Les Ă©vĂšnements de Charlottesville ou se seraient affrontĂ©s des racistes et des antiracistes, selon la grande presse, mĂ©riterait d’ĂȘtre analysĂ©s selon le mot que l’on a attribuĂ© Ă  Winston Churchill : « Les fascistes d’aujourd’hui seront les antifascistes de demain » !

En effet, il serait plus exact de dire que ces affrontements ont eu lieu entre deux catĂ©gories totalitaires : l’une plus ou moins pro-nazie, et l’autre que l’on peut appeler gauchiste, car elle ne peut plus se recommander du progressisme soviĂ©tique dont elle voulut ignorer les atrocitĂ©s. Mais la volontaire dĂ©nomination de racistes et d’antiracistes, employĂ©e par la presse mainstream, permet de « moraliser » la crapule gauchiste, qui pourtant vaut la crapule nazie ! Churchill Ă©tait mĂȘme plus catĂ©gorique : Entre Hitler et Staline, c’était Staline qui Ă©tait le plus mauvais cochon


Mais la dĂ©finition de cette mĂȘme presse permet de s’en prendre une fois de plus Ă  Donald Trump qui, avec des mĂ©thodes abruptes, tente de dĂ©truire ce « sanctuaire amĂ©ricain » qui, selon Mitterrand, mĂšne contre l’occident « Une guerre Ă  mort ! »

Donald Trump me paraĂźt trĂšs antipathique, mais il n’a pas les mains rouges de sang comme les Bush pĂšre et fils, ni la sanie des Clinton, ni l’inconsistance d’Obama. Et puis, suivant la loi amĂ©ricaine, Trump a Ă©tĂ© aussi lĂ©gitimement Ă©lu que ses prĂ©dĂ©cesseurs.

Bien sĂ»r, Monsieur Reinhard qui dĂ©fend la morale centriste dans la petite mare de sottises – qui dans le journal L’Éclair lui tient lieu d’éditorial – a tenu Ă  souligner que la loi amĂ©ricaine qui a permis l’élection d’un tel prĂ©sident, est « calamiteuse », puisqu’en fait, Trump a Ă©tĂ© Ă©lu avec moins de voix que sa concurrente Clinton. Mais je n’ai pas retenu que ce journaliste se soit pareillement indignĂ© contre la loi française, lorsque le Parti communiste obtenait une plĂ©iade de dĂ©putĂ©s, alors qu’avec 4 fois plus de voix, le Front National n’en obtenait pas.

On sait que la morale centriste est à géométrie variable.

Certes, Monsieur Reinhard fustige Ă  juste titre les drapeaux nazis de Charlottesville, mais comment ne s’est-il pas indignĂ©, lorsque le coup d’État ukrainien, a permis de lancer contre l’Ukraine russophile, des rĂ©giments qui abordaient fiĂšrement des runes nazies ?

Faut-il en infĂ©rer qu’il y aurait de bons et de mauvais nazis ? Le « progressisme » bien sĂ»r, a tentĂ© de nous persuader, que les horreurs doivent ĂȘtre nuancĂ©es : il y a par exemple l’horreur pure, comme le bombardement de Guernica, mais il y aurait pour lui des horreurs nĂ©cessaires comme les bombardements d’Hiroshima ou de Dresde qui firent des centaines de fois plus de victimes


C’est ce que semble soutenir notre journaliste qui accuse Trump de ne pas faire les distinctions qui sont les siennes. Il Ă©crit : « En refusant de condamner les racistes qui ont manifestĂ© Ă  Charlottesville, en affirmant qu’il mettait Ă  Ă©galitĂ©, pour ne pas dire dans le mĂȘme sac, les porteurs de drapeaux nazis et les encagoulĂ©s du Ku Klux Klan, ce prĂ©sident des États – Unis se dĂ©considĂšre ! »

Pour l’instant, c’est le styliste qui se dĂ©considĂšre.

Examinez la phrase : il est probable que son auteur a voulu reprocher au PrĂ©sident d’avoir mis dans le mĂȘme sac nazis et antinazis, mais il n’a pas dit cela : il a dit que le PrĂ©sident mettait dans le mĂȘme sac les « porteurs des drapeaux nazis et les encagoulĂ©s » !

Mettons cela sur une nĂ©gligence Ă©pistolaire. Mais il est bien exact que le PrĂ©sident US a renvoyĂ© dos Ă  dos les deux factions. Et que, si j’avais Ă  juger, au vu de l’histoire, je ferais de mĂȘme !

Mais en fait, Trump n’a fait que considĂ©rer la loi des États-Unis qui tolĂšre dans les rues l’expression de tous les genres, Ă  condition que les manifestants ne s’en prennent pas aux biens publics ou privĂ©s. Par contre, en France, avec par exemple la profanation du cimetiĂšre de Carpentras voilĂ  quelques annĂ©es, les rĂ©gimes progressistes attribuent aux nationaux tous les dĂ©sordres possibles, tandis que les gauchistes qui brĂ»lent les voitures, saccagent les immeubles, brisent les vitrines, et pillent les magasins sont l’objet d’une Ă©trange mansuĂ©tude, comme si, d’une certaine façon, ils appartenaient aussi Ă  la gauche « de progrĂšs » !

Ce qui n’empĂȘche pas Monsieur Reinhard d’affirmer que les lois françaises nous protĂšgent
 tout comme « les excĂšs amĂ©ricains » ! Je vous jure que c’est Ă©crit !

Dans un Ă©lan visionnaire dont l’avenir dira la qualitĂ©, le journaliste nous assure que le dĂ©sordre amĂ©ricain ne durera pas trĂšs longtemps, et que « le dangereux personnage qui siĂšge aujourd’hui Ă  la Maison Blanche sera Ă©cartĂ© du Pouvoir » !

Il ne va pas jusqu’à prĂ©voir la suite, c’est-Ă -dire le retour d’un processus que Trump a interrompu : la morale qui permettait d’assassiner Saddam Hussein en prĂ©textant des armes qu’il n’avait pas, la culotte de Madonna sur le nez de Chirac, les charmes de la braguette de Clinton, et la promotion pĂ©dĂ©rastique tous azimuts avec la promesse de rĂ©duire de trois-quarts la population mondiale, par les mĂ©thodes « naturelles » de la famine et de la guerre. J’avoue que le retour de ces fantaisies n’arrive pas Ă  me sĂ©duire


Certes, les centristes ne sont pas les seuls dont la pensĂ©e flaccide a nourri le terrorisme ! Mais enfin, ce sont les « nationaux » que l’on fait passer pour les ennemis de l’humanitĂ©, alors que c’est chez eux que l’on recrute les soldats qui se feront tuer pour assurer le confort de leurs concitoyens.

Ce sont eux qui sont accusĂ©s de ne pas reconnaĂźtre par racisme, les valeurs de l’Islam qui viennent de s’exprimer une fois de plus Ă  Barcelone !

Un instant, il m’avait paru que les centristes partageaient avec les amis que je crois reprĂ©senter les valeurs de la chrĂ©tientĂ©. Ils ont dĂ©montrĂ© depuis, avec quelques autres, qu’ils prĂ©fĂ©raient une certaine humanitĂ© au Dieu que nous avions en commun. DĂ©sormais, ils adorent l’opinion, et nous savons, nous, comment l’opinion est fabriquĂ©e !

Étant donnĂ© la misĂ©rable cohorte qu’ils sont devenus, idiots utiles du gauchisme, leurs attaques contre ceux qui veulent changer le dĂ©sordre Ă©tabli, me semblent ressortir du coup de pied de l’ñne.

Faut-il autant dĂ©sespĂ©rer ? Non. Car c’est vrai que Francis Jammes a Ă©crit une priĂšre : « Pour aller au paradis avec les Ânes » 

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