par Francis Bergeron.

Dans les annĂ©es 60, les Ă©ditoriaux de Sirius, alias Hubert Beuve-MĂ©ry, dans Le Monde, Ă©taient accueillis avec la plus extrĂȘme rĂ©vĂ©rence par la classe politique, intellectuelle et mĂ©diatique. Plus tard, Le Monde a Ă©tĂ© bien dĂ©valuĂ©, en particulier sous la direction de Jacques Fauvet, avec cette fameuse apologie des Khmers rouges et de Pol Pot, Ă  la « une » en 1975, qui l’a dĂ©finitivement discrĂ©ditĂ©, ou, disons, banalisĂ©.

dessin paru dans le quotidien Présent.

dessin paru dans le quotidien Présent.

Aussi ne faut-il sans doute accorder qu’une attention trĂšs relative aux Ă©ditoriaux (non signĂ©s, donc de sa direction) des 6 et 7 fĂ©vrier derniers. Mais ils mĂ©ritent nĂ©anmoins d’ĂȘtre relevĂ©s, car les arguments utilisĂ©s par le quotidien de gauche, pour fustiger les Polonais, puis les Italiens, ne manquent pas de piquant.

Le 6 fĂ©vrier, Le Monde condamne « un regrettable projet de loi en Pologne » visant Ă  interdire l’expression « camps de la mort polonais ». On sait que les Polonais ont perdu 6 millions d’habitants durant la derniĂšre guerre (trois millions de juifs et trois millions de chrĂ©tiens), ce qui en fait le pays le plus martyrisĂ© par la barbarie, coincĂ© qu’il Ă©tait entre le marteau communiste et l’enclume nazie. Le Monde met en garde contre cette loi mĂ©morielle, en raison de l’impact qu’elle pourrait avoir sur la libertĂ© d’expression. « Ce projet de loi est condamnable parce qu’il limite le travail des historiens et des journalistes. » La critique est recevable, mais le problĂšme est que ce sont exactement les arguments qui ont Ă©tĂ© opposĂ©s aux lois mĂ©morielles de Pleven puis Gayssot, mais auxquels Le Monde n’avait guĂšre Ă©tĂ© sensible jusqu’alors !

La thĂ©orie de l’acte isolĂ© de nombreux dĂ©sĂ©quilibrĂ©s

Le lendemain, les Italiens Ă©taient dans le viseur de l’éditorialiste du Monde. Dans la ville de Macerata, un jeune homme, ayant un tatouage sur la tempe droite, aprĂšs avoir crié : « Viva Italia ! », a blessĂ© des migrants africains en leur tirant dessus. La droite italienne a Ă©voquĂ© le geste d’un « dĂ©sĂ©quilibré ». L’éditorialiste du Monde s’indigne de ce qualificatif : ce n’est pas un coup de folie, estime-t-il en substance, c’est un acte politique, qui doit rejaillir nĂ©gativement sur toute la droite, depuis les groupuscules postfascistes, jusqu’à Berlusconi, cette qualification de « dĂ©sĂ©quilibré » la dĂ©douanant scandaleusement.

Le problĂšme, c’est que Le Monde et la plupart des mĂ©dias se sont faits les champions du « pas d’amalgame » et de la thĂ©orie de l’acte isolĂ© de nombreux dĂ©sĂ©quilibrĂ©s, quand il s’agissait d’islamistes, attaquant au cri d’« Allah akbar ! ». Or, quand les tueurs islamistes passent Ă  l’action, ils obĂ©issent aux mots d’ordres de Daesh. Le tireur de Macerata, lui, n’a obĂ©i Ă  aucune directive, aucun parti de la droite italienne n’appelant bien Ă©videmment Ă  tirer sur les migrants. Cet acte est donc par nature un acte isolĂ©, et l’hypothĂšse du dĂ©sĂ©quilibre mental semble vraisemblable. Revenant sur l’évĂ©nement, Le Monde du 8 fĂ©vrier Ă©crit : « Deux Italie se font face » Ă  Macerata. Mais en lisant l’article, on comprend qu’il y a d’un cĂŽtĂ© l’Italie des Italiens et de l’autre l’Italie des
 NigĂ©rians.

Le Monde n’est plus ce qu’il Ă©tait, mais il reste le champion de la contorsion dialectique !

Article paru dans les colonnes du quotidien Présent.

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