂ©s diffĂ©rentes », est sympathique, Ă  condition – comme pour tout produit euphorisant et narcotique – de n’en pas abuser.

Celle des homosexuels, de tous genres connus ou Ă  venir, l’est beaucoup moins. Cette minoritĂ© n’a nullement Ă  imposer le spectacle de ses parades grotesques. Que des parlementaires, dont l’honnĂȘtetĂ© et la dĂ©cence morale sont connus de tous, aient votĂ© la viciation en leur faveur de l’institution du mariage tĂ©moigne simplement de notre dĂ©chĂ©ance morale : nous sommes parvenus Ă  Ă©galer en turpitude le Bas-Empire romain. Ayons au moins une pensĂ©e pour les enfants qui seront Ă©levĂ©s par des « couples unisexe »  ils assureront la promotion financiĂšre des « psy » de tous genres ; aprĂšs tout, dans certains milieux, on aime rouler en Ferrari.

La Justice, institution qui, en France – il est bon de le prĂ©ciser, car cela ne fut presque jamais le cas aux USA ni en Grande-Bretagne –, fut toujours vautrĂ©e devant les puissants du jour, est politisĂ©e, comme aux temps du joyeux drille Joseph du Kremlin. Notre La Fontaine Ă©crivait en son Ă©poque : « Selon que vous serez puissant ou misĂ©rable, les jugements de cour vous rendront ou tout blanc ou tout noir ». Outre le fait qu’une telle formulation lui vaudrait, en nos jours d’obscurantisme, une condamnation pour racisme, il faudrait reformuler l’énoncé : selon que vous appartenez ou non Ă  une minoritĂ© dite opprimĂ©e, etc.

Pour brosser les penseurs Ă  la mode du jour dans le sens du poil – et certains d’entre eux en ont beaucoup –, l’on a mĂȘme accouchĂ© de l’abolition de la peine de mort, sans demander l’avis du bon peuple, de plus en plus souvent exposĂ© aux fantaisies meurtriĂšres des minoritĂ©s exotiques. DĂ©sormais, le grand jeu des assassins est de tuer du flic, en Ă©tat de quasi-impunité  la France – qui, selon certains rappeurs, est une putain – offre des petits plaisirs que la racaille exotique ne trouve plus dans ses gourbis d’origine.

Les syndicats, qui regroupent Ă  grand peine un peu moins de 10 % des salariĂ©s – surtout des fonctionnaires, harassĂ©s de travail et dĂ©pourvus, c’est bien connu, du moindre avantage social –, prennent en otage la quasi-totalitĂ© de la population une Ă  deux fois par an, histoire de dĂ©montrer aux cotisants que les permanents et dirigeants n’ont pas perdu la main et qu’ils doivent ĂȘtre reconduits dans leurs sinĂ©cures. La dictature de « l’avantage acquis » est la seule vĂ©ritable French Touch de l’économie mondiale.

Et ce dernier exemple – on aurait pu en prendre d’autres – permet de comprendre pourquoi les maĂźtres du jeu planĂ©taire actuel utilisent notre malheureuse patrie comme terre d’expĂ©rimentation.

La pĂ©rennitĂ© de la globalo-mondialisation exige la disparition de l’Europe traditionnelle, soit un continent aux Nations inventives et laborieuses, autrefois dotĂ©es d’un grand fonds de bon sens. Nos maĂźtres savent oĂč vivotent les rejetons dĂ©gĂ©nĂ©rĂ©s d’une Nation qui fut grande, prospĂšre grĂące au travail accumulĂ© par des dizaines de gĂ©nĂ©rations, inventive et mĂȘme conquĂ©rante. Pour casser dĂ©finitivement l’État, il suffit de le morceler en une multitude de fĂ©odalitĂ©s : c’est le rĂŽle qui incombe aux minoritĂ©s.

Cette France, puisque c’est d’elle qu’il s’agit, est devenue effectivement une vieille prostituĂ©e, en cours de mĂ©tissage, atteinte de paresse morale, par l’effet d’une sensiblerie niaise. Sa pathologie mentale se traduit de la façon politique la plus grotesque qui se puisse imaginer. Depuis quelques dĂ©cennies, les Français mettent systĂ©matiquement Ă  la tĂȘte de l’État les pires collaborateurs des maĂźtres du jeu Ă©conomique, ceux qui ont programmĂ© la fin de l’Europe des Nations autochtones.

Globalement, tout va plutĂŽt mal en Europe occidentale, mais bien plus encore en France (ou en Belgique et dans les pays latins) qu’en Allemagne ou en pays danubiens. C’est en rĂ©flĂ©chissant aux causes de leur dĂ©cadence, qui atteint le niveau de l’abjection, que les Français de souche europĂ©enne trouveront le moyen de ressusciter, comme ils l’ont fait Ă  divers moments de leur longue histoire.