Lorsque le 24 juillet 1974, Constantin Caramanlis atterrissait Ă  AthĂšnes en provenance de Paris, dans l’avion qui lui avait Ă©tĂ© prĂȘtĂ© par la PrĂ©sidence de la RĂ©publique française, peu de gens pouvaient prĂ©voir l’ampleur des catastrophes que ce retour des politiciens mis hors jeu par le coup d’État des colonels du 21 avril 1967, rĂ©servait Ă  la GrĂšce.

Evzone gardant la tombe du soldat inconnu Ă  AthĂšnes, vĂȘtu de l'uniforme complet.

Evzone gardant la tombe du soldat inconnu Ă  AthĂšnes, vĂȘtu de l’uniforme complet.

La PrĂ©sidence du colonel devenu prĂ©sident de la RĂ©publique, Georges PapadĂłpoulos a Ă©tĂ© renversĂ©e et c’est au nouveau prĂ©sident de la RĂ©publique, le gĂ©nĂ©ral Gizikis, qu’a prĂȘtĂ© serment, comme prĂ©sident de la RĂ©publique, Constantin Caramanlis. La DĂ©mocratie retournait en GrĂšce sur le corps blessĂ© de Chypre, envahie par les Turcs, quatre jours auparavant, le 20 juillet 1974.

En observant la succession des Ă©vĂ©nements, il devient Ă©vident qu’il a crĂ©Ă© une tragĂ©die nationale, a soutenu une mutilation nationale et a sacrifiĂ© Chypre, pour que Caramanlis vienne et Ă©tablisse le rĂ©gime de la « MĂ©tapoliteusis » (Meta rĂ©gime) en GrĂšce.

Voici un échantillon de ce qui allait advenir :

– une deuxiĂšme invasion turque, le « Attila II », le 14 aoĂ»t 1974, sous le rĂ©gime Caramanlis. Alors qu’avec « Attila I », la Turquie n’avait conquis que seulement 7 % de l’üle grĂące Ă  la forte rĂ©sistance des militaires Grecs et Grec-Chypriotes, avec « Attila II », elle a occupĂ©, consolidĂ© et dĂ©tient toujours 36,2 % de cette Ăźle, devenue la pseudo-rĂ©publique de Chypre du Nord


Les premiĂšres annĂ©es de domination de la « Nouvelle DĂ©mocratie », le parti de Caramanlis, ont apportĂ© l’occupation turque de Chypre, la dĂ©valorisation de la langue grecque, la dissolution de l’éducation avec les rĂ©formes du Premier ministre Georgios Rallis, la lĂ©galisation de l’avortement grĂące au ministre de la Nouvelle DĂ©mocratie, Virginie Tsouderou
 et la lĂ©gitimation et la canonisation du Parti Communiste de GrĂšce qui a versĂ© tant de sang grec pendant l’insurrection de 1945 (les communistes ayant Ă©tĂ© vaincus par les armes grĂące aux sacrifices de milliers de victimes, d’innocents patriotes, hommes, femmes et enfants).

La deuxiĂšme phase de la Metapoliteusis, avec la montĂ©e en puissance du PASOK d’Andreas Papandreou, le 18 octobre 1981, a donnĂ© des coups cruciaux Ă  la sociĂ©tĂ© grecque. La pĂ©riode de gouvernance PASOK est synonyme de fraude, de ruse, de la mentalitĂ© du « mangeons et buvons, car demain on va mourir ». La promiscuitĂ© sexuelle, la production de produits de sous-culture, la dissolution des rĂŽles familiaux traditionnels sont quelques-unes des rĂ©alisations de la RĂ©publique du PASOK.

La troisiĂšme pĂ©riode a fait tomber les masques de la RĂ©publique
 Quand, en 1989, la « droite » de la Nouvelle DĂ©mocratie a formĂ© un gouvernement de coalition avec le Parti communiste au rĂŽle insidieux et destructeur pour la GrĂšce, la politique et la sociĂ©tĂ©.

Le « Total Recall » du PASOK avec le gouvernement de Constantinos Simitis (1996-2004) porta des nouveaux coups Ă  l’économie et Ă  la sociĂ©tĂ© de la GrĂšce, ainsi qu’une nouvelle tragĂ©die nationale : il a imposĂ© l’euro, sans consulter le peuple, comme dans d’autres pays europĂ©ens, comme cela aurait dĂ» se faire sur une question aussi importante. L’euro, introduit grĂące Ă  des informations falsifiĂ©es donnĂ©es aux autoritĂ©s europĂ©ennes pour que la GrĂšce soit acceptĂ©e, a dĂ©truit les petites et moyennes entreprises grecques


La gouvernance de Costa Caramanlis (2004-2009), neveu de Constantin, a augmenté la dette du pays, augmentation dans laquelle les débordements des Jeux Olympiques ont joué un rÎle important.

La Meta-RĂ©publique de 1974 a connu son apogĂ©e avec le rĂšgne de George Papandreou, fils d’Andreas. C’est lui qui a invitĂ© en GrĂšce le Fonds MonĂ©taire International, mettant le pays sous le joug des usuriers ; dix ans plus tard, le pays continue de souffrir et si les conditions politiques ne changent pas, ce sera jusqu’en 2060.

Le deuxiĂšme gouvernement de l’ùre des Memoranda, le programme d’austĂ©ritĂ© imposĂ© Ă  la GrĂšce pour lui enlever toute richesse naturelle et tout fonds, celle du banquier Papademos avec la participation du LAOS de Georges Karatzaferis (ancien dĂ©putĂ© de la Nouvelle DĂ©mocratie), consomma la vente du pays aux prĂȘteurs des partis de l’aprĂšs- dictature, rĂ©alisĂ©e avec la bĂ©nĂ©diction de la Nouvelle DĂ©mocratie.

Le gouvernement Samaras (2012-2015), est caractĂ©risĂ© par le respect servile des diktats cosmopolites : la persĂ©cution du style cinĂ©ma hollywoodien de ses opposants politiques, les nationalistes ; l’emprisonnement inconstitutionnel et illĂ©gal du chef et des membres de l’Aube DorĂ©e ; l’assassinat de deux jeunes membres du parti Aube DorĂ©e, le 1er novembre 2013, devant le local du parti Ă  NĂ©o Iraklion, au nord d’AthĂšnes ; les scandales SIEMENS et NOVARTIS qui ne sont toujours pas rĂ©solus


La gouvernance courante d’Alexis Tsipras de Syriza et de Panos Kammenos de l’extrĂȘme droite, a dĂ©jĂ  marquĂ© le pays par l’imposition de deux nouveaux Memoranda, des mesures d’austĂ©ritĂ© – avec entre autres, la baisse des salaires et des retraites et l’augmentation des impĂŽts – qui dĂ©truisent toute l’activitĂ© Ă©conomique en GrĂšce, devenue un pays Ă  vendre ; l’abolition de la dĂ©mocratie avec le mĂ©pris du rĂ©sultat du rĂ©fĂ©rendum de juillet 2015, un NON de 63 % contre la politique de l’UE, dont Tsipras et son gouvernement ont fait un OUI Ă  tout ; la concession du nom de la MacĂ©doine Ă  Skopje, le protectorat amĂ©ricain ; la soumission politique aux lobbies ; l’annonce de nouvelles concessions sans prĂ©cĂ©dent aux Turcs et aux Albanais, Ă  Thrace et en Épire oĂč Tsipras comme le commissaire Khan ont annoncĂ© des changements de frontiĂšres.

Aucun des gouvernements de la rĂ©publique post-1974 ne peut et n’a droit de dire qu’il a produit une Ɠuvre nationale. La RĂ©publique de 1974, Ă©tablie sur la trahison de Chypre, se termine avec la trahison de la MacĂ©doine.

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