Entretien avec Bernard Plouvier, auteur de Le FĂŒhrer en guerre : 1939-1945 (Le FĂŒhrer et son image – volume II), Ă©ditions DĂ©terna

Propos recueillis par Fabrice Dutilleul.

 

Bernard Plouvier.

Bernard Plouvier.

Ne croyez-vous pas que tout a Ă©tĂ© dit, Ă©crit, voire rabĂąchĂ© sur Hitler le fauteur de guerre, le mauvais stratĂšge et le tueur de Juifs ? À quoi bon un nouveau livre sur un sujet aussi rebattu.

Pour d’excellentes raisons ! Les auteurs conventionnels, conformistes par carriĂ©risme, par idĂ©ologie ou par appartenance Ă  telle ou telle communautĂ©, usent et abusent de poncifs et dĂ©forment Ă©normĂ©ment les faits. Comme pour NĂ©ron ou Attila, l’historiographie consacrĂ©e au personnage d’Adolf Hitler est trop souvent navrante de manichĂ©isme et de puĂ©rilitĂ©.

La guerre pour Dantzig fut pourtant bien voulue par Hitler


Il est faux d’affirmer qu’Adolf Hitler fut l’unique responsable de l’entrĂ©e en guerre au mois de septembre 1939. S’il est une guerre que le FĂŒhrer du Reich voulait Ă©viter, c’est bien celle contre les Polonais ou contre les Français qui n’avaient aucun intĂ©rĂȘt Ă  dĂ©clarer la guerre au IIIe Reich. A contrario, le monde des affaires de Grande-Bretagne et des USA, oĂč s’agitait le foudre de guerre Franklin Delano Roosevelt, au projet planĂ©taire fort prĂ©cis, enfin les dirigeants des associations juives des USA et d’Occident Ă©taient furieusement bellicistes.

Le stratÚge Hitler a pourtant été fort critiqué

On aimerait savoir quel stratĂšge, du Grand Alexandre et d’Hannibal Ă  NapolĂ©on Ier, ne l’a pas Ă©tĂ©. On tente de dĂ©montrer, dans ce livre, qu’Adolf Hitler, s’il a commis des fautes – qui n’en a pas commises durant cette guerre ? – n’a nullement Ă©tĂ© le stratĂšge lamentable, brimant ses merveilleux et gĂ©niaux marĂ©chaux et gĂ©nĂ©raux, soit le discours usuel sur la question.

Quelle est l’originalitĂ© de ce livre ?

Photographies et texte ont pour but de montrer qu’il y eut, non pas une guerre se poursuivant de façon linĂ©aire de 1939 Ă  1945, mais trois guerres diffĂ©rentes. Et comme notre monde actuel rĂ©sulte des consĂ©quences de la troisiĂšme, il n’est pas dĂ©pourvu d’intĂ©rĂȘt d’étudier les faits rĂ©els et non pas seulement lĂ©gendaires de cette pĂ©riode.

En septembre 1939, dĂ©bute une guerre, fort traditionnelle, de reprise de territoires peuplĂ©s majoritairement de germanophones et dont l’Allemagne avait Ă©tĂ© amputĂ©e par le trĂšs stupide et passablement ignoble TraitĂ© de Versailles. Dans cette guerre, le plus puissant collaborateur du FĂŒhrer est Joseph Dougashvili, dit « Staline », aussi raciste que son associĂ©.

En juin 1941, dĂ©bute une seconde guerre, certes de nature idĂ©ologique, mais aussi par conflit d’impĂ©rialismes entre le Reich manquant d’espace et le bolchevisme conquĂ©rant. Dans cette guerre, les ultracapitalistes de Grande-Bretagne et des USA soutiennent massivement le marxiste judĂ©ophobe stalinien, pour anĂ©antir le IIIe Reich populiste, Ă©galement judĂ©ophobe.

L’entrĂ©e en lice des USA, au mois de dĂ©cembre 1941, va permettre Ă  FDR et Ă  ses successeurs, qui seront, eux, au service des multinationales et de la finance cosmopolite d’imposer Ă  l’Occident, une fois effondrĂ©es les sanglantes dictatures marxistes, cette Ă©conomie globale qui ruine l’industrie europĂ©enne, le brassage de races, excellent agent de nivellement des Nations les plus Ă©voluĂ©es, l’unification de la prise des grandes dĂ©cisions politiques et la mondialisation de la vie sous-culturelle, source d’ineffable ravissement pour les Nations europĂ©ennes, autrefois sources de culture.

L’échec de la TroisiĂšme Voie populiste amena la fin du rĂŽle civilisateur de l’Europe. AprĂšs l’élimination de la folie furieuse marxiste, ne resta que l’« exaltante vision capitaliste et cosmopolite » qui domine notre monde.

La vision de l’historiographie consensuelle – universitaire, communautaire et mondaine – peut et doit ĂȘtre remise en question. On a tentĂ© de le faire grĂące aux commentaires de clichĂ©s pris Ă  l’époque oĂč l’Europe s’effondra, aprĂšs avoir offert au monde une ultime, mais extraordinaire, leçon d’art guerrier.

Toute guerre gĂ©nĂšre des crimes. Toute idĂ©ologie, surtout lorsqu’elle est fondĂ©e sur le racisme – et celui d’Adolf Hitler, s’il eut des consĂ©quences dantesques, ne fut pas original, loin de lĂ  – ou sur la prĂ©tention de rĂ©Ă©duquer l’ĂȘtre humain, est riche de meurtres de masse : le nazisme et le communisme, mais aussi toutes les religions en furent d’excellents exemples.

Pour tenter d’éviter – si cela est possible, car la nature humaine est telle qu’elle prĂ©fĂšre l’irrationalitĂ© Ă  la pure logique – la reproduction d’une Ă©poque de crimes et de dĂ©vastations d’ampleur monstrueuse, il est utile de bien connaĂźtre la plus terrible Ă©poque de l’humanitĂ©, celle des annĂ©es 1939-1945.

Le FĂŒhrer et son image (1889-1939) – volume 1 – de Bernard Plouvier, Ă©ditions DĂ©terna, collection « Documents pour l’Histoire », 342 pages, 35 euros (Pour commander ce livre, cliquez ici).

Le FĂŒhrer et son image (1889-1939), Ă©ditions DĂ©terna.

Le FĂŒhrer et son image (1889-1939), Ă©ditions DĂ©terna.

Le FĂŒhrer en guerre (1939-1945) – Le FĂŒhrer et son image  volume 2 – de Bernard Plouvier, Ă©ditions DĂ©terna, collection « Documents pour l’Histoire », 342 pages, 37 euros (Pour commander ce livre, cliquez ici).

Le FĂŒhrer en guerre (1939-1945), Ă©ditions DĂ©terna.

Le FĂŒhrer en guerre (1939-1945), Ă©ditions DĂ©terna.

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A propos de l'auteur

Bernard Plouvier

Ancien chef de service hospitalier, spĂ©cialisĂ© en MĂ©de­cine interne.Il est auteur de nombreux livres historiques (L’énigme Roosevelt, faux naĂŻf et vrai machiavel ; La tĂ©nĂ©breuse affaire Dreyfus ; Hitler, une biographie mĂ©dicale et politique ; Dictionnaire de la RĂ©volution française,
) et d'essais (RĂ©flexions sur le Pouvoir. De Nietzsche Ă  la Mondialisation ; Le XXIe siĂšcle ou la tentation cosmopolite ; Le devoir d’insurrection,
). Il a Ă©tĂ© Ă©lu membre de l’AcadĂ©mie des Sciences de New York en mai 1980.

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