Le mois de mars qui s’achĂšve a Ă©tĂ© marquĂ©, mĂ©diatiquement parlant, par le tsunami d’indignation dĂ©clenchĂ© par les troupes syriennes attaquant le rĂ©duit islamiste de la Goutha.

Hommage combattants AFN 1952-1962

Et la grande presse de dĂ©noncer les turpitudes du monstrueux Bachar El Assad et de ses sĂ©ides, Ă©crasant par les feux du ciel et de la terre une population civile dĂ©sarmĂ©e, devenue de fait le bouclier humain des forces de libĂ©ration de la Syrie asservie. On pourrait gloser des heures durant sur ces Ă©vĂ©nements douloureux. Mais lĂ  n’est pas notre propos. Encore que


23 mars 1962 – À la suite d’un accrochage meurtrier entre un commando de l’OAS et un vĂ©hicule de militaires français, les Forces de l’Ordre investissent le quartier algĂ©rois de Bab el Oued avant d’en interdire l’accĂšs par un bouclage hermĂ©tique. La population civile est de ce fait dans l’impossibilitĂ© d’en sortir. Son approvisionnement est suspendu.

Des explosions de grenades et des fusillades interviennent, opposant des commandos de l’OAS aux forces de l’ordre qui bientĂŽt utilisent les canons de 37 et les mitrailleuses lourdes de leurs vĂ©hicules pour tirer sur les balcons et les fenĂȘtres des immeubles. Des avions T6 et des hĂ©licoptĂšres survolent le quartier, avant d’en mitrailler les terrasses. Vers 20 heures les derniers commandos organisĂ©s de l’OAS dĂ©crochent et quittent le quartier.

Hormis quelques dĂ©tonations isolĂ©es, on peut alors considĂ©rer que celle qu’on appellera plus tard la bataille de Bab el Oued, est pratiquement terminĂ©e. Les accrochages on fait une vingtaine de morts du cĂŽtĂ© des forces de l’ordre et des dizaines dans la population civile. Le bilan concernant les pertes de l’OAS n’est pas connu.

Nous ne nous Ă©tendrons pas sur la nature et la genĂšse de ces combats. Nous nous en tiendrons simplement Ă  ses consĂ©quences qu’aujourd’hui nos grands reporters qualifieraient d’humanitaires.

Le 24 mars les Gendarmes Mobiles entreprennent la répression contre une population abasourdie, littéralement sidérée. Ils investissent les immeubles, fouillent et vandalisent les appartements (7 148 selon les rapports de gendarmerie). Ils molestent leurs occupants quel que soit leur ùge ou leur sexe.

Le bilan de l’opĂ©ration Ă©tabli par les forces de l’ordre suffit Ă  mesurer le fossĂ© existant entre les moyens qu’elles ont mis en Ɠuvre et la puissance de feu « redoutable » de la rĂ©sistance du quartier investi : sont saisis 43 armes de guerre et 3 kg d’explosifs sans compter des fusils de chasse qui, en la circonstance, n’ont pas mĂȘme Ă©tĂ© utilisĂ©s.

Les tĂ©moignages de l’inhumanitĂ© des forces de l’ordre sont multiples. Retenons simplement celui de Nicolas Loffredo, Maire de Bab El Oued, intervenu auprĂšs d’un officier de gendarmerie pour tenter de rĂ©soudre quelques problĂšmes d’une urgence incontestable.

Concernant le sort de bĂ©bĂ©s en cours d’asphyxie du fait des gaz des grenades utilisĂ©es Ă  profusion pour dĂ©busquer les insurgĂ©s, il lui est rĂ©pondu : « Tant mieux ! Plus il en crĂšvera, mieux ça vaudra ! Il y en aura moins pour nous tirer dessus ! Et concernant l’évacuation des morts : « Vos cadavres, mangez-les ! ». »

C’est pour protester contre ce bouclage inhumain et la violence disproportionnĂ©e d’une opĂ©ration de maintien de l’ordre que va s’organiser une manifestation, le 26 mars suivant. Nous connaissons malheureusement la suite : le massacre, rue d’Isly et devant la Grande Poste d’Alger, de populations civiles qui prĂ©tendaient par ailleurs apporter des vivres Ă  leurs concitoyens assiĂ©gĂ©s.

Aujourd’hui une question continue encore de tarauder ceux qu’on appelle « Les Pieds-noirs ». Pourquoi ces Ă©vĂ©nements tragiques ne leur ont-ils pas valu la moindre once de compassion de la part de leurs compatriotes mĂ©tropolitains auxquels il est demandĂ© aujourd’hui de verser des larmes grosses comme des olives sur le malheureux peuple syrien ?

Pourquoi cinquante-cinq ans plus tard, continue-t-on de répandre le gros sel de la repentance éternelle sur leurs plaies mal cicatrisées ?

Il suffit de consulter la presse nationale de l’époque pour en comprendre la vraie raison. Le peuple français abritĂ© frileusement derriĂšre son prĂ©sident ne pouvait qu’adhĂ©rer Ă  son mot d’ordre crucifiant : « La question capitale est de briser par tous les moyens et de rĂ©primer l’insurrection armĂ©e. »

Par tous les moyens ! Et ce bon peuple de veaux, ainsi qualifiĂ© par leur totem gaullien, de murmurer : « Et qu’on nous foute enfin une paix royale ! »

Cinquante-cinq ans plus tard le mĂȘme bon peuple français ne souhaite qu’une chose : qu’on ne trouble pas cette paix royale lĂąchement acquise, en lui occasionnant le moindre des remords. Mais puisqu’on vous le dit ! Comment oser comparer Bachar el Assad le Monstrueux au Grand Charles le Vertueux ? Comment assimiler ces Pieds-noirs, fachos et arrogants, aux malheureux syriens asservis ?

Allez, mes trĂšs chers frĂšres, la messe est dite. Les « RapatriĂ©s » ne reposeront jamais en paix. Par la volontĂ© des CrĂ©on Ă©lysĂ©ens, il sera interdit aux Antigone de l’AlgĂ©rie française d’inhumer dignement la dĂ©pouille de leur petite mĂšre patrie. Ainsi soit-il !

Ainsi soit-il ? À moins que
 L’ironie de notre histoire nationale, toujours primesautiĂšre, n’est pas une lĂ©gende. Ne ressentez-vous pas dĂ©jĂ  comme une forte odeur d’islamisme qui, ayant franchi la MĂ©diterranĂ©e, commence Ă  indisposer sĂ©rieusement ceux qui furent leurs compatriotes mĂ©tropolitains. Et ceux-ci, n’en seraient-ils dĂ©jĂ  Ă  expier par oĂč ils ont pĂ©ché ?

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