par Franck Nicolle.

« Salut à la blanche banniÚre. Salut, salut aux noms bénis du Christ et de sa Sainte-MÚre. »

Et, pour une fois, consacrons l’alliance du bulletin de vote avec la Croix ! « Tard dans la soirĂ©e du dimanche 8 avril, le Premier ministre hongrois souverainiste a remerciĂ© les Ă©lecteurs d’avoir “priĂ© pour lui” et votĂ© en masse pour sa formation, le Fidesz », comme s’en attriste Le Monde du lendemain. Septante pour cent de votants ! Septante pour cent de suffrages pour M. Orban et pour le Jobbik ! Bon sang de bois et nom d’une frite au paprika ! ça sent bon le printemps des peuples europĂ©ens ! Hardis petits, vive la Hongrie ! Les Ă©lections, les rĂ©fĂ©rendums (annihilĂ©s en France en 2015 et interdits en Hollande en 2018, c’est plus prudent), sont sources de frayeurs pour l’intelligentsia et la Propagandastaffel mondialistes qui se disent dĂ©mocrates, mais qui ne le sont pas pour un forint hongrois.

« Nous ne livrerons pas le pays aux étrangers »

Ce sont surtout les rĂ©sultats qui les dĂ©contenancent. Au point que le trio insolite des Klarsfeld, reprĂ©sentant autoproclamĂ© des fils, filles, petites-filles et petits-fils, arriĂšre-petits enfants, cousins, et tout le train de beaux-frĂšres, belles-sƓurs et anciens voisins des dĂ©portĂ©s juifs de France, nous afflige d’un communiquĂ© hallucinant et belliqueux le jour du 8 mai. Les Ă©lections europĂ©ennes auront lieu dans un an, nous disent-ils, et les caves se rebiffent
 Achtung ! Marine Le Pen, dans les derniers sondages, est portĂ©e plus haut en intentions de vote cette fois-ci qu’en suffrages Ă  la derniĂšre prĂ©sidentielle ! Elle a Ă©tĂ© la premiĂšre Ă  fĂ©liciter le prĂ©sident Orban de sa victoire. Ce dernier enfonce le clou aujourd’hui, en ce mois de Marie, oint d’une lĂ©gitimitĂ© dĂ©mocratique forte (contrairement Ă  notre prĂ©sident et Ă  la chanceliĂšre Merkel) en s’exclamant sur la radio publique hongroise : « Nous construisons une dĂ©mocratie chrĂ©tienne Ă  l’ancienne dont les racines plongent dans les traditions europĂ©ennes, oĂč la dignitĂ© humaine est essentielle et oĂč il y a une sĂ©paration des pouvoirs. Nous dĂ©fendrons la culture chrĂ©tienne et nous ne livrerons pas le pays aux Ă©trangers. »

Comme on dit au Crif : « Tout se fait en dĂźnant dans le siĂšcle oĂč nous sommes, et c’est par les dĂźners qu’on gouverne les hommes » (Nicolas Boileau). « Point de traitĂ©s, point d’accords, point de fĂȘtes, point de cĂ©rĂ©monies d’aucune espĂšce, mĂȘme lugubres, sans repas », ajoutait Joseph de Maistre dans ses SoirĂ©es de Saint-PĂ©tersbourg.

Alors, trinquons, mangeaillons Ă  la hongroise, mes camarades et chantons avec Charles Trenet : « Fidesz ! Fidesz ! Je suis restĂ© Fidesz, Ă  des choses sans importance pour vous ; un soir d’étĂ©, le vol d’une hirondelle, un sourire d’enfant, un rendez-vous. FidĂšle, fidĂšle, je suis restĂ© fidĂšle Ă  des lieux et des amis trĂšs doux, une rue d’BĂ©ziers, une tante Emilie, une maman partant pour Budapest. »

Que cette communion soit lugubre pour Bruxelles et la mĂ©diacratie ! Mais chez nous autres, y’ a d’la joie !

Entre paprika et palinka

VoilĂ  pour commencer, un plat de grosses asperges (qui sont plus Ă©conomiques et plus commodes Ă  Ă©plucher que celles qui sont fines) en provenance d’Alsace ou du Bade-Wurtemberg Ă  dĂ©faut du pays magyar oĂč elles sont populaires (dĂ©pĂȘchez-vous, c’est la fin de la saison), accompagnĂ©es de brochettes de salami pick, de lard fumĂ© de Csemege szalonna, de dĂ©s de fromage fumĂ© de Parenyica et de tranches de poivron jaune cuites au vrai barbecue de feu de bois, comme en Autriche (en Autriche, on grille). On trouve les produits susdits en ligne sur le site alsacien : hongrie-gourmande.com ainsi que des petites brioches au fromage et au cumin (pogĂ csa) qui ressemblent un peu, par leur forme aux petits pĂątĂ©s de PĂ©zenas, chers Ă  Françoise Monestier et dont on peut rĂ©aliser soi-mĂȘme un ersatz en enrobant un cube de fromage saupoudrĂ© de cumin, avec de la pĂąte Ă  croissant vendue en tube dans le commerce, Ă  dĂ©rouler, Ă  garnir, puis Ă  enfourner, sans autre forme de procĂšs comme disait Jean-Marie Ă  la XVIIe Chambre.

« Aimez-vous la cannelle ? On en a mis partout », Ă©crivait Boileau, encore lui, dans son Repas ridicule ; en Hongrie, on prĂ©fĂšre le cumin mais surtout le paprika, ou « poivre turc », doux ou piquant. Il a Ă©tĂ© introduit en Europe au dĂ©but du XVIe siĂšcle, des deux cĂŽtĂ©s Ă  la fois. « Du cĂŽtĂ© de l’Occident, c’est Christophe Colomb qui l’apporta en Espagne. Du cĂŽtĂ© de l’Orient, les Turcs, qui s’implantĂšrent en Hongrie pendant cent cinquante ans, y cultivĂšrent le paprika qu’ils avaient trouvĂ© en Perse », nous Ă©claire AndrĂ© Castelot (L’Histoire Ă  table). Il est important de savoir que ce condiment, popularisĂ© assez tardivement en France par Escoffier, est quasiment neutre en saveur, Ă  froid, et qu’il ne libĂšre son goĂ»t que dans une liaison grasse et chaude, comme dans les gulyĂ s, soupes roboratives Ă  base de bƓuf ou d’agneau, de lĂ©gumes et de petites pĂątes, ou les pörkölt, ragoĂ»ts de porc, lapin, agneau, bƓuf, poulet, que nous connaissons sous l’appellation impropre de goulaches. Ces plats sont servis avec diffĂ©rentes pĂątes telles que le tarhonya qui ressemble un peu aux spatzen souabes et aux spĂ€tzles alsaciens.

Dans les soupes, on utilisera de prĂ©fĂ©rence des csipetke que l’on peut faire rĂ©aliser aux enfants en bas Ăąge afin qu’ils s’amusent de maniĂšre innocente, pratique et utile. Il suffit de malaxer un Ɠuf avec 100 g de farine puis de pincer des petits morceaux de la taille d’un ongle, c’est trĂšs amusant, vous verrez ! Pour la cuisson, qui dure trois Ă  cinq minutes, jetez les morceaux dans la soupe petit Ă  petit. Quand ils seront cuits, ils remonteront Ă  la surface.

La cuisine du poisson ressemble fort Ă  celle que l’on pratique en Alsace oĂč l’on travaille la carpe, le brochet et surtout le sandre, appelĂ© aussi fogas de « Mer de Hongrie », Ă  ceci prĂšs que toutes les recettes magyares utilisent
 du paprika !

Le grand chef KĂ€roly Gundel, le CarĂȘme, l’Escoffier, le Bocuse du pays, nous a laissĂ© une fiche technique oĂč il est question de paner des darnes de sandre et de les prĂ©senter gratinĂ©es sous une couche de crĂšme aigre au fromage rĂąpĂ© avec une purĂ©e de pommes de terre aux Ɠufs et des Ă©pinards. C’est l’auteur Ă©galement des crĂȘpes Gundel, garnies d’une crĂšme aux noix, aux raisins secs, au sucre (mĂ©lange qui ressemble Ă  l’appareil utilisĂ© dans la tourte aux noix de l’Engadine, en Suisse) et nappĂ©e d’une sauce au chocolat fondu, mĂ©langĂ© avec du beurre, des jaunes d’Ɠuf et du rhum
 Il est tout de mĂȘme stupĂ©fiant qu’un pays qui manifeste sa foi catholique et romaine aussi clairement, se vante d’avoir inventĂ© un tel Ă©touffe-chrĂ©tien !

Du reste, les pĂątisseries continentales, hongroises, allemandes, suisses, alsaciennes, savoyardes
 manquent presque toutes de finesse, y compris les viennoiseries. Ne parlons pas des poires surprises, autre dessert fameux aux noix et au chocolat fondu, ni de l’affaire Dreyfus
 Ils en ont parlé ! Voici la tarte Esterhazy, composĂ©e de couches de dacquoise (plaque fine de meringue) et de couches de crĂšme au beurre, le tout Ă  la noix ! Evitez au moins le glaçage blanc qui alourdit l’édifice, comme il gĂąte toutes les viennoiseries continentales et des pays alpins dont les habitants sont si friands, avides de sucre, de gras, de calories, de consistant, parce qu’ils endurent la rigueur des saisons, bien autrement que nous.

« Pour digĂ©rer tous ces ragoĂ»ts, le barack, alcool d’abricot, s’impose dĂ©licieusement », Ă©crivait encore AndrĂ© Castelot. Cette palinka, appelĂ©e aussi sur place, « TNT » ou « Mort liquide » peut titrer jusqu’à 70°. C’est de ça que buvait certains soirs le hĂ©ros d’un polar de Maj Sjöwall, Martin Beck dans L’Homme qui partit en fumĂ©e. MĂ©fiez-vous de cette drĂŽlerie, c’est plus fort que le Champomy !

 Article paru dans les colonnes du quotidien Présent.

EuroLibertĂ©s : toujours mieux vous rĂ©-informer 
 GRÂCE À VOUS !

Ne financez pas le systÚme ! Financez EuroLibertés !

EuroLibertĂ©s rĂ©-informe parce qu’EuroLibertĂ©s est un mĂ©dia qui ne dĂ©pend ni du SystĂšme, ni des banques, ni des lobbies et qui est dĂ©gagĂ© de tout politiquement correct.

Fort d’une audience grandissante avec 60 000 visiteurs uniques par mois, EuroLibertĂ©s est un acteur incontournable de dissection des politiques europĂ©ennes menĂ©es dans les États europĂ©ens membres ou non de l’Union europĂ©enne.

Ne bĂ©nĂ©ficiant d’aucune subvention, Ă  la diffĂ©rence des mĂ©dias du systĂšme, et intĂ©gralement animĂ© par des bĂ©nĂ©voles, EuroLibertĂ©s a nĂ©anmoins un coĂ»t qui englobe les frais de crĂ©ation et d’administration du site, les mailings de promotion et enfin les dĂ©placements indispensables pour la rĂ©alisation d’interviews.

EuroLibertĂ©s est un organe de presse d’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral. Chaque don ouvre droit à une dĂ©duction fiscale Ă  hauteur de 66 %. À titre d’exemple, un don de 100 euros offre une dĂ©duction fiscale de 66 euros. Ainsi, votre don ne vous coĂ»te en rĂ©alitĂ© que 34 euros.

Philippe Randa,
Directeur d’EuroLibertĂ©s.

Quatre solutions pour nous soutenir :

1 : Faire un don par virement bancaire

Titulaire du compte (Account Owner) : EURO LIBERTES
Domiciliation : CIC FOUESNANT
IBAN (International Bank Account Number) :
FR76 3004 7140 6700 0202 0390 185
BIC (Bank Identifier Code) : CMCIFRPP

2 : Faire un don par paypal (paiement sécurisé SSL)

Sur le site EuroLibertĂ©s (www.eurolibertes.com), en cliquant, vous serez alors redirigĂ© vers le site de paiement en ligne PayPal. Transaction 100 % sĂ©curisĂ©e.‹ 

3 : Faire un don par chĂšque bancaire Ă  l’ordre d’EuroLibertĂ©s

à retourner à : EuroLibertés
BP 400 35 – 94271 Le Kremlin-BicĂȘtre cedex – France

4 : Faire un don par carte bancaire

Pour cela, téléphonez à Marie-France Marceau au 06 77 60 24  99