« C’est avec effroi et consternation que Monsieur Emmanuel Macron, prĂ©sident de la RĂ©publique, a appris la nouvelle de l’attentat meurtrier qui a frappĂ© hier soir pendant un concert la salle Arena de Manchester  »

C’est du moins ce que prĂ©tend le communiquĂ© du service de presse de l’ÉlysĂ©e.

On sait de longue date que le vocabulaire des Ă©narques ne saurait se prĂ©valoir de cette rigueur, de ce purisme acadĂ©mique prĂŽnĂ©s par nos « Immortels », mais tout de mĂȘme ! J’ose espĂ©rer que notre prĂ©sident n’a pas tardĂ© Ă  souffler dans les bronches du scribouillard auteur du pensum, qui s’est permis de souligner l’effroi et la consternation de son patron.

L’effroi ? Parlons-en. C’est un saisissement provoquĂ© par une trĂšs grande peur. Que le chef des armĂ©es soit effrayĂ© par un tel acte, voilĂ  de quoi nous inquiĂ©ter ? Certes tout le monde ne peut prĂ©tendre ĂȘtre, comme Bayard, un chevalier sans peur et sans reproche, mais on peut attendre un minimum de sang-froid de la part de celui qui dĂ©tient les codes de l’arme atomique.

La consternation ? Cela ne vaut guĂšre mieux dans la mesure oĂč elle qualifie le profond abattement causĂ© par la constatation de quelque chose qui accable en surprenant fĂącheusement. Vous rendez-vous compte ! Le prĂ©sident surpris et dĂ©moralisĂ© par un attentat, lui qui a fait de la lutte contre le terrorisme l’une de ses prioritĂ©s. Ne dit-on pas fort opportunĂ©ment que gouverner c’est prĂ©voir !

Non, vous ne nous ferez pas croire que le PrĂ©sident a lu ce pitoyable communiquĂ© avant son expĂ©dition. Qu’en pareilles circonstances on exprime sa sympathie, sa compassion, c’est la moindre des choses mais sa trouille et son imprĂ©voyance, non !

J’imagine que ces messieurs de la rĂ©publique islamique n’en attendaient pas autant.

Que justice soit faite : à la broche, le volatile qui nous a pondu un pareil poulet !

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