LES INFOX SONT À LA MODE. ELLES ONT D’ABORD CONSTITUÉ UNE EXPLICATION DÉCULPABILISANTE POUR CERTAINES ÉLITES DEVANT DES ÉVÈNEMENTS INATTENDUS CONSIDÉRÉS COMME NÉGATIFS : ÉLECTION DE TRUMP, BREXIT, GOUVERNEMENT SALVINI-DI MAIO (LEGA/CINQ ÉTOILES) EN ITALIE. SI DE TELLES HORREURS ONT PU ARRIVER, CE N’EST PAS DE NOTRE FAUTE MAIS CELLE DES VILAINS POPULISTES QUI ONT MENTI (FAKE NEWS) AU PEUPLE, DISENT LES MÉDIAS DE GRAND CHEMIN. C’EST DEVENU ENSUITE UN RAVISSANT PRÉTEXTE POUR TOUTES LES CENSURES : NOUS DEVONS PROTÉGER LE PEUPLE FRAGILE DE CES INFOX EN LES ÉRADIQUANT À LA RACINE. LES SERVITEURS DE L’ANTI-COMPLOT SONT DE LA MÊME EAU.

L’OBSESSION DE LA CONSPIRATION ET SON ENVERS

Il y a deux sortes d’obsĂ©dĂ©s des conspirations, ceux qui en voient partout (les illuminati, les reptiliens, etc) et ceux qui les dĂ©noncent compulsivement, ils se meuvent in fine dans le mĂȘme univers. Parmi les seconds, le site Conspiracy Watch. Nous reprenons une partie de notre article de 2O17, que nous lui avons consacrĂ©.

L’observatoire du conspirationnisme et des thĂ©ories du complot fondĂ© en 2007 par Rudy Reichdstadt constitue – comme le Decodex du Monde – un outil au service de la dĂ©nonciation des idĂ©es opposĂ©es au monde libĂ©ral-libertaire. L’objectif, en dĂ©nonçant le complotisme rĂ©el ou supposĂ©, est de ramener ceux qui prĂȘtent attention aux idĂ©es dĂ©viantes dans le droit chemin de la doxa dominante.

CONSPIRACY WATCH, ORGANE DE LA GAUCHE LIBÉRALE

Rudy Reichstadt, diplĂŽmĂ© de l’institut d’Ă©tudes politiques d’Aix-en-Provence, a Ă©tĂ© chef de bureau des affaires financiĂšres au sein de la sous-direction de l’administration gĂ©nĂ©rale et de l’équipement de la mairie de Paris jusqu’en 2017 – dix ans aprĂšs la fondation de son Observatoire du conspirationnisme donc. En 2013 il affirmait en effet au sujet de Conspiracy Watch : « un site que j’ai fondĂ© en 2007 de ma propre initiative, dont je suis le seul maĂźtre Ă  bord et dont je ne retire aucune rĂ©tribution ». Le Monde écrit en 2017 que « dĂ©sormais rĂ©munĂ©rĂ©, il fonctionne maintenant en tandem avec ValĂ©rie Igounet », une historienne spĂ©cialiste dans la dĂ©nonciation de l’extrĂȘme-droite, qui a fait sa thĂšse de doctorat sur le nĂ©gationnisme en France. Une chercheuse qui s’est vantĂ©e publiquement de voler des documents. Elle est rattachĂ©e Ă  l’Institut d’histoire du temps prĂ©sent (IHTP) qui dĂ©pend du CNRS.

À titre personnel, Rudy Reichstadt est membre de l’Observatoire des radicalitĂ©s politiques de la fondation Jean-JaurĂšs, rĂ©putĂ©e proche du PS, il a aussi Ă©tĂ© invitĂ© Ă  deux reprises – en septembre 2012 et en juin 2013 – aux « sĂ©minaires » de La RĂšgle du jeu de Bernard-Henri Levy.

Il a aussi Ă©crit dans diverses revues de gauche, comme Rue89 ou encore Pro-Choix. Cette revue, fondĂ©e en 1997 par Fiammetta Venner et Caroline Fourest, avait d’abord comme objectif de dĂ©fendre le « choix » de l’avortement. Elle se dĂ©finit maintenant comme « revue d’investigation, de rĂ©flexion et d’analyse au service de la dĂ©fense des libertĂ©s individuelles menacĂ©es par l’essentialisme, le racisme, l’intĂ©grisme et toute idĂ©ologie totalitaire ou anti-choix ». Il a aussi Ă©crit dans le trimestriel du Fonds social juif unifiĂ©, l’Arche..

DÉNONCIATION DU SITE LES CRISES

En aoĂ»t 2016 une premiĂšre passe d’armes oppose Olivier Berruyer (Les Crises) et Rudy Reichstadt lorsque celui-ci s’aperçoit que le premier est invitĂ© Ă  une table ronde lors des journĂ©es d’Ă©tĂ© de « À gauche pour gagner », le courant des frondeurs du PS. Il se lance donc dans une campagne anti-Berruyer sur Twitter, rapidement dĂ©noncĂ©e par ce dernier.

Rudy Reichstadt rĂ©pond sur son site : « Les-Crises.fr occupe une place toute particuliĂšre dans la complosphĂšre car il fait fonction de trait d’union entre des sites ouvertement complotistes et le web non-complotiste. Si Les-Crises.fr Ă©tait un bateau, ce serait un chalutier qui pĂȘche dans les eaux troubles de la complosphĂšre pour faire remonter Ă  la surface des pseudo-analyses Ă  caractĂšre conspirationniste en les mĂ©langeant Ă  toutes sortes d’autres contenus, de maniĂšre Ă  donner le change ».

Conclusion d’Olivier Berruyer au sujet de Conspiracy Watch et de ses mĂ©thodes : « chacun jugera les mĂ©thodes de Rudy Reichstadt : aucune vĂ©rification auprĂšs du site cible avant publication, amalgames “plus que border”
Cela illustre plus gĂ©nĂ©ralement la mĂ©thode qui se dĂ©veloppe actuellement, de gĂ©nĂ©ralisation malhonnĂȘte » qui consiste Ă  « faire passer une petite erreur non substantielle en une preuve de prĂ©tendue “non fiabilitĂ©â€ d’une personne ou d’un site ». CQFD.

Notre article complet : Conspiracy Watch : observatoire objectif du complotisme ou bras armé du gauchisme ?

SITES ANTI-FAKE NEWS

LĂ  aussi il peut y avoir plusieurs attitudes face aux inĂ©vitables erreurs d’information (pĂȘchĂ© vĂ©niel) ou face aux fausses nouvelles, vecteurs de propagande (faute intentionnelle avec volontĂ© de tromper). Il y a dans le journalisme – comme dans toute entreprise humaine – des erreurs non intentionnelles : fautes de frappe, oublis, interversions de textes ou d’images etc. Il y a aussi des professionnels de la chasse Ă  la soi-disant fake news type Decodex du Monde (financĂ© par Google) ou Check News de LibĂ©ration (financĂ© par Facebook, comme c’est bizarre). On peut mentir une fois Ă  tout le monde ou bien tout le temps Ă  une personne mais difficilement mentir tout le temps Ă  tout le monde. Ces rubriqueurs mĂ©langent donc justes corrections (majoritaires) et exercices de propagande (minoritaires mais bien choisis). Justes corrections, non la surface de l’ile de France ne reprĂ©sente pas 22% de la surface de la France mais 2,2% (nous inventons l’exemple), ça ne fait de mal Ă  personne. Propagande pure et simple sur le Pacte de Marrakech, vĂ©ritable rideau de fumĂ©e pour faire accepter moralement et politiquement un pacte annoncĂ© comme bĂ©nin, un exemple parfait de la fonction du Decodex, outil du monde libĂ©ral-libertaire.

Comme la dĂ©nonciation des fausses nouvelles est Ă  la mode, certains sites marchands s’en servent comme appĂąts. Un site qui vend des produits naturels comme santĂ© innovation a ouvert une rubrique « fake news » pour attirer le chaland.

Entreprise plus sĂ©rieuse, un nouveau site lancĂ© Ă  l’automne 2019, se veut selon ses promoteurs «  un contre-pouvoir mĂ©diatique aux grands mĂ©dias, qui dĂ©montre chaque jour que les Fake news ne viennent pas que d’internet (loin de lĂ ), et qui rĂ©pertorie les fakes news identifiĂ©es (par nous ou par d’autres) selon les mĂ©dias, les journalistes, et certains thĂšmes ».

Une noble ambition avec beaucoup d’informations, hĂ©las non hiĂ©rarchisĂ©es. Une approximation (dire Europe gĂ©ographique au lieu d’Union EuropĂ©enne par exemple) est incontestablement une erreur ce n’est pas une fake news. Que la grande presse ait annoncĂ© que les 39 morts retrouvĂ©s dans un camion en Grande-Bretagne Ă©taient chinois alors qu’ils sont sans doute vietnamiens n’est pas une fausse nouvelle, c’est une information Ă  un moment T et on peut douter que les cadavres manifestement asiatiques fussent porteurs de leur passeport. A trop vouloir prouver on ne prouve plus grand-chose, mais le site est tout rĂ©cent et ce dĂ©faut sera peut-ĂȘtre corrigĂ© par la suite.

Article publiĂ© sur le site de l’OJIM.

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