Chacun sait avec quelle vigueur nos politiciens nationaux et locaux font respecter la Loi de 1905, instituant la sĂ©paration entre les religions et l’État. Officiellement, le port du voile islamique est interdit dans les Ă©tablissements publics, scolaires et universitaires, hospitaliers et administratifs
 il faut n’avoir pas frĂ©quentĂ© rĂ©cemment ces Ă©tablissements pour croire encore en l’application de la loi.

Toutefois, cette loi existe et jusqu’à son abolition, chacun est censĂ©, non seulement ne pas l’ignorer, mais Ă©galement l’appliquer.

Or, pour des raisons de (re)conquĂȘte du marchĂ© iranien (ni trĂšs riche, ni trĂšs important) les dirigeants de la sociĂ©tĂ© Air France, dont l’État dĂ©tient encore 15 % du capital, ont tentĂ© d’obliger leurs hĂŽtesses Ă  porter le voile islamique, d’abord lors des vols vers l’Iran ou en provenance, avec l’arriĂšre-pensĂ©e de l’exiger pour les trajets vers les autres États mĂ©diĂ©vaux, oĂč la femme est l’humble servante de son nabab d’époux, dans son harem oĂč il peut concentrer quatre femmes, en plus des esclaves dans les pays oĂč persiste (discrĂštement) cette pratique, esclaves dont le despote peut user Ă  sa convenance
 lisez le coran !

Dans ces conditions, pourquoi n’habillerait-on pas nos hĂŽtesses europĂ©ennes d’un sari pour les lignes destinĂ©es Ă  l’Inde ou ne les dĂ©guiserait-on pas en geishas (avec ou sans les attributs de ces « hĂŽtesses » d’un genre trĂšs spĂ©cial) ? OĂč s’arrĂȘtera-t-on dans la prostitution commerciale ? C’est la seule question Ă  poser, lorsqu’on se trouve confrontĂ© Ă  une telle crĂ©tinerie.

L’Europe fut exportatrice de civilisation. Il serait sot de l’oublier. Si les chefs d’État musulmans parlent haut et fort, c’est parce que des EuropĂ©ens et des Nord-AmĂ©ricains d’origine europĂ©enne ont dĂ©couvert des champs pĂ©trolifĂšres dans des pays oĂč ils stagnaient depuis des millions d’annĂ©es et oĂč ils auraient pu le faire longtemps encore sans la technologie occidentale.

L’islam n’est fort que des pĂ©trodollars de ses Ă©mirs, mollahs et roitelets, qui utilisent une dĂ©mographie de primitifs pour envahir l’Occident et y porter une guerre de races et de religions.

Nous autres, EuropĂ©ens, n’avons pas Ă  leur faciliter la tĂąche. Bien au contraire ! La trĂšs ignoble proposition d’un ou d’une carriĂ©riste d’Air France doit servir de sujet de rĂ©flexions. L’occident est malade des excĂšs de zĂšle d’agents collaborateurs des nouveaux envahisseurs.

PlutĂŽt que de hurler contre un « pĂ©ril fasciste » inexistant ou pour le maintien d’une sous-activitĂ© de certaines catĂ©gories de travailleurs français, liĂ©e Ă  quelques lois du travail obsolĂštes, il devient urgent de comprendre quel est le vrai pĂ©ril et qui sont nos pires ennemis.

A propos de l'auteur

Bernard Plouvier

Ancien chef de service hospitalier, spĂ©cialisĂ© en MĂ©de­cine interne.Il est auteur de nombreux livres historiques (L’énigme Roosevelt, faux naĂŻf et vrai machiavel ; La tĂ©nĂ©breuse affaire Dreyfus ; Hitler, une biographie mĂ©dicale et politique ; Dictionnaire de la RĂ©volution française,
) et d'essais (RĂ©flexions sur le Pouvoir. De Nietzsche Ă  la Mondialisation ; Le XXIe siĂšcle ou la tentation cosmopolite ; Le devoir d’insurrection,
). Il a Ă©tĂ© Ă©lu membre de l’AcadĂ©mie des Sciences de New York en mai 1980.

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