Dans le monde animal, il existe une espĂšce qui s’enfouit la tĂȘte dans le sable pour ne pas considĂ©rer le danger. En Europe, certains gouvernements acquis Ă  la globalo-mondialisation diabolisent certaines formes de statistiques. On peut comprendre cette attitude : les rares pays oĂč la population est trĂšs dĂ©mocratiquement informĂ©e boudent l’immigration de masse africaine, turque et antillaise !

L'interdiction des statistiques ethniques une autre exception bien française (Le Figaro, 18 mai 2015).

L’interdiction des statistiques ethniques une autre exception bien française (Le Figaro, 18 mai 2015).

Deux enseignements peuvent ĂȘtre retirĂ©s des rares pays publiant leurs statistiques ethniques : la vitesse d’accroissement du pourcentage d’Extra-EuropĂ©ens dans la rĂ©alitĂ© dĂ©mographique du pays et le rĂŽle des immigrĂ©s de certaines origines dans l’explosion de la criminalitĂ© et de la dĂ©linquance.

Il est amusant de constater que, miraculeusement, ces deux derniers items baissent – du moins officiellement – dans les pays oĂč l’on refuse de publier des statistiques ethniques, jugĂ©es « racistes » (plus exactement « supposĂ©es racistes » ou « prĂ©tendument racistes », puisque au moins en France, la loi a supprimĂ© la notion de race), dĂ©gradantes, insultantes etc. Il faut reconnaĂźtre que sans l’électorat de souche extra-europĂ©enne, certains partis politiques et les syndicats les plus dĂ©magogues s’effondreraient, voire s’évanouiraient : c’est une Ă©vidence pour le cas français.

En Suisse, les statistiques des condamnations pĂ©nales des 26 cantons, pour l’annĂ©e 2012, ont dĂ©montrĂ© que 35 % d’entre elles avaient Ă©tĂ© administrĂ©es Ă  des naturalisĂ©s ou des Ă©trangers d’origine turque ou africaine. En 2014, sur 8,24 millions de personnes rĂ©sidant de façon permanente en Suisse, seuls 135 000 Ă©taient d’origine turque ou africaine (mĂȘme pas 2 % de la population). Tout commentaire sur les deux pourcentages ne peut ĂȘtre que pure ignominie (prĂ©tendument) raciste, c’est Ă©vident.

Des Ă©chos identiques (mais pas de statistique, puisque leur publication y est dĂ©mocratiquement interdite) sont venus d’Allemagne et de SuĂšde
 viles calomnies (supposĂ©es) racistes, bien entendu. En l’An de grĂące 2014, une (courte) majoritĂ© de Suisses a dĂ©mocratiquement votĂ© contre une extension de l’immigration tous azimuts.

La vitesse d’accroissement de l’immigration extra-europĂ©enne peut ĂȘtre Ă©tudiĂ©e grĂące Ă  l’exemple britannique. Certes les recensements du Royaume Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord sont biaisĂ©s par le fait qu’un nombre non nĂ©gligeable de sujets de Sa Gracieuse MajestĂ© et de rĂ©sidents Ă©trangers a refusĂ© de rĂ©pondre au questionnaire des agents recenseurs
 et seuls d’immondes (supposĂ©s) racistes osent prĂ©tendre qu’il s’agit en quasi-exclusivitĂ© des « coloured men » (or women, or imprecise gender).

Comme en France (oĂč le mĂȘme refus a Ă©tĂ© enregistrĂ© dans certaines mĂ©tropoles riches en Ă©lĂ©ments extra-europĂ©ens), les recensements n’apportent aucune indication sur les immigrants clandestins. Mais, tels qu’ils sont, les chiffres britanniques ne sont pas dĂ©pourvus d’intĂ©rĂȘt.

En 2001, le Royaume Uni Ă©tait peuplĂ© de 59 millions de rĂ©sidents permanents, dont 4,6 millions d’Extra-EuropĂ©ens (8 %) de la population, non compris 0,7 million de mĂ©tis (a-t-on encore le droit d’user de ce mot, en France, « Terre des arts et des lois »  pour les armes, c’est fini depuis belle lurette).

En 2011, sur un total de 64 millions, l’on a la surprise de constater la stabilitĂ© quasi parfaite des EuropĂ©ens (55 millions) ; les Asiatiques ont presque doublĂ©, passant de 2,5 Ă  4,4 millions (les 4/5e Ă©tant originaires de l’ex-Empire des Indes) ; les Noirs (Africains et Antillais) sont passĂ©s d’1,1 Ă  2 millions ; les « Arabes » (d’origine multiple), trĂšs faiblement reprĂ©sentĂ©s en 2001 sont 0,6 million et les mĂ©tis sont passĂ©s Ă  1,3 million.

Au total, en une dĂ©cennie (que les Britishs, peu au fait de l’étymologie, nomment decade), le nombre des Extra-EuropĂ©ens a doublĂ© (9 millions), reprĂ©sentant 13 % de la population, mais ils forment 40 % des populations de Londres et de Lester et 35 % de celle de Birmingham. Tous les Britanniques voyageant en France reconnaissent que l’immigration fut la cause essentielle du rĂ©cent Brexit.

En dĂ©mocratie, chacun est encore libre de mĂ©diter sur ces chiffres, Ă  dĂ©faut de jouir d’une pleine libertĂ© d’expression et d’information.

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Philippe Randa,
Directeur d’EuroLibertĂ©s.

A propos de l'auteur

Bernard Plouvier

Ancien chef de service hospitalier, spĂ©cialisĂ© en MĂ©de­cine interne.Il est auteur de nombreux livres historiques (L’énigme Roosevelt, faux naĂŻf et vrai machiavel ; La tĂ©nĂ©breuse affaire Dreyfus ; Hitler, une biographie mĂ©dicale et politique ; Dictionnaire de la RĂ©volution française,
) et d'essais (RĂ©flexions sur le Pouvoir. De Nietzsche Ă  la Mondialisation ; Le XXIe siĂšcle ou la tentation cosmopolite ; Le devoir d’insurrection,
). Il a Ă©tĂ© Ă©lu membre de l’AcadĂ©mie des Sciences de New York en mai 1980.

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