« Migrants: la presse approuve le pape et craint la surditĂ© des croyants ». Tel est le titre rĂ©vĂ©lateur d’une dĂ©pĂȘche de l’AFP (Agence France Presse) parue le 26 dĂ©cembre aprĂšs les propos – contestĂ©s par de nombreux catholiques – tenus par le Pape François Ă  propos des migrants Ă  l’occasion de son homĂ©lie de NoĂ«l.

L’AFP confirme ainsi la tyrannie mĂ©diatique qui est Ă  l’oeuvre aujourd’hui en France – tout en laissant coi les observateurs qui s’inquiĂštent d’une gĂ©nĂ©ralisation de la pensĂ©e unique dans la presse subventionnĂ©e française, «presse d’État», disent certains.

« AprĂšs l’homĂ©lie de NoĂ«l dans laquelle le pape François a exhortĂ© dimanche les catholiques Ă  ne pas ignorer le drame des migrants, la presse applaudit tout en craignant la surditĂ© des croyants.». Hormis la presse d’opinion qui s’assume comme telle, le rĂŽle de la presse n’est pourtant pas d’applaudir ou de craindre, mais bien de transmettre l’information aux lecteurs.

« La mission essentielle du journaliste consiste Ă  transmettre une information sur n’importe quels sujet et support, en la rendant comprĂ©hensible et accessible Ă  divers publics (lecteurs, auditeurs, tĂ©lĂ©spectateurs, internautes
). Le rĂŽle du journaliste est de faire avancer ces fins en recherchant la vĂ©ritĂ© et en fournissant des comptes rendus Ă©quitables et simples des Ă©vĂ©nements et sujets importants qu’il est amenĂ© Ă  relater. Quel que soit son mĂ©dia, le journaliste s’efforce de servir le public avec minutie et honnĂȘtetĂ©. L’intĂ©gritĂ© professionnelle est la pierre angulaire de la crĂ©dibilitĂ© d’un journaliste », Ă©crivent Julie Chang-Leng, SĂ©bastien Grenier et AgnĂšs Judith.

Pourtant, l’AFP cite les Ă©ditos des journaux La Croix, l’HumanitĂ©, Le Figaro, Sud-Ouest, La Presse de la Manche, L’Union, Le Courrier Picard (et pourraient citer presque tous les titres de la presse subventionnĂ©e en France) qui appellent ouvertement le lecteur Ă  accueillir avec bienveillance les propos du Pape François – qui oeuvre depuis des mois Ă  l’ouverture des frontiĂšres de l’Europe et Ă  l’invasion migratoire masquĂ©esous l’appellation d’accueil inconditionnel des migrants.

« JĂ©sus, Marie et Joseph Ă©taient des migrants », a ainsi affirmĂ© le Souverain pontife, applaudi de façon unanime, y compris par la presse de gauche qui n’a pourtant jamais eu, traditionnellement, de mots assez forts pour dĂ©noncer ou pour moquer les catholiques.

Ce titre de l’AFP a en tout cas fait rĂ©agir la journaliste catholique Charlotte d’Ornellas – qui elle n’avance pas masquĂ©e vis Ă  vis de ses lecteurs :

« Sans mĂȘme discuter du fond, le rĂŽle de « la presse » n’est ni d’approuver le message d’un Pape, ni de craindre la rĂ©action de tel ou tel fidĂšle catholique Ă  la parole de celui-ci. Je rĂȘve. »

« Sans mĂȘme discuter du fond, le rĂŽle de « la presse » n’est ni d’approuver le message d’un Pape, ni de craindre la rĂ©action de tel ou tel fidĂšle catholique Ă  la parole de celui-ci. Je rĂȘve. »

Des lecteurs qui n’épargnent pas la presse, comme Philippe LĂ©on, qui Ă©crit : « La “presse” montre superbement Ă  quel point elle s’estime comme une caste sage, supĂ©rieurement Ă©duquĂ©e (alors que ses diplĂŽmes ne volent pas bien haut !), et surtout, distincte du peuple. »

« L’AFP est une agence partisane »

Et GĂ©rard Auzou, de commenter : « En revanche, quand il s’agit de l’avortement, du mariage dit pour tous, de la PMA ou de la GPA, de l’euthanasie, « la presse » craint la surditĂ© du pape
 Cela dit, s’agissant des dĂ©clarations du Pape François sur la question des migrants lors de son homĂ©lie de la Nuit de NoĂ«l, on ne peut manquer de relever des erreurs factuelles par rapport Ă  l’Évangile (Matthieu, 2.1 et 2.13; Luc, 2), lesdites erreurs ne pouvant Ă©videmment ĂȘtre imputĂ©es Ă  une ignorance de la part du Souverain Pontife. Sans revenir ici sur le dĂ©tail du dogme de l’infaillibilitĂ© pontificale dĂ©fini par le Concile Vatican I le 18 juillet 1870, prenant en l’occurrence position sur des problĂšmes particuliers, le pape ne s’exprimait pas comme pasteur universel. De mĂȘme a-t-il exprimĂ© des positions personnelles ou un enseignement de circonstance. Enfin, la question toute politique des migrants ne relĂšve pas de l’infaillibilitĂ© pontificale, les dĂ©finitions devant toucher Ă  la foi et aux mƓurs. Catholique, je ne me sens en consĂ©quence nullement liĂ© ou obligĂ© par les dĂ©clarations de Jorge Mario Bergoglio.».

Pour rappel, l’AFP est aussi cette agence de presse, reprise par tous les mĂ©dias mainstream en France, qui s’inquiĂ©tait rĂ©cemment du lancement de la chaĂźne Russia Today et de la possible influence russe
 Pour le journaliste Jean Robin, auteur du Livre noir de l’AFP, « l’AFP (Agence France Presse) est sans doute le plus mĂ©connu des mĂ©dias français, et le plus puissant. On estime que 80% de l’information fraĂźche en France provient de l’AFP, et qu’elle est en situation de monopole depuis sa crĂ©ation, en 1944. C’est aussi l’une des trois plus importantes agences de presse dans le monde (avec AP et Reuters), qui compte environ 3 000 collaborateurs dans le monde entier. Tout cela serait parfait si son engagement statutaire de neutralitĂ© et de pluralisme Ă©tait rĂ©el, or l’AFP est une agence partisane, qui censure sciemment ce qui ne convient pas Ă  sa ligne, et qui met en avant ce qui va dans son sens, tant en politique intĂ©rieure qu’à l’international.  Ce secret de polichinelle est bien connu de la plupart des journalistes honnĂȘtes, il reste inconnu pour les autres. Sachant que la plupart des Français ignorent le rĂŽle central de l’AFP, tandis qu’on leur parle sans arrĂȘt de la multiplication des mĂ©dias et de l’information. Or si l’AFP ne remplit pas ses missions de service public, et les trahit, alors 80% de l’information fraĂźche en France s’en trouve biaisĂ©e. »

Jean-Yves Le Gallou, dans son ouvrage La Tyrannie mĂ©diatique, paru en 2013 – avait dĂ©jĂ  cernĂ© la guerre d’influence Ă  l’oeuvre aujourd’hui en France – guerre qui vise ni plus ni moins Ă  la manipulation des masses. « Les mĂ©dias ne sont pas un contre-pouvoir. Ils ne sont pas davantage le quatriĂšme pouvoir. Ils sont progressivement devenus le premier pouvoir : celui qui s’exerce sur les esprits. Plus inquiĂ©tant, ils semblent mĂȘme prendre le contrĂŽle des autres pouvoirs, intellectuels, politiques et judiciaires. Or journaux, radios, tĂ©lĂ©visions et mĂȘme certains sites d’information en ligne ne sont ni indĂ©pendants, ni libres. Ils subissent la loi d airain publicitaire des banques et des financiers, prisonniers des prĂ©jugĂ©s de ceux qui les font, la caste journalistique. C est l’alliance du grand capital et de la pensĂ©e unique de salle de rĂ©daction qui passent tout au crible de l idĂ©ologie mondialiste : ouverture des frontiĂšres, dĂ©rĂ©gulation Ă©conomique et financiĂšre, rejet des traditions, « antiracisme » et « mariage gay ». Pour rĂ©Ă©duquer, ils conditionnent par la dĂ©sinformation, la Novlangue, la censure, la diabolisation et le bobard sont leurs instruments, au mĂ©pris de l identitĂ©, de la souverainetĂ©, de la dĂ©mocratie française et des libertĂ©s.».

Pour conclure, on lui reprendra volontiers l’une de ses phrases : «Pour redonner vie Ă  une vĂ©ritable libertĂ© d’expression, il faudra bien chasser les assassins de l information. »

Article paru sur le site Breizh info.

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