par Olivier Bault.

La rĂ©ponse du gouvernement de Giuseppe Conte Ă  la lettre de la Commission europĂ©enne concernant l’aggravation de la dette publique (voir PrĂ©sent du 1er juin) n’a pas donnĂ© satisfaction Ă  Bruxelles. Pour la Commission, il est « justifié » de lancer une procĂ©dure de sanction pour dĂ©ficit excessif. Une telle procĂ©dure, si elle est approuvĂ©e par les États membres au Conseil des ministres des Finances le 9 juillet prochain, pourra dĂ©boucher sur une amende de 3,5 milliards d’euros (0,2 % du PIB italien).

Par rapport Ă  dĂ©cembre dernier, quand une procĂ©dure de sanction similaire avait Ă©tĂ© abandonnĂ©e aprĂšs que Rome et Bruxelles se furent entendues sur les modifications Ă  apporter au projet de loi budgĂ©taire italien pour 2019, la Commission estime que la situation s’est aggravĂ©e notamment Ă  cause d’une croissance moins forte que prĂ©vu mais aussi en raison d’un dĂ©ficit budgĂ©taire pour 2018 plus important que ne le laissaient entrevoir les estimations Ă  l’automne dernier. Pour la Commission europĂ©enne, le dĂ©ficit budgĂ©taire italien risque dĂ©sormais d’atteindre 3,5 % du PIB l’annĂ©e prochaine pour une dette publique Ă  135 % du PIB. Le socialiste français Pierre Moscovici, commissaire europĂ©en aux Affaires Ă©conomiques et monĂ©taires et Ă  la FiscalitĂ©, s’est malgrĂ© tout dit prĂȘt Ă  avoir une « discussion factuelle » avec le gouvernement italien pour Ă©viter une procĂ©dure de sanction.

Alors que les relations entre les deux partis de la coalition de gouvernement Ă  Rome s’étaient beaucoup tendues Ă  la faveur de la campagne des EuropĂ©ennes, poussant mĂȘme le Premier ministre Giuseppe Conte Ă  mettre sa dĂ©mission dans la balance la semaine derniĂšre, le leader de la Ligue Matteo Salvini et celui du Mouvement 5 Ă©toiles (M5S) Luigi Di Maio ont eu jeudi une rĂ©union qualifiĂ©e d’« utile, positive et cordiale » pour parler de la rĂ©ponse Ă  apporter Ă  la procĂ©dure engagĂ©e par Bruxelles. Salvini et Di Maio sont aujourd’hui d’accord pour dire qu’il est urgent de rĂ©duire les impĂŽts pour relancer l’économie italienne et ils ont soulignĂ© que l’accroissement des recettes de l’impĂŽt sur le revenu et la TVA et la diminution du chĂŽmage durant les quatre premiers mois de 2019 montrent que leur gouvernement est sur la bonne voie. Pas question pour la Ligue et le M5S de revenir sur les rĂ©formes engagĂ©es depuis l’annĂ©e derniĂšre, y compris en ce qui concerne le revenu de citoyennetĂ© et la possibilitĂ© donnĂ©e aux personnes ayant cotisĂ© pendant au moins trente-huit ans de prendre leur retraite dĂšs 62 ans.

De son cĂŽtĂ©, le commissaire europĂ©en au Budget et aux Ressources humaines, l’Allemand GĂŒnther Oettinger, a estimĂ© que « si les chiffres sont confirmĂ©s, on ne pourra pas Ă©viter la procĂ©dure d’infraction. L’Italie ne doit pas ĂȘtre un risque pour l’Eurozone. » Force est cependant de rappeler que le commissaire Oettinger avait aussi dit en septembre 2018 que « le projet europĂ©en est en danger de mort » et que « certains en Europe veulent l’affaiblir ou mĂȘme le dĂ©truire : la Pologne, la Hongrie, la Roumanie, le gouvernement de l’Italie ». Le mĂȘme Oettinger s’était par ailleurs prononcĂ© en novembre dernier en faveur de l’acceptation d’un plus gros dĂ©ficit de la France pour 2019, de 3,2 % du PIB au lieu des 2,8 % qui avaient Ă©tĂ© convenus, parce que le prĂ©sident Emmanuel Macron « demeure un fervent partisan de l’Union europĂ©enne ».

Article paru dans les colonnes du quotidien Présent.

EuroLibertĂ©s : toujours mieux vous rĂ©-informer 
 GRÂCE À VOUS !

Ne financez pas le systÚme ! Financez EuroLibertés !

EuroLibertĂ©s rĂ©-informe parce qu’EuroLibertĂ©s est un mĂ©dia qui ne dĂ©pend ni du SystĂšme, ni des banques, ni des lobbies et qui est dĂ©gagĂ© de tout politiquement correct.

Fort d’une audience grandissante avec 60 000 visiteurs uniques par mois, EuroLibertĂ©s est un acteur incontournable de dissection des politiques europĂ©ennes menĂ©es dans les États europĂ©ens membres ou non de l’Union europĂ©enne.

Ne bĂ©nĂ©ficiant d’aucune subvention, Ă  la diffĂ©rence des mĂ©dias du systĂšme, et intĂ©gralement animĂ© par des bĂ©nĂ©voles, EuroLibertĂ©s a nĂ©anmoins un coĂ»t qui englobe les frais de crĂ©ation et d’administration du site, les mailings de promotion et enfin les dĂ©placements indispensables pour la rĂ©alisation d’interviews.

EuroLibertĂ©s est un organe de presse d’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral. Chaque don ouvre droit à une dĂ©duction fiscale Ă  hauteur de 66 %. À titre d’exemple, un don de 100 euros offre une dĂ©duction fiscale de 66 euros. Ainsi, votre don ne vous coĂ»te en rĂ©alitĂ© que 34 euros.

Philippe Randa,
Directeur d’EuroLibertĂ©s.

Quatre solutions pour nous soutenir :

1 : Faire un don par virement bancaire

Titulaire du compte (Account Owner) : EURO LIBERTES
Domiciliation : CIC FOUESNANT
IBAN (International Bank Account Number) :
FR76 3004 7140 6700 0202 0390 185
BIC (Bank Identifier Code) : CMCIFRPP

2 : Faire un don par paypal (paiement sécurisé SSL)

Sur le site EuroLibertĂ©s (www.eurolibertes.com), en cliquant, vous serez alors redirigĂ© vers le site de paiement en ligne PayPal. Transaction 100 % sĂ©curisĂ©e.‹ 

3 : Faire un don par chĂšque bancaire Ă  l’ordre d’EuroLibertĂ©s

à retourner à : EuroLibertés
BP 400 35 – 94271 Le Kremlin-BicĂȘtre cedex – France

4 : Faire un don par carte bancaire

Pour cela, téléphonez à Marie-France Marceau au 06 77 60 24  99