Vingt-huit ans d’enfermement idĂ©ologique

En septembre 1992, Ă  quelques jours du rĂ©fĂ©rendum sur le traitĂ© de Maastricht, s’inquiĂ©tant de la dynamique favorable au « Non » et craignant que les Français rejettent l’Ɠuvre de sa vie, François Mitterrand rendit public son cancer de la prostate. En 1996, son mĂ©decin personnel, le Dr. Claude Gubler, rĂ©vĂ©la dans son livre coĂ©crit avec le journaliste Michel Gonod, Le Grand Secret (trĂšs vite interdit par une justice aux ordres !) que le premier prĂ©sident socialiste de la Ve RĂ©publique souffrait de cette maladie depuis
 1980.

En redoutable tacticien politique, Mitterrand instrumentalisa son mal afin de culpabiliser les indĂ©cis. Le coup rĂ©ussit puisque le traitĂ© de Maastricht fut adoptĂ© avec une courte avance de 539 410 voix. Des Français, bien incapables de comprendre un traitĂ© illisible, prirent pitiĂ© pour le locataire de l’ÉlysĂ©e et votĂšrent « Oui ». Avec l’épidĂ©mie de coronavirus, leurs descendants ne les remercient pas.

Lors de son allocution radiotĂ©lĂ©visĂ©e du 16 mars dernier, Emmanuel Macron a rĂ©pĂ©tĂ© Ă  six reprises que la France Ă©tait « en guerre » sanitaire. Il a mĂȘme ordonnĂ© l’installation en Alsace d’un hĂŽpital militaire de campagne. Or, mutatis mutandis, 2020 ressemble Ă  1914. Les premiers mois de la Grande Guerre sur le front occidental voient un nombre de pertes considĂ©rables dans l’armĂ©e française. Pourquoi ?

– L’affaire scandaleuse des fiches remontant Ă  1905, bien des officiers supĂ©rieurs, en particulier les ganaches Ă©toilĂ©es, sont certes de bons rĂ©publicains francs-maçons, mais ils se montrent de piĂštres commandants sur le terrain, guĂšre soucieux de la vie de leurs hommes, souvent venus de ces campagnes profondes restĂ©es catholiques et traditionnelles qu’ils mĂ©prisent tant. Ils se focalisent sur la prioritĂ© accordĂ©e Ă  l’offensive.

– MalgrĂ© le vote en 1913 du service militaire de trois ans, l’armĂ©e française est mal prĂ©parĂ©e. L’incessant bourrage des esprits autour de la « Revanche » et les guerres coloniales ininterrompues amoindrissent paradoxalement la combativitĂ© effective des troupes.

– Un Ă©quipement inappropriĂ© favorise enfin des pertes françaises Ă©levĂ©es. Le soldat français est visible de trĂšs loin avec son calot rouge, sa veste bleu foncĂ© et son pantalon rouge garance pour le plus grand bonheur des tireurs d’élite allemands.

Rien n’a changé ! Les mĂ©decins, les infirmiĂšres, les aides-soignants, les pharmaciens ne disposent pas d’une rĂ©serve suffisante de masques sanitaires, de blouses de protection, de gants
 En outre, le nombre d’appareils de rĂ©animation et de lits est limitĂ©. L’hĂŽpital pĂątit de plein fouet de la rĂ©duction des coĂ»ts imposĂ©e par les critĂšres de Maastricht. Ce n’est pas sans raison que le service des urgences a menĂ© une grĂšve de presque un an !

Non contents de subventionner en vain la lutte fantasmatique contre toutes les discriminations, de financer sur fonds publics les partis politiques, les syndicats et certaines associations, et d’inciter au clientĂ©lisme, y compris migratoire, tous les gouvernements depuis 1992 ont imposĂ© au secteur hospitalier, Ă  l’Éducation nationale et aux forces armĂ©es et de police une cure d’austĂ©ritĂ© qui se traduit par la diminution draconienne des effectifs, des moyens et des coĂ»ts, d’oĂč un sous-dimensionnement gĂ©nĂ©ral chronique, criminel en temps de crise majeure.

Pourquoi l’Italie, la France, l’Espagne ou la Belgique se confinent-elles ? Non pas pour des motifs sanitaires immĂ©diats : le coronavirus ne circule pas dans l’air ; il se propage de personne Ă  personne par la salive, les postillons et le contact physique. Le confinement est dĂ©cidĂ© afin de retarder au maximum la contagion de la population. Les autoritĂ©s savent que leur systĂšme de santĂ© rationnĂ© se rĂ©vĂšle incapable de surmonter l’afflux des victimes virales. En Italie, en Espagne et en Belgique, la fĂ©dĂ©ralisation et la rĂ©gionalisation de l’hĂŽpital ont favorisĂ© l’embauche massive partisane d’agents administratifs inutiles, des dĂ©tournements de fonds et une corruption systĂ©mique. Une vision comptable Ă©triquĂ©e l’a emportĂ© sur l’intĂ©rĂȘt des patients et du personnel mĂ©dical. RĂ©sultat : en Lombardie et en Alsace, les services de santĂ© doivent maintenant trier les patients Ă  sauver des autres souvent d’un Ăąge avancĂ©. Nos sociĂ©tĂ©s « ouvertes » qui dĂ©noncent sans cesse toutes les sĂ©grĂ©gations pratiquent dans le rĂ©el une fĂ©roce et terrible discrimination. Un « gĂ©riocide » s’annonce


Par ailleurs, les frontiĂšres retrouvent leur pertinence (l’üle d’Yeu est sur dĂ©cision prĂ©fectorale sĂ©parĂ©e du continent !). L’Allemagne, la Suisse, l’Italie rĂ©activent les douanes et les contrĂŽles frontaliers. L’Espace Schengen se ferme pour trente jours renouvelables. Bien trop tardive, cette mesure reste timorĂ©e. Avant le dĂ©but du confinement, le mardi 17 mars Ă  Midi, des centaines de Franciliens ont fui la capitale pour se rĂ©fugier dans leurs rĂ©sidences secondaires auprĂšs des ploucs. Quel sacrifice de la part des chantres du « vivre ensemble » ! Les bobos risquent ainsi d’infecter des zones jusque-lĂ  Ă©pargnĂ©es.

En 2000-2001, l’Union dite europĂ©enne a connu l’épizootie de la vache folle. À l’époque, les gouvernements rĂ©agirent avec vigueur peut-ĂȘtre parce que ce n’était que du bĂ©tail. En parallĂšle Ă  l’élimination de tous les troupeaux (les Indiens s’horrifiĂšrent de ce zoocide), les États rĂ©tablirent non seulement les frontiĂšres nationales, mais imposĂšrent un confinement rĂ©gional, voire dĂ©partemental. Pour quelle raison, l’actuel gouvernement français, un ramassis de pense-petits, n’a-t-il pas pris des dispositions similaires assorties d’autres mesures spĂ©cifiques telles un couvre-feu et l’instauration de strictes barriĂšres cantonales, communales, voire entre les quartiers d’une mĂȘme ville dĂšs la mi-janvier ?

Darwiniste social, le gouvernement hexagonal n’entend pas tester toute la population. Les tests manquent en raison des rĂ©ductions budgĂ©taires exigĂ©es par la rĂšgle pseudo-scientifique des 3 % que la Commission europĂ©enne vient d’abandonner dans l’urgence. L’Allemagne semble au contraire miser sur le dĂ©pistage systĂ©matique de ses habitants. Pis, les mĂ©dias centraux qui rĂ©percutent et amplifient les mensonges gouvernementaux n’évoquent jamais le contre-exemple de la CorĂ©e du Sud. MalgrĂ© un effort militaire important qui grĂšve son budget et sans se confiner, la RĂ©publique de CorĂ©e parvient Ă  juguler la pandĂ©mie par des tests nombreux et frĂ©quents. Le rĂ©gime macronien trouve son intĂ©rĂȘt Ă  dramatiser la situation.

ContestĂ© par les Gilets jaunes et une forte opposition Ă  la rĂ©forme des retraites, le rĂ©gime veut Ă©viter toute nouvelle rĂ©action populaire. Il plonge le pays via un puissant « bobardement » mĂ©diatique dans une ambiance anxiogĂšne. Il en profite pour placer tout l’Hexagone en rĂ©sidence surveillĂ©e. Les militaires du plan Vigipirate deviennent des auxiliaires de la police. S’opĂšre sous nos yeux la fusion sĂ©curitaire des policiers, des gendarmes, des militaires, voire des vigiles privĂ©s. Si Internet ne se plante pas avant, le verrouillage des rĂ©seaux sociaux parachĂšvera l’avĂšnement d’une tyrannie douceĂątre aux forts relents cosmopolites.

Il ne faut pas croire les beaux discours de Macron et de ses sbires. La crise sanitaire donne Ă  son gouvernement cynique l’occasion de revenir en catimini dans le cadre de l’« état d’urgence sanitaire » (en attendant l’« Ă©tat de siĂšge climatique » et la « loi martiale financiĂšre », c’est-Ă -dire la spoliation lĂ©gale des comptes des particuliers et des entreprises par la pĂšgre financiariste) sur les acquis sociaux. Le coronavirus constitue bien le stade ultime du traitĂ© de Maastricht. Nos amis de CasaPound – Italie ont raison d’afficher partout que « le patient zĂ©ro est la mondialisation ».

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